Commentaires sur l'Appel de Dieu.

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  noway le Ven 25 Déc 2009 - 20:23

Je pense que je ne vais finalement pas me plaire ici si tous les textes ont un niveau pareil...Que me restera-t-il à critiquer?

Sincèrement et sans langue de bois (je suis d'avantage réputé pour ma langue de vipère) j'ai adoré cet écrit. La plume est terriblement bien maîtrisée (j'aurais tendance à dire: pour un jeune de ton âge Embarassed ). On sent de la maturité dans la forme, de la réflexion jusque dans la plus petite phrase.

Le début se lit comme on regarderait une toile. Tous nous est habilement dépeint avec poésie et légèreté, pour un peu on aurait l'impression d'y être. L'intrigue monte crescendo avec les réflexions de la petite fille sur la morosité inhabituelle des parents, la venue de l'oncle,... A ce stade, tu nous emballe tellement bien l'ensemble sur fond de rancœur divine obscur que l'on ne peut se douter de la suite.

Je perds le nord quand le papa file, suivi par l'oncle. Honnêtement, tu atteins là l'apogée de ton intrigue car je ne comprend plus rien à rien, les quelques pistes confuses que j'avais plus ou moins élaborées s'effritent devant ce comportement abscons.

Sincèrement, quand la petite fille est hélée par le policier et que tu nous dépeins les foules d'hommes assiégeant les rues, j'ai même pensé à une espèce de furia. C'est dire si je pédalais.

Évidement lorsque tu site la Prusse et la réponse française, tout prend son sens. Et c'est là que j'applaudis l'artiste. Tu nous offre la clef d'une énigme que personne (à moins d'être un grand mythomane) n'a pu résoudre jusque là (où courent-ils?) avec toute l'assurance que c'est bel et bien toi le maître de cérémonie et que c'est là, à ton bon vouloir, que l'intrigue doit se dénouer. C'est remarquable et rarement des nouvelles parviennent à conserver le doute et l'ambiguïté aussi longtemps.

Bref, tant le fond que la forme dénote une grande maîtrise de la plume et des mots et j'ai littéralement adoré.


Pfffff, pas une ligne de reproche, je me fane moi ici

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Ven 25 Déc 2009 - 23:23

C'est dans ces moments là que je ne sais pas quoi répondre Embarassed.

Pourtant, il y a encore la petite maladresse des chevaux qui parlent, soulignée par azul, et à laquelle je n'ai toujours pas remédié. Je deviens feignasse en vacances u_u".

En tout cas merci beaucoup. Je ne vois pas quoi dire d'autres en fait ^^.
J'ai toujours peur que certains s'en aperçoivent lorsque les cloches sonnent au loin...
Mais bon, si tu as été surpris, je suis content: c'est le but recherché.

Je m'étais fixé pour objectif de faire tenir le lecteur dans le brouillard au moins jusqu'à ce que la maman se mette à pleurer dans ses mains.
Certains m'ont dit qu'ils ont commencé à avoir la puce à l'oreille à ce moment là.
Tu me rassures ^^.

Merci (encore ^^).

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  nico4g le Mar 9 Fév 2010 - 1:47

16 heures.
Le temps se fige. Mystérieusement, le souffle du vent se dissipe et la chaleur écrasante du soleil tombe sur mon dos. Le bruissement des feuilles des châtaigniers bordant la propriété de notre demeure familiale un peu long, bordant notre propriété est suffisant s’estompe ; le chant des oiseaux aussi,un chant s'estompe ? au même instant, comme si la vie s’enfuyait tout à coup de notre jardin. Même les lourds nuages chargés de colère interrompent leur folle course dans le ciel et s’apprêtent à retarder leur profond grondement. Je cligne des yeux ; ce brutal silencej'avais déjà remarque que tu inversais "l'ordre naturel" pour les adjectifs annonce la mort.

Je laisse dans l’herbe sèche ma vieille poupée de cire et rejoins les miens qui se sont réfugiés sous le gros platane pour échapper à l’étouffante chaleur d’été. Il y a mon oncle de Paris, venu rendre visite à sa sœur la première semaine d’août. Depuis son arrivée la veille, mes parents ne sont plus aussi heureux qu’avant comme s’il avait emmené dans ses bagages une portionun lot de malheur. Je le vois bien, papa et maman sont tellement soucieux à présent qu’ils en oublient comment sourire. Si leurs lèvres s’élargissent mécaniquement, leurs yeux ne partagent pas l’allégresse de l’instant. Et puis, plus rien en eux ne donne envie de rire. Toutes les choses de la maison sont devenues tristes et ternes. J’ai même parfois l’impression que j’ai fait quelque chose de mal. Ce matin, lorsque ma joie s’est échappée de ma bouche alors que je jouais dans le salon avant le déjeuner, ma mère m’a vigoureusement reproché mon attitude. J’ai pleuré ; était-ce donc cela qui dérangeait tant leur bonheur ? Mon humeur la blessait et cette douleur dessinait des rides sur sa figure, si enthousiaste à l’accoutumée. Je ne recommencerai plus, je me le suis promis. Pourtant, jamais elle ne m’avait fâchée parce que j’étais euphorique rien qu’un petit moment. Tandis que je cherchais la réponse dans son regard qui s’était posé sur moi, là encore il ne semblait pas me voir, comme s’il discernait une chose que j’étais incapable de percevoir et surtout de concevoir.Elle a quel âge, la fille ? Son côté naïf tranche avec son langage soutenu

