Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

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Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

Message  Pacô le Mar 11 Mar 2014 - 11:08

Je t'ouvre un fil de commentaires ; plus pratique pour recevoir des avis ! Wink

J'ai commencé - mais pas terminé - à corriger quelques fautes par ci par là. Des étourderies et quelques petites choses pas belles du tout, mais bon... au final, je pense qu'il faudra que tu relises le tout à tête reposée.


Spoiler:


Cette transformation aussi longue soit-elle peut être bouleversée par un petit détail … même si il est très poilu est assez imposant.
=> étrange la formule

Mon 35 mètre carré est dans le même état que moi,
=> "mètres carrés"

Il paraît que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt mais j’ai toujours été convaincu que celui qui avait inventé ceci 
=> plutôt que "ceci", je parlerais de "maxime" ou de "dicton"

Ici bas nous devons trouver un travail sans intérêts, payer un loyer, avoir une activité physique ou créative pour rendre le train train plus jolie qu’il ne l’est 
=> pas de "s" à intérêt
=> plus joli sans "e"

alors que je devrai me concentrer sur des choses plus essentielles.
=> "devrais" : conditionnel

Moi je m’ennui profondément. 
=> je m'ennuie

j’aperçoit une queue de félin s’engouffrer dans une porte entre ouverte suivit d’un « Allez bouges toi, viens ! ».
=> j'aperçois

L’air est si frai qu’il me brûle les poumons,
=> frais

de revoir le fauve qui m’est apparut
=> apparu

je me met à courir aussi rapidement que possible
=> je me mets

mais où que j’aille il est là, partout, nul part, comme si il se déplaçait à la vitesse de l’éclair. 
=> nulle part

et je tremble de tout mes membres en me disant que même si il allait vite
=> de tous mes membres

faite un pas vers moi ...
=> faites

Déjà arrêtes de me vouvoyer, ensuite suis moi,
=> arrête

- Oui mais nous, la nourriture ne nous ai pas donné.
=> ne nous est pas donnée

- Mais les moutons qui ont bâtit cette usine étaient surement comme tous les autres au départ, 
=> ont bâti

 En face de nous se dévoilent des pigeons et des serpents, tous vêtu de costume. 
=> vêtus
=> costumes

Concernant le texte en lui-même, j'ai apparemment compris que tu n'aimais pas trop que l'on critique la forme. Ou du moins, qu'elle t'importait moins que le fond.
C'est peut-être une erreur de croire cela : la forme ne consiste pas seulement à "bien écrire" la langue, mais aussi et surtout à accompagner le récit, à renforcer sa richesse et créer son univers. Or, ici, ce qu'il me manque justement dans cette forme, c'est cet univers.
Tu nous développes un joli idéal, plein de bons sentiments... mais la forme ne suit pas forcément.

Pour prendre un exemple tout con, et dans le même domaine que ta propre nouvelle : Candide, de Voltaire. Dans la rédaction de cet essai, la forme accompagne le fond... car elle est elle-même Candide, et l'auteur emprunte volontiers un ton niais et ébahi. Le vocabulaire et les structures des phrases sont bâties de façon à rendre un univers vu par des yeux d'ahuri.
Il faudrait que tu cherches toi aussi à créer ce même effet sur ta nouvelle. Pas forcément un air ébahi, mais à la lecture de ton récit... je te conseille un registre orienté sur le piège, le renferment, la servitude etc. Une façon de rédiger un poil plus oppressante, qui corresponde à l'idée des peuples piégés par le capitalisme.

Le problème ici, c'est que la rédaction ne poursuit pas d'objectif si ce n'est d'écrire et de relater. Pour moi, ça ne suffit pas : elle doit faire écho au scénario, à l'usine, aux moutons, aux personnages de la Tour et aux pensées du narrateur (Stéphane).

