nouvelles

Aller en bas

nouvelles

Message  kartos le Mer 21 Aoû 2013 - 14:26

bonjour à tous, 

j'ai posté une nouvelle dans la rubrique du même nom, elle se nomme : une très belle femme

merci à tous et au plaisir de vous lire

Abdel
avatar
kartos
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Masculin Nombre de messages : 9
Age : 49
Localisation : lyon
Votre talent : Animateur
Points : 0
Date d'inscription : 20/08/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: nouvelles

Message  Pilgrim le Mer 21 Aoû 2013 - 19:39

Bonjour,
tout d'abord, je tiens à dire que ce portrait de femme est vraiment très touchant. Il se dégage du texte, beaucoup de respect, de dignité et d'amour pour ton personnage... et c'est écrit avec pudeur. On sent une vraie sincérité et ce n'est pas si courant... Tout ça pour t'encourager à poursuivre et à travailler encore ton écriture. Car, si ton texte comporte un certain nombre de faiblesses tant au niveau de la forme que du fond, il serait dommage que tu te décourages face aux remarques qu'on pourrait te faire. Avec quelques ajustements et du travail, ce qui, je l'accorde, peut réquérir un peu de temps, ta nouvelle y gagnerait beaucoup...
Je ne m'attarderai pas sur le fond. J'ai relevé quelques défauts de construction. Le rôle de la petite fille est à creuser. On ne voit pas très bien ce qu'elle vient faire là (elle est sa fille, une connaissance, une inconnue ? Que fait-elle à cet endroit (on pense que la femme découvre son chez soi puisqu'elle voit son propre nom à la porte... avant de comprendre à la fin, mais ça n'est pas très clair, qu'elle se trouve dans une galerie qui expose ses œuvres)). On sent qu'elle est le déclencheur de la remémoration de la femme mais le lien silencieux qui l'unit à la femme est selon moi à développer. Et la fin mériterait d'être revue et clarifiée.
Mais je préfère pour l'instant (chaque chose en son temps) consacrer mon commentaire aux erreurs de formes que j'ai pu relever. Je me limiterai aux erreurs orthographiques (grammaire, conjugaison (attention au mélange des temps !), syntaxe...). Une fois que celles-ci seront corrigées dans ton texte, j'en viendrai (ou d'autres forumeurs s'en chargeront !) le cas échéant et si cela t'intéresse, aux maladresses, aux lourdeurs, barbarismes, répétitions, défauts de tournure, de ponctuation, etc...

Spoiler:
Je monte cette rue que je ne connais pas. J’ai une adresse écrite. J’ai du (dû) demander plusieurs fois mon chemin. J’y suis ; ce doit être là. J’ai peur. Ils ont mis mon nom. Je ne peux pas, je ne dois pas entrer. Je n’ai pas le temps de penser à autre chose que je sens une force qui me tire (la phrase est incorrecte). Vers l’intérieur, (.) Je ne peux pas résister. Je ne résiste pas, plus.

Je m’avance et je me retrouve face à mon tableau. Je plonge dans mon paysage. Le voyage est puissant. Une larme de fond (on parle de lame de fond, là : larme de fond fait très bizarre) se forme, et je sens que la tempête n’est pas loin. J’entre dans ce décor comme une alice (comme Alice, l'analogie avec Alice est à développer). Je marche vers mon arbre, je vais le toucher. Quand je sent (sens) que l’on me tire en en arrière. Quelqu’un s’agrippe à mon manteau. Qui ose me sortir de mon rêve éveillé ?

Surprise, je cherche mais la cause n’est pas à la hauteur de mon regard. Il me faut baisser les yeux et découvrir une petite fille à couette. Celle-ci vient de planter son regard aux fonds (au fond) de mes yeux. Je ne sais pas pourquoi mais j’accepte finalement cette invitation et lui sourit (souris). S’ensuit une sorte de langage des corps tout en silence. L’enfant, me tend ses mains en guise de prise de contact. Je lui répond (réponds) en tendant les miennes. Un premier touché (toucher) du bout des doigts se fait puis les bras s’abaissent. Les regards semblant former la suite de cette discussion sans paroles. Ce jeu de mains se renouvellent (se renouvelle) plusieurs fois. J’ai l’impression que cet enfant me test (teste).

Je me plie à ce jeu toujours saisie par l’instant magique de cette relation, je m’exécute volontiers. Et
revoilà la larme de fond (?!!!). Je me raidis mais je ne peux pas résister cette fois-ci. Je laisse donc couler un collier de perles chaudes. Je sens que je me met (me mets à) rembobiner ma vie. Je me laisse envahir, je me laisser (laisse) couler à l’intérieur de moi jusqu'à faire pause sur mes 14 (quatorze) ans.