Immobiles, tous les trois sont assis autour d’une table en fer forgé blanc. Ils ne se parlent pas. Mon père est habillé comme un jour de fête mais rien dans son expression ne laisse transparaître sa gaieté. Il tient une tasse de thé entre ses doigts mais n’en a pas encore bu une seule goutte. Ma mère quant à elle est vêtue d’une simple robe blanche d’été et a coiffé ses cheveux en chignon ; elle le fait souvent lorsqu’elle n’a pas le temps de les brosser et de prendre soin d’eux. Ils ne s’aperçoivent pas que je les observe. Seul mon oncle tourne la tête de mon côté et me fait signe de me taire. Je ne comprends toujours pas. Je lui en veux. Après tout, c’est de sa faute s’ils sont dans cet état là. Pourquoi n’est-il pas resté chez lui avec son malheur ? Néanmoins, je n’ose pas le lui dire, je n’ose d’ailleurs prononcer aucune parole : l’étrange mutisme qui s’est emparé de mes parents m’envahit à mon tour.

Un souffle d’air caresse amoureusement ma peau dorée. Mon cœur se réjouit : ce silence oppressant sera balayé et la vie reprendra la quiétude des jours passés. Les branchages des arbres s’animent et reprennent leur danse tranquille. Mes cheveux soulevés par un léger souffle s’envolent et retombent autour de ma nuque comme un bref instant de plaisir. Soudain, mon oreille se dresse. Ce n’est pas le chant des oiseaux que j’entends au loin mais celui d’une incantation beaucoup plus gutturale, des profondeurs des cieux. Je lève les yeux et examine les nuages qui s’assombrissent davantage. Maman me parle souvent de Dieu, cet être supérieur qui punit ceux qui n’ont pas été sages. Je frémis. Aurait-il compris, lui, ma faute commise et viendrait-il à moi pour se venger de mon comportement ? Le bruit se fait de plus en plus fort et je tremble de tous mes membres lorsque je le reconnais : c’est celui qui retentit les dimanches matins alors que nous nous rendons à la messe dans la maison du Seigneur pour le vénérer. Dieu n’est pas content et mes parents le savent, voilà pourquoi ils sont si affligés.

J’avale ma salive et m’avance vers eux, prête à formuler des excuses dignes d’une telle circonstance. Les cloches de ma condamnation sonnent au loin et déchirent la sérénité de notre jardin ; il ne me reste plus beaucoup de temps, je le sais. Mais avant que ne s’entrouvre ma bouche sèche, mon père échappe soudain laisse soudain échappersa tasse de thé, le liquide se répandant sur les gravillons roses. Il bondit sur ses pieds et jette un regard de défi à mon oncle qui, envahi par la même soudaine folie, se redresse et renverse sa chaise. Seule ma mère reste assise et les observe, désappointée. Papa saisit son couvre-chef posé sur la table et court vers l’allée, bordée de châtaigniers. Je ne l’ai jamais vu courir aussi vite, lui pourtant si enclin aux convenances des bonnes familles. C’est un peu comme s’il a réservé toute l’énergie nécessaire à une telle cavalcade durant toute sa vierépétition "toute" et j'aurais mis avais au lieu de a : C'est un peu comme si, depuis sa naissance, il avait réservé son énergie à cette seule cavalcade et qu’il l’utilise maintenant. Mais pour quelles raisons ? Il franchit le portail et se perd dans les rues de la ville, sans un regard en arrière.derrière lui Mon oncle se tourne vers maman qui acquiesce d’un léger mouvement du chef. Et le voilà qui court à son tour. Ont-ils tous peur de Dieu ? Fuient-ils tous son arrivée alors qu’ils ne cessent de la réclamer durant les offices du dimanche ?

Je ne sais plus ce que je dois faire. Je ne suis qu’une petite fille après tout, inconsciente de mes gestes. Ma mère dissimule son visage sous ses mains. Elle pleure ; elle parait avoir peur aussi, mais elle ne bouge pas et attend dignement celui que tant ont l’air de redouter. Je regarde mon oncle qui poursuit les traces de papa. Je secoue la tête et mes pieds s’animent d’eux-mêmes. Emportée par cette folie passagère, je cours aussi, je veux les rejoindre : je veux savoir ! Les cloches sonnent toujours plus fort et la ville ne paraît répétition 'parait' connaître rien d’autre que la vibration de leur sinistre cri.
« Joséphine ! »
Maman ne semble finalement pas fâchée, sa voix n’est pas méchante ; juste chagrinée. On dirait même presque qu’elle a besoin de ma présence comme si j’allais l’apaiser de ses maux. Ne suis-je cependant pas la source de ce malheur ? Je me refuse à l’écouter. Je m’éloigne d’elle, m’assurant ainsi que Dieu ne lui fera pas de mal non plus. Mes jambes sont certes petites pour le pour ne colle pas : vu mon jeune âge plutôt mon jeune âge, mais elles me transportent plus vite que je ne l’aurais cru. J’arrive enfin au portail et m’arrête brutalement. La vision qui s’offre à moi bof, expression banale, cliché m’effraie. D’autres hommes se déversent dans les rues. Où courent-ils ? Je ne sais toujours pas. Des chevaux montés par des agents de police sillonnent la chaussée et hèlent les passants qui courent plus vite encore. L’un d’eux me voit et s’approche :
« Retourne chez toi, petite fille. Ce n’est pas pour toi. »
Et il repart au galop à travers la foule qui grandit chaque seconde. Je doute alors : si ce n’est pas pour moi, contre qui Dieu est-il si mécontent ? D’autres étalons se joignent à cette démence, : pas très heureuses cette personnalisation : D'autres étalons courent à brides abattues mais ce sont cette fois de farouches soldats dans leurs uniformes bleus et rouges qui les chevauchentsont hissés sur leurs dos.[/color] Ils paraissent joyeux mais ne m’inspirent que de la peur. Et ils hurlent à qui veut l’entendre :
« La Prusse a répondu au Tsar ! La France répondra à son tour ! »
Des acclamations sauvages accompagnent leurs paroles. Les gens courent à n’en plus finir. Terrifiée, je fais un pas en arrière. Ses hommes ont l’air tous plus méchants et menaçants les uns que les autres ; peut être étaient-ce eux que Dieu venait punir ?
« Joséphine, reviens ma chérie ! »
Maman accourt et les larmes ruissèlent sur ses joues, petites perles échappées du trésor de son âme. Elle me prend dans ses bras et me serre très fort contre sa poitrine. Quoique j’aie pu faire, je sais à présent que ce n’est pas si grave et que je ne serai aucunement grondée. Elle me caresse les cheveux, m’embrasse et étouffe mes oreilles de ses mains pour que je n’entende plus les cloches qui s’entrechoquent au loin. Mon esprit s’apaise et je regarde la farandole d’hommes qui dévalent la rue. Finalement, d’une voix hésitante, je lui demande :
« Maman, où courent-ils tous ? »
Elle saisit un mouchoir blanc et s’essuie le pourtour de ses cils. Elle tente un pâle sourire qui semble ce semble est parasitetoutefois plus sincère que tous ceux qu’elle a pu m’adresser ces dernières heures. Elle me tend sa main ; je la saisis et me laisse entraîner dans le jardin. Nous sommes toutes les deux réunies et je vois qu’elle cherche désespérément ses mots pour m’expliquer une chose qui n’est pas de mon âge. Puis, devant mon insistance croissante, elle me répond de la manière la plus simple mais la plus vraie.
« Ils courent à leur perte, ma chérie. »

C'est bien écrit, l'histoire est plaisante mais 1 quid de la dispute entre l'oncle et le père ? aucun indice suffisant pour se faire une idée de la raison
2 le décalage entre l'âge de la narratrice et son langage soutenu me paraît trop important. Je commencerais cette nouvelle en disant que deux enfants insiste auprès de leur grand mère pour qu'elle leur raconte cette histoire où elle a entendu "l'appel de Dieu". Le langage soutenu et le côté naïf seraient plus légitime.
Bon, comme d'hab', je propose, tu disposes.
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Mar 9 Fév 2010 - 8:29

nico4g a écrit: un peu long, bordant notre propriété est suffisant
Oui sauf que non.
A coup sûr j'aurais mis "propriété" tout court, plusieurs m'auraient souligné (et à juste titre) : mais de quelle propriété s'agit-il ?
Comme nous nous situons au début de l'histoire, la précision semble inévitable, à moins de prendre le risque que le lecteur passe complètement à côté du contexte spatial.

nico4g a écrit:un chant s'estompe ?
Pourquoi un chant n'aurait-il pas le droit de s'arrêter ? Laughing
nico4g a écrit:j'avais déjà remarque que tu inversais "l'ordre naturel" pour les adjectifs
Je dois avoir des origines anglophones peut-être...

nico4g a écrit:une portionun lot de malheur.
Elle a tendance à me séduire a proposition...
J'étais pas fier de ma "portion de malheur".

nico4g a écrit: laisse soudain échappersa tasse de thé
Ouïlle. Pourquoi alourdir et compliquer ainsi les choses ? oO
Le "laisser", il est recommandé par aucun prof de français ^^". (ma maman en première)

nico4g a écrit:répétition "toute" et j'aurais mis avais au lieu de a : C'est un peu comme si, depuis sa naissance, il avait réservé son énergie à cette seule cavalcade
Pourquoi pas oui Smile.

nico4g a écrit:derrière lui
"sans un regard en arrière" est tout de même plus littéraire que un vulgaire "derrière lui", tu ne trouves pas ? oO

Mon oncle se tourne vers maman qui acquiesce d’un léger mouvement du chef. Et le voilà qui court à son tour. Ont-ils tous peur de Dieu ? Fuient-ils tous son arrivée alors qu’ils ne cessent de la réclamer durant les offices du dimanche ?

nico4g a écrit: le pour ne colle pas : vu mon jeune âge plutôt
Beh... le "pour" va très bien aussi.
Même si le "vu" colle.

nico4g a écrit:bof, expression banale, cliché m’effraie.
Mouais... Enfin, après, c'est comme toute tournure, elles sont parfois empruntées. Mais là, j'ai pas tellement l'impression d'un énorme cliché. Si ?
Où ça ? (si c'est un cliché, tu dois avoir plein d'exemples ^^)

nico4g a écrit: pas très heureuses cette personnalisation : D'autres étalons courent à brides abattues
Ah là j'ai tendance à être séduit aussi Smile.

nico4g a écrit:
mais ce sont cette fois de farouches soldats dans leurs uniformes bleus et rouges qui les chevauchentsont hissés sur leurs dos.
Oui mais y'a "chevaux" juste avant. Donc ça donne l'effet du cheval chevauché. Et c'est pas top.

nico4g a écrit:ce semble est parasite
Pourquoi ? oO
Paraître oui, mais sembler, il est d'une meilleure trempe oO.

nico4g a écrit:
C'est bien écrit, l'histoire est plaisante mais 1 quid de la dispute entre l'oncle et le père ? aucun indice suffisant pour se faire une idée de la raison
2 le décalage entre l'âge de la narratrice et son langage soutenu me paraît trop important. Je commencerais cette nouvelle en disant que deux enfants insiste auprès de leur grand mère pour qu'elle leur raconte cette histoire où elle a entendu "l'appel de Dieu". Le langage soutenu et le côté naïf seraient plus légitime.
Bon, comme d'hab', je propose, tu disposes.
Euh... pour le 1, j'ai pas saisi.
Ou alors c'est que tu n'as pas compris l'histoire mais... où as-tu vu une dispute entre eux ? oO
Au début, que tu comprennes pas des masses, c'est un peu voulu, puisque c'est l'effet de chute qui va tout te faire apprendre. Mais il n'y a pas de dispute entre eux : ils attendent juste l'appel à la mobilisation de 1914.

Le décalage entre le langage employé et la narratrice aurait été choquant si c'était une petite fille actuelle qui aurait parlé. De toute évidence, cette histoire se passe en août 1914 et qui plus est, dans une famille bourgeoise, c'est-à-dire, une famille où les petites filles (et les petits garçons, mais surtout les petites filles) étaient éduquées à la bonne convenance dès leur plus jeune âge et était des érudites à dix ans. Par ailleurs, je me suis tout de même renseigné auprès de personnes qualifiées dans ce domaine, et elles m'ont confirmé ce que j'avais lu sur le net. J'ai même eu droit au petit "eh oui, avant c'était une autre époque ; les jeunes étaient instruits."
Donc le langage choque parce que l'image de la petite fille actuelle n'est pas la même de celle du début du XXème. Mais au contraire, sa manière de parler confirme bien l'époque dans laquelle nous nous trouvons et aurait même tendance à mettre la puce à l'oreille concernant toute la trame de la nouvelle.

Faire parler une grand-mère est totalement exclu. Cela nécessiterait de mettre du passé, ce qui enlèverait donc tout l'effet de chute. Il faut vivre cette histoire à l'instant. Serait-ce sincèrement crédible qu'une grand-mère reprenne l'air ingénu d'étant petite, ressente encore toute la naïveté de son petit âge et retraduise tout ça en contant à ses petits enfants sans leur dire qu'elle parle de la guerre ? Ce serait vraiment tiré par les cheveux.

J'ai donc misé sur le côté "innocence" de l'enfance.

Merci de ta lecture. Tu as compris à partir d'où pour la chute ?

Et de toute manière, la nouvelle est envoyée depuis un mois maintenant ^^".

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  nico4g le Mar 9 Fév 2010 - 17:50

J'ai compris quand les cavaliers arrivent. ^^

J'ai pas compris que le père et l'oncle attendaient la mobilisation.

Je vais chercher mes malheurs de Sophie voir si les petites filles étaient si érudites ^^.

J'ai lu les autres commentaires et je tiens à ajouter que certains bourgeois achetaient des titres de noblesse (coucou Azul)
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Mar 9 Fév 2010 - 18:01

Oui mais... les titres de noblesse, on s'en fout pour cette histoire non ? Razz

Les malheurs de Sophie, attention, c'est pas la même époque. Mais déjà à son âge, elle parlait une autre langue que celle des petites filles actuelles.

Mais la différence, c'est que les nouveaux bourgeois, comme tu le dis si bien, avaient l'obsession de "faire mieux" que les têtes de l'ancien régime, c'est-à-dire, montrer qu'ils étaient encore plus riches, plus intelligents et plus puissants. Une sorte de vieux complexe mal entretenu ^.^. D'où leur hystérie à éduquer leur môme comme de vrais hommes de sciences pour qu'ils puissent exceller dans le domaine des affaires ou se marier avec des hommes encore plus puissants que leurs propres familles.

Et sinon... mon histoire est quand même plus simple à comprendre que ton second conte horrible Razz. (puisqu'il y a des personnages, ce n'est pas frustrant ^^).
Les cloches sonnent, les hommes partent se réunir à la ville.

Comme dans la vraie histoire ^.^.
Mais en gros, si tu as compris que c'était la mobilisation de 14, je vois pas comment tu peux pas comprendre que c'étaient bien les hommes valides qui étaient mobilisés.

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  domingo le Ven 18 Juin 2010 - 18:26

Bien, par quoi commencer ?
Inutile de palabrer sur la maitrise de la langue ou sur la progression maitrisé du récit. Contrairement aux commentaires précédents, le niveau de langage de la petite demoiselle ne pas interpellé ; je l'ai trouvé juste. Je n'ai compris qu'à la fin de quoi il s'agissait. Jusqu'au moment où tu parles du Tsar, je pensais que la petite fille était morte et que ses parents étaient sur le point d'aller à son enterrement.
Le point fort du texte c'est l'imminence du mystère. On sent qu'il se passe quelque chose mais tout comme la gamine on ne sait pas exactement quoi. Je ne sais pas si c'est toujours d'actualité mais pour le titre je verrai bien un truc genre Dies Irae ou un titre en lien avec la Sibylle.
En fait ta nouvelle c'est un peu comme les dents de la Mer, un monstre guette prêt à nous dévorer mais on ne le voie quasiment jamais et les seules fois où on le voit c'est l'espace d'un court instant (tout est dans la suggestion et ça j'aime bien !)
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Ven 18 Juin 2010 - 18:35

Non, le titre n'est plus d'actualité.
Au final, il me plaît avec son double sens.

L'"Appel" sous les drapeaux s'est effectué avec tous les tocsins de France. L'analogie avec "l'appel de Dieu" était plutôt tentant.
(et puis avec aujourd'hui c'est d'actualité).

Mais de toute façon, maintenant le concours est terminé et le texte envoyé depuis longtemps.

Je te remercie pour ton commentaire (j'espère que tu as eu le temps de manger hein).
Et heureux que le langage de la petite fille ne t'est pas dérangé Wink.

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  MémoireDuTemps le Jeu 13 Mar 2014 - 11:25

Spoiler:

Pacô a écrit:
16 heures.
Le temps se fige. Mystérieusement, le souffle du vent se dissipe et la chaleur écrasante du soleil tombe sur mon dos. Le bruissement des feuilles des châtaigniers attention au 2 des, mais je ne vois pas quoi proposer d’autre bordant la propriété de notre demeure familiale s’estompe ; le chant des oiseaux aussi, au même instant, comme si la vie s’enfuyait tout à coup de notre jardin. Même les lourds nuages chargés de colère interrompent leur folle course dans le ciel et s’apprêtent à retarder leur profond grondement. Je cligne des yeux ; ce brutal silence annonce la mort.

Je laisse dans l’herbe sèche ma vieille poupée de cire et rejoins les miens qui se sont réfugiés sous le gros platane pour échapper à l’étouffante chaleur d’été. Il y a un peu maladroit mon oncle de Paris, venu rendre visite à sa sœur la première semaine d’août. Depuis son arrivée la veille, mes parents ne sont plus aussi heureux qu’avant, comme s’il avait emmené dans ses bagages une portion de malheur. Je le vois bien, papa et maman sont tellement soucieux à présent qu’ils en oublient comment sourire. Si leurs lèvres s’élargissent mécaniquement, leurs yeux ne partagent pas l’allégresse de l’instant. Et puis, plus rien en eux ne donne envie de rire. Toutes les choses de la maison sont devenues tristes et ternes. J’ai même parfois l’impression que j’ai fait quelque chose de mal. Ce matin, lorsque ma joie s’est échappée de ma bouche ♥♥♥ alors que je jouais dans le salon avant le déjeuner, ma mère m’a vigoureusement reproché mon attitude. J’ai pleuré ; était-ce donc cela qui dérangeait tant son bonheur ? Mon humeur la blessait et cette douleur dessinait des rides sur sa figure, si enthousiaste à l’accoutumée. Je ne recommencerai plus, je me le suis promis. Pourtant, jamais elle ne m’avait fâchée parce que j’étais euphorique rien qu’un petit moment. Tandis que je cherchais la réponse dans son regard qui s’était posé sur moi, là encore il ne semblait pas me voir, comme s’il discernait une chose que j’étais incapable de percevoir et surtout de concevoir. 3 adverbes en "ment" dans ce paragraphe, au moins un de trop

Immobiles, tous les trois sont assis autour d’une table en fer forgé blanc. Ils ne se parlent pas. Mon père est habillé comme un jour de fête mais rien dans son expression ne laisse transparaître sa gaieté. Il tient une tasse de thé entre ses doigts mais n’en a pas encore bu une seule goutte. Ma mère quant à elle est vêtue d’une simple robe blanche d’été et a coiffé ses cheveux en chignon ; elle le fait souvent lorsqu’elle n’a pas le temps de les brosser et de prendre soin d’eux. Ils ne s’aperçoivent pas que je les observe. Seul mon oncle tourne la tête de mon côté et me fait signe de me taire. Je ne comprends toujours pas. Je lui en veux. Après tout, c’est sa faute s’ils sont dans cet état là. Pourquoi n’est-il pas resté chez lui avec son malheur ? Néanmoins, je n’ose pas le lui dire, je n’ose d’ailleurs prononcer aucune parole : l’étrange mutisme qui s’est emparé de mes parents m’envahit à mon tour.

Un souffle d’air caresse amoureusement ma peau dorée. Mon cœur se réjouit : ce silence oppressant sera balayé et la vie reprendra la quiétude des jours passés. Les branchages des arbres s’animent et reprennent leur danse tranquille. Mes cheveux soulevés par une légère bourrasque s’envolent et retombent autour de ma nuque comme un bref instant de plaisir. Soudain, mon oreille se dresse. Ce n’est pas le chant des oiseaux que j’entends au loin mais celui d’une incantation beaucoup plus gutturale, des profondeurs des cieux. Je lève les yeux et examine les nuages qui s’assombrissent davantage. Maman me parle souvent de Dieu, cet être supérieur qui punit ceux qui n’ont pas été sages. Je frémis. Aurait-il compris, lui, ma faute commise et viendrait-il à moi pour se venger de mon comportement ? Le bruit se fait de plus en plus fort et je tremble de tous mes membres lorsque je le reconnais : c’est celui qui retentit les dimanches matins alors que nous nous rendons à la messe dans la maison du Seigneur pour le vénérer. Dieu n’est pas content et mes parents le savent, voilà pourquoi ils sont si affligés.;.