Autre petit point que je souhaitais relever :

et un petit déjeuné digne d’une ado au régime.
Au début de ton texte, tu fais référence à cela... Pour moi, c'est une référence qui fonctionnerait dans un article de blog, dans un commentaire radio, dans un petit discours etc. parce que ce sont des textes ancrés dans le "présent" et qui n'ont pas vocation à persister dans le temps et faire ouvrir le champs de l'imaginaire.
Or, dans le langage du roman (de la nouvelle ici ^^), il faut que chaque mot employé se suffise à lui-même. C'est un clin d'oeil qui fait référence à ton monde d'auteur, ta vie quotidienne, mais qui n'a pas forcément une portée universelle et intemporelle. "Une ado au régime" n'a peut-être pas le même sens en Afrique centrale, pour le dire plus concrètement.
Ce que je préfère dans les clins d'oeil, c'est quand le texte se fait écho lui-même, ce qui ouvre un champs de complicité bien plus grand avec ton public.

Pour poursuivre :

Sur ces sages paroles il me prend par le bras et m’entraine au bord du bureau où il est inscrit « Directeurs », seulement alors que nous sommes collés à la porte pour écouter ce qui se trame à l’intérieur une douleur extrême se fais sentir sur mon cou et je me réveil dans ce qui ressemble à une usine désaffectée. 
Tu as tendance à construire des phrases sur plusieurs idées. Comme je l'ai mentionné sur la critique faite à Ella, le problème d'une phrase polysémique c'est qu'elle déroute le lecteur. J'ai du la relire trois ou quatre fois pour être sûr de comprendre les deux actions, notamment au niveau du "seulement" qu'on a bien du mal à cerner.
Il faut faire en sorte de garder une information par phrase, ça rythme le contenu et le rend plus clair. Je ne parle pas en terme de longueur de mots, mais bien en unité informationnelle.

Enfin dernier point :
- Judasse, toi et ton frère êtes doués pour manipuler mais pour comprendre vous êtes vraiment des nazes... répond l’homme Tigre. 
- Orace, ne fais pas l’impertinent... surtout dans ta position. Crache Perfide.
- être affaibli ne devrait jamais empêcher qui que ce soit de penser ... même à haute voix. répond-il avec une sourire moqueur. 
- Mais bordel qui es Tom ?! Et cet homme en papier ? Qu’est ce que je fou ici ?
- Bonne question reprend Judasse.»
Parfois, on a beaucoup de mal à distinguer les protagonistes dans les dialogues.
Qui a dit quoi ?
Plus d'indications ne feraient pas défaut Wink.


Sur le fond maintenant, je dirais que l'histoire est assez farfelue... mais qu'elle s'intègre bien à la notion de rêve (à la fois imaginaire et à la fois idéal).
J'aurais aimé un peu plus d'étoffe au niveau de la personnalité du personnage principal (Stéphane) qui me semble bien lisse, et pas toujours très posé (je parle en terme de construction de son identité par l'auteur, non pas de son caractère).
J'aimerais qu'il soit un peu plus travaillé en d'autres termes.

Après, mention spéciale pour l'usine. J'ai beaucoup aimé le principe à la La Fontaine, de représenter les tendances et les rôles des gens sociaux par des animaux. Et le bas peuple par les moutons.
Il manquait plus que le "roi" Lion. D'ailleurs, pourquoi un Tigre pour le rebelle ?

Ceci étant dit, et ce n'est pas forcément le sujet - plus une opposition d'idées - je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette vision du monde.
L'argent n'est pour moi qu'une incarnation d'une domination, mais pas la domination elle-même. L'homme est voué à se dominer, et le système libéral est un moindre mal.
Comme disait je ne sais plus qui, « mettez les comptes à zéro et donnez 10 000 Frcs en poche à tout le monde... 50 ans plus tard, on retrouvera des riches et des pauvres !»

Bref, je suis ouvert à la critique de ma critique. N'hésite pas à me faire part d'un éventuel retour sur ce qui vient d'être dit !
Bon mardi !

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Re: Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

Message  pierreguy le Mar 11 Mar 2014 - 13:16

Pacô, j'ai pris un immense plaisir à lire ta critique qui à mes yeux est très constructive.

J'aimerais connaître la démarche pour créer un fil de commentaire, car je t'avoue que c'est ma première expérience sur un forum. Mais merci d'en avoir créé un.



Pour la forme :

Premièrement je pense m'être mal exprimé sur la forme. Pour moi le fond prime en effet, mais je suis totalement d'accord sur l'idée que la forme est un outils essentiel au service du fond. Ton point de vue est vraiment instructifs, et je me pencherai donc sur le champs lexical de l'oppression afin de corriger mon texte à tête reposée. Cependant, ma volonté première est un travail sur le personnage principal " Stephane " qui reste mou au fil de la nouvelle, car il n'est pas maître du tout de ce qui se passe autour de lui. 



Ensuite, j'ai déjà retouché un peu le texte ( tu pourras le constater ), et je suis conscient à la relecture, que certaines phrases sont un peu brouillonnes et qu'elles méritent d'être soit rallongées soit simplifiées afin de garder de la fluidité. ( Critique également partagée par mes proches qui ont lu cette nouvelle ).
Même le dialogue a été modifié et introduit différemment afin de mieux cerner les protagonistes.



Ensuite sur le fond :

Le tigre représente le protecteur d'un mode de vie ( en l'occurrence la vie des moutons avant l'usine ), Il guide notre personnage principal et lui met en évidence ce rêve que possède Stephane.

Dans l'histoire et la légende chinoise, l'appellation de « Cinq Tigres » (« Wou ho ») est attribué à des groupes de guerriers valeureux, protecteurs de l'empire.

Le mélange de symbolique a l'avantage de toucher plusieurs cultures différentes au risque, peut être, d'introduire de la confusion ce qui est aussi un peu voulu. C'est un rêve, oui et non. Ces chroniques renforce un univers que j'utilise pour un roman. Mais disons pour le moment qu'on a l'impression qu'il s'agit d'un rêve et c'est ce que je veux.

Pour la critique de l'argent, c'est en effet un sujet qui porte à débat. L'homme veut par nature dominer les autres. L'argent est un moyen. Mais il existe des exceptions qui confirment la règle et c'est ce que j'ai voulu introduire ici. Stephane est contre les horaires qui lui sont imposés, contre ce besoin d'en avoir toujours plus et voit l'argent comme une contrainte. C'est un peu un homme qui prône un retour au système de troc à l'échelle d'une ville. Pas d'argent mais chaque personne ayant un rôle précis dans la société. Fonctionnement de certaines sociétés comme les Francs-maçon par exemple.

C'est la volonté d'un homme de changer ce que d'autres hommes lui ont imposé. Une autre façon de fonctionner qui aura obligatoirement des défauts et des dérives qui sont exploitables pour des suites ( un système parfait n'existe pas ). C'est pour ceci qu'à la fin il arrive à mettre son rêve en pratique dans un contexte de guerre et isolé dans un village perdu dont personne ne veut reconnaitre l'existence sauf les gens qui se sentent comme lui.

Mes chroniques introduisent plusieurs personnes, plusieurs personnalités qui vont se confronter à ce monde et évoluer en fonction. C'est ce qui me plait et la critique que les lecteurs comme toi pourrons en faire m'intéresse au plus haut point car elles me permettrons de faire évoluer les choses.
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Re: Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

Message  Pacô le Mar 11 Mar 2014 - 20:08

La démarche pour créer un fil de commentaires est toute simple : il suffit de se placer dans la rubrique "Commentaires" (située au-dessus des textes) dans chaque grosse rubrique de texte concernée (romans, nouvelles etc.). Et ensuite, tu ouvres un sujet avec "NOUVEAU" comme tu l'as fait pour ta présentation, ou pour publier cet extrait.

Ok pour le Stéphane mou... mais je le trouve plus "niais" et un peu "superficiel" que "mou".
Après, mon avis doit être rejoint par d'autres avis pour qu'il ait vraiment un impact sur tes modifications Wink.
Mais pourquoi pas alors orienter ta façon d'écrire sur un point de vue passif et subi.

OK aussi pour le sujet de l'argent ; là je n'ai pas d’ingérence à faire de toute manière, c'est toi qui mènes la barque. Cependant, je trouve l'explication parfois un peu trop facile, un peu trop mignonne et pas assez théorique sur un idéal et une conception de vie qui mérite un peu plus d'explications. Mais si tu comptes l'insérer dans un ensemble d'un gros roman, à voir comment tu exploites tout ce potentiel.

Je me disais juste qu'un homme aurait du mal, avec un tigre et de la bonne volonté, à changer les choses. Il faudrait d'autres éléments ; et nous montrer comment il a pu faire. Parce que le tigre qui bouffe les personnages de la Tour, c'est un peu facile aussi pour nous dire comment ils en sont arrivés à s'en sortir.
Bref, tout plein de petites choses à recadrer.
Je jetterai un oeil si j'ai pas trop de flemmardise sur ce que tu as modifié. Mais plus tard Smile.

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Re: Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

Message  Kwelly le Mar 11 Mar 2014 - 20:52

Hello Pierreguy.
J'ai travaillé sur ton texte ; je n'ai pas eu le temps de finir, parce que l'extrait est long ; mais bon, je pense que l'essentiel sera dit.
J'espère que tout ceci te sera utile  Wink 

général:

Je pense que le basculement dans ton monde est un peu tiré par les cheveux ; mais pourquoi pas ? Par contre, tu restes très flous sur les descriptions de ce monde. Les références aux animaux m'a paru plutôt sympa, bien que forcément c'est le mouton qui travaille ; les serpents qui les dominent et le tigre qui fait preuve d'une certaine sagesse... donc, pas de réelles surprises...
Il y a beaucoup de fautes et d'espaces mis en trop.




bêta:




RÊVE #1 : Stephane



On ne change pas en un instant, quoi que … 

La vie, ses épreuves et ses gentillesses, nous maltraite et nous sculpte au fil des ans. (je trouve que cela manque d’originalité, tu débutes ton texte par une généralité, vu, entendu, su par tout le monde ; une entrée en matière qui ne surprend pas ton lecteur) Nous ne sommes, plus jeune, qu’une masse gigantesque d’innocence qui enrobe nos doutes et nos côtés sombres. (j’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce « plus jeune » ; en fait il me venait la négation de jeune, donc âgé… mais si je me réfère à la phrase suivante, j’opterai plus pour le plus jeune dans un renvoi à l’enfance ? à la prime enfance ? c’est ça ? ; si c’est bien le cas, le terme « masse » est ici inapproprié ; il me semble difficile d’associer le fait la fragilité d’un enfant à « masse ».
 
Ce sont les expériences qui rognent cette masse (ici répétition) de protection pour nous rendre terne et morose. Cette transformation aussi longue soit-elle peut être bouleversée par un petit détail. Même si il est très poilu est (et ?) assez imposant.

Huit heure(s) du matin, je cours dans tous les sens après une douche en quatrième vitesse et un petit déjeuné digne d’une ado au régime. Mon 35 mètres carré est dans le même état que moi, désorganisé et très mal entretenu. Ma barbe n’est pas très fournie (en fait en écrivant une ado, j’ai pensé à une fille…) et mes cheveux fins mi-long me font ressembler à un fan des festivals alternatifs en plein air. J’ai rendez vous (rendez-vous ?)dans vingt minutes au pôle emploi et l’idée de passer une demi-heure à discuter de petits jobs à mi-temps et sous-payés m’ennuie d’avance.


J’enfile un jean et une chemise très mal taillée, j’attrape mon dossier de recherche d’emploi et cours en direction de ma voiture. J’ai horreur de traverser la ville le matin, c’est quelque chose qui me met profondément en colère (pourquoi cela le met en colère ?). Il paraît que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt mais (ici le mais n’introduit pas une opposition ; tu énumères deux fait distincts ; l’adage et la conception personnelle de ton héros) j’ai toujours été convaincu que celui qui avait inventé ceci était soit à la retraite, soit insomniaque.
Il est tout à fait idiot de croire que l’heure que l’on passe à émerger du sommeil est source d’efficacité. (je n’ai pas compris, en fait il est dit que le monde appartient à celui qui se lève tôt, et non que l’heure que l’on passe à émerger soit productive – quelqu’un à la retraite n’a pas ou plus de raison de se lever tôt quand à l’insomniaque, il ne dort pas ou peu) Pour moi l’horaire de vie parfait serait 10h-16h, c’est d’ailleurs surement pour cela que je n’ai encore trouvé aucun travail et que le seul dialogue que j’ai entre huit et dix heure(s) se limite aux politesses obligatoires et à de très longs silences. (le silence ne fait pas partie du dialogue puisqu’il exclut justement le dialogue)

J’ai de grands rêves en tête, mais je pense avoir trop de feignantise (fainéantise) ou peut être trop d’appréhensions pour les mettre en pratique. Le monde n’est pas fait pour des idées comme les miennes (je pense que tu évoques plutôt la société, le monde par lui-même n’a pas de credo, ou de logiques matérialistes) . Ici bas nous devons trouver un travail sans intérêt(s), payer un loyer, avoir une activité physique ou créative pour rendre le (train train) (train-train) plus joli(e) qu’il ne l’est et surtout consommer autant que possible pour toujours avoir la nécessité de retourner au boulot. Au nécessaire nous avons préféré l’excès. Enfin je dis ceci mais je suis le premier à dépenser des milles et des cents dans tout un tas de petites conneries alors que je devrai me concentrer sur des choses plus essentielles.

Une fois arrivé au pôle emploi, je fais note
(je ne connais pas comme expression) de ma présence à l’hôtesse d’accueil qui me reproche mes 2 minutes de retard - alors que je m’apprête à attendre vingt minutes pour pouvoir subir mon rendez vous - et   (le « alors que »… pour moi introduisait un fait extérieur, une action qui allait changer le cours logique des choses, mais rien ne se passe et du coup le « et » n’a pas de raison d’être) je m’installe sur les sièges destinés à ceux qui sont convoqués.(ceux qui accompagnent, restent debout ?) Tout est terne ici, les gens ne communiquent pas, ils regardent tous leurs dossiers ou leurs chaussures. Certains scouatent (squattent) déjà  (pourquoi déjà, il est très tôt ?) les ordinateurs pour profiter d’internet et les conseillers passent (où ? vers les ordinateurs ?)les uns après les autres en vomissant (terme fort qui évoque pour moi la haine, le mépris) les noms de leurs « clients » qui réagissent à la moindre syllabe lâchée. (comment, pourquoi, on ignore tout de leur réaction ?)

Moi   (est-ce nécessaire puisque tu pars sur le je ?) je m’ennui profondément. Je commence à piquer du nez et parfois j’ai cette voix dans ma tête qui me demande ce que je fiche ici. (il me semble que tu devrais employer le mode interrogatif) Le plus étonnant c’est que cette voix n’est pas la mienne, c’est comme si quelqu’un m’interpellait pour se moquer de ma situation, ce qui est impossible vu que chaque personne ici présente est enfermée dans sa bulle. Lorsque je lâche mes chaussures du regard pour observer en face de moi, j’aperçoit une queue de félin s’engouffrer dans une porte entre ouverte, suivit d’un « Allez(,) bouges toi, viens ! ». (je suis désolée mais je n’ai pas compris cette phrase) Autour de moi tout le monde s’occupe de ses affaires sans prêter attention à cette scène improbable qui vient de me dérouter. (je te rassure, elle m’a déroutée aussi J)Une sueur froide coule le long de mon dos et sans savoir pourquoi je suis à présent debout (ici, à présent), loin du siège où j’étais assis il y a une fraction de seconde en faisant face à la porte. 

Ma main s’approche de la poignée et je passe de l’autre côté en abandonnant la pièce où tout le monde semble se moquer de ma présence. En un instant, je me trouve au milieu d’un étrange village sorti tout droit du moyen âge avec des équipements digne de l’an 3000. Autour de moi se dressent des écrans géants, des enseignes électroniques et des hologrammes qui se mélangent à la fumée des vieilles cheminées immenses qui surplombent tous les bâtiments faits de pierre et de bois. Ce qui m’inquiète c’est que personne n’est présent, pas une âme qui vive autour de moi. (ici tu te contentes de répéter ce que tu as dit juste avant) Ce village fantôme est entouré d’une brume qui semble masquer une forêt luxuriante, il y a certains arbres au loin qui dépassent même les plus hautes maisons. La lumière m’éblouit et je m’aperçois qu’au dessus de ma tête le ciel est complètement dégagé. Derrière moi (il serait bien de faire pivoter ton personnage, donner du mouvement) la porte a disparu, je ne comprends pas ce qui ce passe, je n'ai ni alcool, ni drogue dans les veines mais je me sens vraiment pas bien. Le stress m’envahit, je respire profondément afin de me calmer un peu, cependant l’air est si frai qu’il me brûle les poumons, (s’il brûle les poumons, il n’est pas frais, mais froid, voir glacial) c’est comme se retrouver en pleine montagne ce qui n'aide pas à me détendre. Dans la panique, je scrute les lieux afin de revoir le fauve qui m’est apparut il y a quelques minutes et avec méfiance j’observe les bâtiments en me déplaçant doucement sur les galets qui décorent le sol. La voix retentit de nouveau et m’invite à la rejoindre. Je décide alors de l'amener à moi pour en finir avec ce jeu de cache-cache :

« - Qui est là ?! Montrez-vous ! je ne bougerais plus tant que je ne vous aurai pas vu.
- As tu vraiment besoin de voir pour faire confiance, vous autres vous (la répétition ici, n’est pas indispensable et même pas souhaitable) jugez un peu trop facilement.
(En même temps la confiance se gagne et ne doit être accordée sans bien connaître la personne… Donc, sans juger, il mériterait de prendre son temps pour la donner)

- Oui et bien pas moi ! Je suis différent.
- Vraiment ?
- Evidemment !»

Au coin d’une boulangerie sort ce qui, à première vue, ressemble à un homme. Il porte un costume bien taillé, ses mains  sont habillées de gants en cuir tenant fermement un chapeau assez élégant qui masque son visage et il a cette étrange queue de félin qui s’agite calmement en bas de son dos. Je m’approche de cette personne qui est seule au milieu de la place du village et lorsque je me trouve assez prêt il dévoile sa face qui me fait faire un bond énorme en arrière. Des yeux perçants et bleu me regardent avec attention, sa crinière est d’un orange flamboyant et deux crocs dépassent d’une gueule imposante. Mon interlocuteur à la face d’un tigre ! 
L'instincts de survie prenant le dessus, je me met à courir aussi rapidement que possible pour échapper à ce que je crois être une mort certaine, mais où que j’aille il est là, partout, nul part, comme si il se déplaçait à la vitesse de l’éclair. Rattrapé??)par un point de côté je m'écroule finalement au sol comme un gnou qui se résigne à devenir le repas du jour. Dans un dernier élan de peur je lance  « Tuez moi vite, mais je vous préviens je ne dois pas être super bon à manger ! » . 




Agrandir cette image Cliquez ici pour la voir à sa taille originale.


La créature se dresse au dessus de moi, je ne vois pas son expression, j’ai les yeux fermés, j’ai presque l’impression que mon caleçon s’humidifie - j’aimerais bien vous y voir - et je tremble de
tout mes membres en me disant que même si il faisait vite, la contraction de mes muscles allait rendre mon exécution un peu plus longue que prévu.

« - Si tu ne jugeais pas à l’allure, comme tu me l’as certifié un peu plus tôt, tu aurais appris que je ne mange que des fruits, deuxièmement que je ne te veux aucun mal et enfin que je m'appelle Orace.
Je me redresse l’air de rien, en vérifiant que je n’ai pas une tâche sur le pantalon et réplique d’un air assuré afin de cacher mon embarras :
- Oui bah je n’ai pas vraiment eu peur, je voulais vous tester ... 
- Ce n’est pas ce que tes pleurnicheries m’ont montré, Rambo.
- Oui bon, pas la peine d’en rajouter
un couche, je fais un pas vers vous, faite un pas vers moi ...
- D’accord. Déjà arrêtes de me vouvoyer, ensuite suis moi, j’ai quelque chose à te montrer. Si je suis ici c’est pour t’aider.
- M’aider à avoir une crise cardiaque oui ... Vous êtes marrant.
- Pourquoi me vouvoyer ainsi ? Aimes-tu à ce point être dominé que tu dois sans cesse mettre l’autre dans une position forte par rapport à toi ? Tu es bien comme ces moutons idiots
.» (je n’avais jamais assimilé le vouvoiement à un positionnement ; je vouvoie mes commerciaux (sauf exception) mais je ne me sens pas inférieure à eux. Idem pour les gens que je ne connais pas où avec lesquelles je désire mettre une distance en attendant de voir comment les choses se passent. Le tutoiement ne met pas d’égal à égal, j’ai parfois tutoyer mes patrons, mais c’est pour cela que je ne respectais pas ou n’exécutais pas un ordre…)

Pour éviter de le mettre en colère je commence à le suivre sans broncher, gêné et méfiant. Un tigre ça mange de la viande, pas des fruits... qu’est ce que c’est que ces conneries. J’ai l’impression d’être manipulé, ou attiré dans un piège. Au bout de quelques heures de marches, à l’autre bout de la ville, je suis toujours en vie et nous arrivons face à une immense usine. Bon sang !
elle doit faire au moins la taille de deux immeubles. L’homme-tigre me fait signe d’être discret et je m'exécute sans faire de vagues.
Au travers des vitres, je peux voir des moutons debout sur leurs deux pattes arrière en train de fabriquer des sourires en plastiques . Ils ont l’air très appliqués. Les rangées de moutons sont pleines à craquer et au dessus se trouvent des écrans géants qui passent de « petites pubs » faisant la propagande du travail et que chaque jour de labeur donne le droit à assez de vivres pour la journée. Ensuite sont diffusés tout un tas de vidéos où des moutons se gavent de nourriture et profitent de tout avec des slogans du genre « il faut beaucoup manger pour être heureux » ou encore « trois repas par jour ce n’est que de la survie ». Enfin nous pouvons voir les deux moutons qui ont bâti cette usine dans ce qui semble être une vidéo d’archive .

« - L’art de la manipulation. Me chuchote Orace.
- C’est un peu grotesque quand même.
- parce que tu ne vis pas comme eux, lorsque je vous regarde avec votre « argent », je pense strictement la même chose.
- Oui mais nous, la nourriture ne nous ai pas donné, surtout que les vidéos montrent un bon paquet de nourriture pour un jour de taff.
- Peut être , mais comme eux vous espérez, non vous vous obligez à toujours plus. Eux ils rentrent chez eux avec pile de quoi se nourrir, ce qui les obligent à revenir travailler le lendemain. Vous, vous travaillez pour de l’argent, pile assez pour être obligé de revenir au travail le lendemain.
- D’accord mais ça change quoi ?
- Toi ! voila ce qui change.»
(Fais attention aux espaces dans tes phrases et avant ou après les signes de ponctuation)
Sur ces paroles nous nous faufilons à l’intérieur du bâtiment, pour une usine elle est sacrément bien entretenue. Pendant que certains moutons fabriquent les faux sourires, d’autres nettoient, avec ferveur et application. Nous accédons rapidement, par les escaliers, aux étages supérieurs où sont sensés se trouver les moutons propriétaires de l’endroit. Ma nouvelle connaissance continue à monter en pression en décrivant ce que ces pauvres moutons doivent endurer. Au bout d’un moment, alors que nous nous cachons derrière d’immenses sacs de livraisons ma patience cède et je lui demande sur un ton sec :

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Re: Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

Message  pierreguy le Mer 12 Mar 2014 - 9:20

Merci beaucoup Kwelly pour tout ces détails ! 

Je viens de faire des modifications grâce à vos indications et vos commentaires.
Deuxièmement Kwelly :

Le Tigre ne représente pas la sagesse, il est le défenseur d'une façon de vivre. Ainsi son action va se baser uniquement sur sa vision des choses. Un sage aurait surement interpellé Stephane sur sa façon de vivre, sur son look négligé ou autre. Orace se fiche de ces détails et représente une sorte d'anarchie économique, où la hiérarchisation n'existe pas. J'ai d'ailleurs essayé de préciser un peu son intention lors du dialogue sur le vouvoiement. Mais merci pour m'avoir fais part de ton point de vue, ça m'aide à perfectionner le texte.

De plus les serpents dominent, mais à une petite échelle. Ils sont au service de quelqu'un d'autre. Dans d'autres chroniques je me pencherais justement sur les évolutions de ses personnages et de cet endroit, qui est entre le rêve et la réalité.

Il est vrai que j'ai choisis la facilité dans l'utilisation des animaux, mais pour une première chronique cela me paraissait important pour la compréhension. De plus, mes recherches se sont basées sur la symbolique des animaux, du coup c'est certains qu'elles ne sont d'aucune surprise. Mais je note, pour un peu plus d'inattendu dans les prochaines chroniques.

Pour les espaces, je remarque qu'il y en a énormément au niveau des ponctuations. Je vais mettre un peu de temps à tout mettre bien en règle.  tongue 


En tout cas merci de ton attention et de ton temps.


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Re: Commentaires Chronique du pays des nuages. Rêve #1

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