La musique est derrière la porte, c’est le jour de mon mariage et l’homme a (à) qui je dois me donner, m’abandonner, est là avec une horde de voyeur (voyeurs). Un homme riche, un de ceux qui partie (partis) pour la France est revenue (sont revenus (le sujet est ceux)) la tête haute, les poches pleines, rechercher la mère de sa (leur) descendance.

La France, pays de nos envahisseurs, de ces soldats qui me regardent en riant lorsque je me rends
au robinet municipal pour rapporter de l’eau potable.
On frappe, il est là, ils sont là. La musique monte comme celle du montreur de serpent. Ma mère me
saisit par le bras, me pousse et me demande de gonfler la poitrine avec un sourire si possible. Mes
frères ouvre (ouvrent) la porte, la foule des hommes envahit notre maison. Je suis terrorisée par ces regards avides.

Lequel est-ce ? Qui sera mon gardien, mon amoureux désigné, mon mari et enfin le père de mes
enfants ? Un homme fend le groupe, il porte un costume noir, une moustache, des lunettes, il est grand et fort.Il a le double de mon âge. Pourquoi lui et pas celui de gauche avec ces beaux yeux bleus, sûrement
un kabyle. Je n’ai pas choisi, je n’ai pas à choisir, je ne choisirais (choisirai) jamais car je n’existe pas en tant que femme. Je ne suis à leurs yeux qu'une dote (dot) et une mère porteuse.

Il m’a prise, il m’a déchiré (déchirée), sans parole et mon sang, (a été) exposé comme à une foire dans l’attente des youyous approbateurs. Les festivités pouvaient commencées (commencer), j’étais vierge.

L’enfant se déconnecta (se déconnecte : rester au présent puisque le récit est au présent !!!) à nouveau et fit (fait) un pas en arrière pour semble t-il (semble-t-il) se remettre de cet échange silencieux. La galerie était (est) vide,moi, je suis pleine et je pleure. La fillette s’approche à nouveau
exprimant ainsi son désir de connaître la suite de mon histoire. Nos mains se rejoignirent (se rejoignent) sans vraiment se toucher comme certaines cimes d’arbres laissant penser qu'une énergie circule ainsi.

J’ai 15 (quinze) ans et je suis mère d’un garçon. On me l’a pris. Un mâle, une aubaine pour la nouvelle famille, une fierté pour cet homme, le père. Un père silencieux en amour, pas un mot, pas une caresse, pas un regard. Un père qui s’empresse de repartir pour la France. Je suis maintenant à la merci de ses soeurs, telle une cendrillon (telle Cendrillon). Je suis la bonne à tout faire, j’entretiens le feu, je frotte les sols, je traie les chèvres. J’ai mal, mon enfant me manque, elles le couvent. Mais c’est moi sa mère, sachez-le. Je dois me taire, je dois paraître, sans un mot de trop, je lui appartiens, je leur appartiens, je ne veux plus de coups.

Mon mari est soudain là, il est arrivé dans la nuit. 4 (Quatre) ans sans vraiment de nouvelles, combien de nuits et de journée (journées) cela représente, je ne veux pas compter c’est trop mais son fils n’est plus un bébé. Je
pars, nous partons c’est décidé. Voilà la raison de son silence, il fallait économiser pour partir, pour
aller dans son étrange pays. Je pleure dans les bras de ma mère. Elle me fusille de ses yeux noirs de
khol pour m’intimer l’ordre d’accepter ce qui m’arrive. Je ne veux pas entendre que c’est une chance,
que mes soeurs n’en n’auront peut être pas autant. Pars me dit-elle et reviens, ma fille. J’ai peur, je
courre (cours) vers l’arbre que mon père a planté à ma naissance. Je l’entoure (je l'entoure des bras/ je l'embrasse/je l'étreins ???), je voudrais devenir écorce moi aussi (pourquoi : moi aussi ?). J’ai peur de ce pays, de cette France ogresse qui a déjà mangé le mien.