Pacô a écrit:

J’avale ma salive et m’avance vers eux, prête à formuler les excuses dignes d’une telle circonstance. Les cloches de ma condamnation sonnent au loin et déchirent la sérénité de notre jardin ; il ne me reste plus beaucoup de temps, je le sais. Mais avant que ne s’entrouvre ma bouche sèche, mon père lâche soudain sa tasse de thé ; le liquide se répand sur les gravillons roses. Il bondit sur ses pieds et jette un regard de défi à mon oncle qui, envahi par la même soudaine folie, se redresse et renverse sa chaise. Seule ma mère reste assise et les observe, désappointée. Papa saisit son couvre-chef posé sur la table et court vers l’allée bordée de châtaigniers. Je ne l’ai jamais vu courir aussi vite, lui pourtant si enclin aux convenances des bonnes familles. C’est un peu comme s’il un peu maladroit avait réservé toute l’énergie nécessaire à une telle cavalcade durant toute sa vie et qu’il l’utilisait maintenant. Mais  pas indispensable pour quelles raisons ? Il franchit le portail et se perd dans les rues de la ville, sans un regard en arrière hypothèse de narrateur omniscient, ce qui n’est pas le cas de ton texte à la première personne. Mon oncle se tourne vers maman qui acquiesce d’un léger mouvement du chef. Et le voilà qui court à son tour. Ont-ils tous peur de Dieu ? Fuient-ils tous son arrivée alors qu’ils ne cessent de la réclamer durant les offices du dimanche ? Explication un peu courte, simpliste pour expliquer la foi, tu veux exprimer la naïveté de l’enfant ?

Je ne sais plus ce que je dois faire. Je ne suis qu’une petite fille après tout, inconsciente de ses gestes. Ma mère dissimule son visage sous ses mains. Elle pleure ; elle paraît avoir peur aussi, mais elle ne bouge pas et attend dignement celui que tant ont l’air de redouter un peu maladroit. Je regarde mon oncle qui poursuit les traces de papa. Je secoue la tête et mes pieds bougent d’eux-mêmes. Emportée par cette folie passagère, je cours aussi, je veux les rejoindre : je veux savoir ! Les cloches sonnent toujours plus fort et la ville ne paraît connaître rien d’autre que un peu maladroit la vibration de leur sinistre cri.
« Joséphine ! »
Maman ne semble finalement pas fâchée, sa voix n’est pas méchante ; juste chagrinée. On dirait presque qu’elle a besoin de ma présence comme si j’allais l’apaiser de ses maux. Ne suis-je cependant pas la source de ce malheur ? Je me refuse à l’écouter. Je m’éloigne d’elle, m’assurant ainsi que Dieu ne lui fera pas de mal non plus. Mes jambes sont certes petites pour mon jeune âge, mais elles me transportent plus vite que je ne l’aurais cru. J’arrive enfin au portail et m’arrête brutalement. La vision qui s’offre à moi m’effraie. D’autres hommes se déversent dans les rues. Où courent-ils ? Je ne sais toujours pas. Des chevaux montés par des agents de police sillonnent la chaussée et hèlent les passants qui courent plus vite encore. L’un des fonctionnaires me voit et s’approche :
« Retourne chez toi, petite fille. Ce n’est pas pour toi. »
Et il repart au galop à travers la foule qui grandit chaque seconde. Je doute alors : si ce n’est pas pour moi, contre qui Dieu est-il si mécontent ? D’autres étalons mot curieux dans le contexte se joignent à cette démence, mais ce sont cette fois de farouches soldats dans leurs uniformes bleus et rouges qui sont hissés sur leurs dos. Ils paraissent joyeux mais ne m’inspirent que de la peur. Et ils hurlent à qui veut l’entendre :
« La Prusse a répondu au Tsar ! La France répondra à son tour ! »
Des acclamations sauvages accompagnent leurs paroles. Les gens courent à n’en plus finir. Terrifiée, je fais un pas jolie comparaison en arrière. Ces hommes ont l’air tous plus méchants et menaçants les uns que les autres ; peut être étaient-ce eux que Dieu venait punir ?
« Joséphine, reviens ma chérie ! »
Maman accourt et des larmes ruissèlent sur ses joues, petites perles échappées du trésor de son âme ♥♥♥. Elle me prend dans ses bras et me serre très fort contre sa poitrine. Quoique j’aie pu faire, je sais à présent que ce n’est pas si grave et que je ne serai aucunement grondée. Elle me caresse les cheveux, m’embrasse et étouffe mes oreilles de ses mains pour que je n’entende plus les cloches qui s’entrechoquent au loin. Mon esprit s’apaise et je regarde la farandole d’hommes qui dévalent la rue. Finalement, d’une voix hésitante, je lui demande :
« Maman, où courent-ils tous ? »
Elle saisit un mouchoir blanc et essuie le pourtour de ses cils. Elle tente un pâle sourire qui semble toutefois plus sincère que tous ceux qu’elle a pu m’adresser ces dernières heures. Elle me tend sa main ; je la saisis et me laisse entraîner dans le jardin. Nous sommes toutes les deux réunies et je vois qu’elle cherche désespérément ses mots pour m’expliquer une chose qui n’est pas de mon âge. Puis, devant mon insistance croissante, elle me répond de la manière la plus simple mais la plus vraie.
« Ils courent à leur perte, ma chérie. ».
Très joli texte. Ne comprenant pas au départ que c’était vraiment une toute petite fille, j’ai signalé en "maladroit" des choses qui ne le sont peut-être pas dans ce contexte (je me souviens d’une nouvelle bêta-lue ailleurs et publiée ensuite dans Malpertuis 2012 où l’auteur allait si loin dans ce côté naïf que j’ai dû reprendre toute ma bêta depuis le début quand je l’ai compris)
Donc j’ai arrêté de souligner certaines choses dans ce contexte… mais dans ce cas des termes peuvent dénoter comme "étalon" pour des hommes.
Le plus : certaines expressions très poétiques, un peu naïves parfois qui donnent une fraîcheur à ce texte
Le "à revoir peut-être" : unicité du langage
Le moins : parfois trop d'adverbes en "ment"

Un titre "sourire perdu" ou un rapport avec le sourire

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  MAREL le Dim 16 Mar 2014 - 23:57

Je me permets une première participation de "lecteur" ici.
Je ne veux pas froisser, c'est un peu difficile. 
Je donne en vrac mes suggestions de "style", d'expression ou de phrasé hein, mais c'est en toute amitié ;-)

- "… la chaleur écrasante du soleil tombe sur mon dos" --> "me tombe sur le dos"
- "… le bruissement des feuilles… s'estompent" --> un verbe qui évoque un effet sombre serait mieux que celui-ci, basé sur le visuel. "se tait" par exemple, "devient muet"
- "… comme s'il avait emmené dans ses bagages.." -->"… apporté dans ses bagages…"
- " Tandis que je cherchais la réponse dans son regard qui s’était posé sur moi, là encore il ne semblait pas me voir, comme s’il discernait une chose que j’étais incapable de percevoir et surtout de concevoir. " --> phrase compliqué. Je ne comprends pas tout… Est-ce que "Tandis que je cherchais la réponse dans son regard qui s'était posé sur moi sans me voir, j'étais incapable de percevoir ou concevoir cette chose que ses yeux, vides, discernaient." n'est pas mieux ? 
- "… se venger de mon comportement" --> "châtier mon comportement"
- " … qui poursuit les traces de papa" --> qui s'élance à la poursuite de papa."

OUPS, je n'avais pas lu toutes les autres corrections… 
peut-être suis-e redondante, sorry :-)

voilà ;-)
Sans quoi, j'aime beaucoup l'ambiance oppressante et les non-dits très appropriés à la situation et au choix de la narratrice. 
Les suggestions de la chute sont bien amenées et la signification est claire.
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  MAREL le Lun 17 Mar 2014 - 0:22

Pour le titre, "l'appel de Dieu" est chouette, mais, finalement, mis à part le tocsin, Dieu n'a pas grand chose à voir dans l'affaire… la confusion est intéressante dans l'esprit de la narratrice mais… 

Je pensais à : "L'Appel du malheur" (avec la majuscule pour rappeler l'Appel sous les drapeaux) ou bien : "Le bonheur derrière soi/ derrière eux", ou "Bonheur perdu", pour faire la boucle avec la dernière phrase. ou encore "A qui la faute ?" si tu veux entretenir l'incertitude coupable de la fillette… et déplorer la fatalité de la guerre. ou encore : "Un souffle et des larmes".Mais je suis moi même peu convaincue, cela ne colle pas trop avec le style.

Je me disais d'ailleurs qu'une description entêtante des cloches qui sonnent à toute volée, martèlent l'esprit troublé de la narratrice, d'une manière cependant différente de l'appel à la messe devrait un ajout intéressant.

Je partage tes choix parmi les suggestions précédentes ;-) (que j'ai lues, maintenant LOL)
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Mar 18 Mar 2014 - 22:36

Merci pour vos commentaires à toutes les deux  Very Happy.
Pour revenir brièvement sur ce qui a été dit :

@MémoireDuTemps :

 Il franchit le portail et se perd dans les rues de la ville, sans un regard en arrière hypothèse de narrateur omniscient, ce qui n’est pas le cas de ton texte à la première personne
Oui et non, la fillette voit bien son père courir sans se retourner. Par ailleurs, il y aussi le fait qu'il s'agit surtout là de l'expression "sans un regard en arrière", c'est-à-dire qu'il ne fait plus attention à ceux actuellement présent. Et ça, elle le ressent bien.

Pour les autres corrections, je vais voir ce que je peux arranger - mais je m'aperçois que la première partie n'a pas été bien actualisée depuis longtemps. Razz.
Certaines maladresses sont volontaires, l'idée étant de retranscrire l'esprit d'une jeune fille de l'époque : des demoiselles éduquées à la politesse et aux bonnes civilités de la société mondaine, des petites savantes polies d'une élite de la France du XXème siècle, mais qui restaient cependant encore bien naïves du haut de leur décennie.
Ce n'étaient pas les enfants d'aujourd'hui dans leur comportement ; mais dans leurs têtes, si.

@MAREL :

- "… la chaleur écrasante du soleil tombe sur mon dos" --> "me tombe sur le dos"
J'évite au maximum les formes verbales pronominales, parce que je trouve qu'elles nuisent à la fluidité du texte et à la force du verbe en lui-même. J'adhère naturellement aux formes non pronominales quand je peux, afin de retirer un peu de tous ces petits mots qui embrouillent la langue française.

Tes autres commentaires sont intéressants, notamment pour "taire" au lieu de "estomper".
A réfléchir, bien qu'aujourd'hui ce texte ne soit plus du tout d'actualité dans mes projets, et qu'il fait à présent parti des "terminés" et des "utilisés" pour un concours. 

De même pour la formulation du titre : ce texte avait été rédigé pour le concours Sous les Halles sur le thèmes « Où court-il ? ».
L'Appel de Dieu a été au final celui retenu - et il a porté ses fruits depuis - parce qu'il signifie quelque chose, notamment sur la connotation religieuse et historique du passage traité. Pour la pseudo-morale aussi, qui consiste à montrer Dieu sous une vision simpliste.

Le titre est en lui-même un certain résumé de cette nouvelle : il est composé à la fois d'un élément de réponse "L'appel", celui des soldats enrôlés pendant la grande guerre, et "Dieu" qui contraste à la fois par une vision spirituelle et horrible.
Et Dieu est tout de même le personnage principal de cette nouvelle : il déclenche l'action, il entretient la réflexion et l'angoisse de la fillette, et se matérialise dans les cloches et la folie humaine.

Je ne veux pas critiquer (en toute amitié aussi Very Happy) les choix proposées par vous deux... mais ils me semblent soit trop "pâlichons" par rapport au sujet traité, soit au contraire très "gros sabots" qui risqueraient de casser la chute ou soit un peu à côté de la plaque (A qui la faute par exemple ^^).

En tous les cas, je vous remercie encore une fois pour vos suggestions et vous souhaite une excellente soirée !

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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  MAREL le Mer 19 Mar 2014 - 0:33

pas de problème ! ce fut un plaisir… ;-)
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commentaires sur l'appel de Dieu

Message  christ-in le Dim 18 Mai 2014 - 11:19

Bonjour. Smile 
J'ai apporté quelques modifications à ce texte. Ce ne sont que des suggestions pour aider. J'espère que vous comprendrez ma façon de corriger. C'est une première pour moi !!  cheers  Le vert correspond à mes suggestions ou remplacements. le bleu aux explications ou à ce que je ne garderais pas et l'italique orange à ce que je trouve pas très clair...  


J’avale ma salive et prête à formuler des excuses dignes d’une telle circonstance, je m’avance vers eux. Les cloches de ma condamnation sonnent au loin et déchirent la sérénité de notre jardin. Je sais qu'il ne me reste plus beaucoup de temps, et avant d'entrouvrir ma bouche asséchée par la (peur... par exemple), mon père lâche (là, j'ôterais le soudain. L'action est déjà visible) sa tasse de thé. Le liquide se répand sur les gravillons roses et bondit sur ses pieds. Il jette alors un regard de défi à mon oncle qui, envahi par la même (soudaine, pas utile) folie, se redresse et renverse sa chaise. Ma mère est restée assise et les observe. Elle est désappointée. Papa saisit son couvre-chef (posé, à ôter, pas nécessaire) sur la table et court vers l’allée bordée de châtaigniers. Lui d'ordinaire si réservé, jamais je ne l'avais vu (par exemple..) courir aussi vite (je ne comprends pas? Il n'est pas de bon ton de courir?), lui pourtant si enclin aux convenances des bonnes familles. Sa cavalcade est telle qu'on pourrait croire qu'il a emmagasiné des stocks d'énergie et les utilise maintenant. Pour quelles raisons, court-il ainsi ? Il est comme fou... (je trouve que cela relie les phrases) Sans un regard en arrière, il franchit le portail puis (action différenciée) se perd dans les rues de la ville. Au tour de mon oncle. Il se tourne vers maman qui acquiesce d’un léger mouvement du chef et le voilà qui (courir a déjà été utilisé plusieurs fois... On préférera qui détale ou qui part à toute vitesse... Exemples). (Il manque une interrogation. Que se passe-t-il? Pourquoi cette soudaine.... ?? )Ont-ils tous peur de Dieu ? Est-ce qu'ils fuient ("tous" n'est pas utile, on l'a juste avant) son arrivée alors qu’ils ne cessent de la réclamer (durant les..) aux  (aux" allège un peu la phrase) offices du dimanche ?
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Re: Commentaires sur l'Appel de Dieu.

Message  Pacô le Mar 2 Sep 2014 - 21:04

Bonsoir, avec un certain retard !

Tout d'abord merci pour tes premières corrections.
Plusieurs de tes remarques sont tout à fait bonnes à prendre ; et je l'aurais fait si ce texte était d'actualité. ^^
Pour d'autres au contraire, je souhaite émettre une petite critique concernant certaines suggestions qui ne collent pas à l'ambiance de l'histoire. Par exemple, "emmagasiner de l'énergie", sous-entend la notion de "magasin" ; structure bien peu répandue à l'époque de la Grande Guerre.
Comme expliqué précédemment - il y a plusieurs années désormais Sad - j'avais expérimenté une narration du point de vue d'une gamine bourgeoise du début du XIXème siècle. C'est-à-dire de vrais petits chiens savants que leurs parents pavanaient dans les salons en vogue.
L'exercice consistait alors à combiner à la fois un vocabulaire soutenu - et d'époque - tout en l'imprégnant de l'innocence juvénile.
Et je reconnais que par endroits, la narration compte plusieurs accrocs.
Je te remercie d'ailleurs pour les nombreuses autres fois où tu as vu juste. Wink

Et pour répondre à une question que tu me poses à un moment : oui, il n'était pas de bon ton pour les hommes d'une classe sociale élevée de courir. Pratique réservée aux nègres - dans la pensée de l'époque. Un élégant se devait de marcher Smile.

Merci encore pour tout et bonne soirée à toi !

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