J’ai maintenant 40 (quarante) ans et 8 (huit) enfants. Je suis grosse mais encore belle. Pas encore une de ces Mamas.
Mon adolescence a filé, ma jeunesse engloutie dans l’enfantement. Je n’ai eu ni plaisirs ni choix à
faire, je n’existais pas. Je ne sais ni lire ni écrire au grand damne (dam) des animatrices d’(de l') atelier d’alphabétisation. A (À) croire que passer (passé) un âge, ça ne rentre plus là-dedans. Et puis, il avait fallu y aller en cachette de l’homme. Que je puisse être instruite semblait l’effrayer comme si je pouvais lui échapper. J’ai abandonné la maison familiale, j’ai pris mes papiers et l’argent que j’avais accumulé depuis que j’avais décidé de fuir cette vie. J’ai claqué la porte, il est (était) à l’usine et ne rentrera (rentrerait) que tard dans la nuit. Je suis monté (montée) dans ce bus comme un robot, tous mes gestes étaient automatiques. J’ai fui.
Après les foyers et les appartements pour femme isolée, j’ai enfin un chez moi. Je ne comprends pas
certains mots mais je sais lire et demander mon chemin. C’est dans une de ces associations que j’ai
peins (peint) pour la première fois. Quand mes enfants me montraient leur cahier, je restais souvent à regarder leur page peinte. J’aimais laisser glisser mes doigts et découvrir les épaisseurs de couleur et l’odeur encore fraiche (fraîche). L’animateur de l’atelier de peinture m’avait remis un papier, les autres participantes avaient rient (ri) croyant à un béguin. C’était bien un mot et il m’invitait à rejoindre des cours qu’il donnait dans un autre endroit. Lorsque j’arrivai à ce cours, je découvris (arrivée à ce cours, j'avais découvert : rester cohérent par rapport au temps employé, ici le plus que parfait) que je serais la seule élève. Les cours se succédèrent (s'étaient succédé) en silence, (.) il (Il) ne me demandait rien (m'avait rien demandé) mais m’offrait (m'avait offert) un miroir,
une page blanche à écrire. Je ne remercierais jamais assez cet homme qui avait osé plonger en moi.
Je suis devenue peintre.

L’enfant se déconnecta (déconnecte, pourquoi employer le passé simple alors que tu étais au présent pour décrire la scène avec l'enfant) et fit (fait) quelques pas en arrière. Il me regarda (regarde) attentivement. Je ne sais si je me trompe mais je sentais (sens) qu’il me parlait (parle). Tu es toujours une belle femme. Pas une Mama.
La danse de nos mains repris (reprend), la fillette les levaient (lève) maintenant plus haut me montrant ainsi que la discussion était (est) clause. Mais qu’elle désirait (désire) aussi que je la porte. Je la saisis et elle me désigna (désigne) immédiatement une direction, le fond de la galerie. J’avançais (avance) avec elle, son doigt pointant je ne savais (sais) quoi encore.

Enfin, l’enfant me désigna (désigne) un tableau. Une scène simple où une jeune fille menait ( ??? supprimer menait) entoure de ses bras un immense palmier. Mon tableau. Ma première peinture de femme libre.

L’enfant s’endormit (s'endort).
Voilà pour le moment de quoi retravailler le texte, et avant d'aller plus loin dans les commentaires !
Et pense à aller lire, de ton côté, les textes des autres et à livrer quelques commentaires Wink !
avatar
Pilgrim
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Masculin Nombre de messages : 390
Votre talent : Écriture
Points : 242
Date d'inscription : 12/07/2010

http://benoitcamus.eklablog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: nouvelles

Message  globule le Mer 25 Sep 2013 - 11:37

Bonjour,
ton texte est pas mal, très émouvant, j'ai bien aimé.
J'ai quelques remarques sur la forme:
- Une petite faute d'orthographe oubliée lors de la précédente correction: "la discussion est close" (et pas "clause")
- Au début, avec "larme" de fond au lieu de lame, est-ce que tu voulais faire un jeu de mots? En tous cas avec "tempête" juste après, cela ne me choque pas.

Deux remarques sur le fond:
- Là-bas, dans son pays d'origine, tu dis qu'elle est retenue quasi captive et esclave par sa belle famille, puis ensuite qu'elle pleure dans les bras de sa mère, qu'elle entoure de ses bras l'arbre de son père...bref je ne comprends pas, cela me paraît étrange, j'aurais pensé qu'elle ne voyait plus sa famille ou quelque chose du style.
- idem que la précédente critique, je ne comprends pas bien cette histoire avec l'enfant, ou la petite fille, vers la fin du récit, c'est un peu trop confus.
Voila, bonne journée !!
avatar
globule
Talent Hasardeux
Talent Hasardeux

Féminin Nombre de messages : 72
Age : 38
Localisation : Rhône-Alpes
Votre talent : Écriture
Points : 48
Date d'inscription : 03/02/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: nouvelles

Message  Kwelly le Jeu 26 Sep 2013 - 11:16

Je te prépare un bêta le plus rapidement possible Wink
avatar
Kwelly
Talent Confirmé
Talent Confirmé

Féminin Nombre de messages : 386
Localisation : Drome
Votre talent : Écriture
Points : 312
Date d'inscription : 02/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: nouvelles

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum