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Le jeu des cinq sphères.

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Le jeu des cinq sphères. Empty Le jeu des cinq sphères.

Message  der Träumer Jeu 21 Aoû 2008 - 17:26

Voilà mes écrits. Il s'agit d'un roman de fantasy commencé début 2007... Depuis, je ne cesse de le continuer et de le modifier suite aux conseils de mes profs, de mes amis mais également de nobles âmes telles les utilisateurs de forum littéraires...
J'espère bien sûr que ce qui suit vous conviendra et que vous prendrez plaisir à le lire. Aucune récompense n'est plus belle pour un écrivain que de procurer du plaisir à ses lecteurs.
Pour résumer l'intrigue, il s'agit d'un roman qui traite (une fois de trop?) du combat entre le bien et le mal, les considérant comme deux forces égales et respectables. Mais je développe aussi des réflexions sur l'orgueil et l'hybris, en voyant jusqu'où ils peuvent mener... Ces réflexions ne sont pas flagrantes au début et tout commence comme un récit de fantasy classique... quoique. Vous remarquez peut-être que je prends des libertés par rapport aux conventions de la fantasy en donnant au récit un effet de "moderne", c'est tout simplement parce que je veux essayer de dépasser les clichés de "légende ancienne" ou "conte au coin du feux". Mes personnages ont ainsi des réactions parfois décalées par rapport à la fantasy. J'essaie de faire évoluer des personnages à l'image "moderne" dans un roman de genre plutôt "ancien"...

Bref, je ne m'étend pas plus et vous offre (en pature?? ^^) le prologue qui, généralement, pose des petits problèmes...

Exclamation Exclamation Pour les mesures utilisées, voir deux postes plus bas Exclamation Exclamation


Prologue.


Un homme vêtu d'une toge noire de jais s'avança au centre de l'hémicycle dont les gradins, peuplés d'individus en toges blanches, s'élevaient à une hauteur vertigineuse.
Bientôt, des sifflets et des huées retentirent dans l'assemblée mais aussi des applaudissements. Le président, assis à son bureau, rétablit le calme en frappant le bois à l'aide d'un petit marteau :
- S'il vous plaît, Messieurs les Sages, un peu de calme. Le Sage-Homme et roi de l'Isthmeterre, le seigneur Turaniskuron, souhaite intervenir.
Le dénommé Turaniskuron attendit que le silence s'installât avant de déclarer d'une voix forte et claire :
- Dans mon palais de marbre à Zmar, assis dans le trône que l'on m'a aimablement laisser m'accaparer, j'ai inventé un jeu. Il requiert deux et seulement deux joueurs dont l'un n'est autre que moi-même. Le second sera choisi par le destin lorsqu'il touchera une sphère que j'ai créée et cachée. Dès lors, le joueur obtiendra des pouvoirs presque tous aussi puissants que les miens mais ne concernant que l'élément de l'eau. S'il veut acquérir des pouvoirs sur les autres éléments, il doit rentrer en contact avec trois différentes sphères également cachées mais aussi défendues. Enfin, s'il désire élever ses pouvoirs à la grandeur des miens, il devra trouver une cinquième et ultime sphère. Je clos cette présentation en dévoilant le but du jeu : chaque joueur doit tenter de faire périr son adversaire. C'est la seule chance que vous avez de m'éliminer à tout jamais. Pensez-y.
Avant même qu'il eût terminé, plusieurs Sages s'étaient approchées de lui, comme s'ils voulaient l'attraper. Turaniskuron leur fit signe de s'arrêter et déclara solennellement :
- Bonne chance.
Puis, alors que quelques Sages se jetaient sur lui, un léger vent se leva dans la salle et une petite tornade sombre se forma autour de Turaniskuron qui se volatilisa comme par magie...


Dernière édition par der Träumer le Sam 15 Nov 2008 - 14:14, édité 1 fois
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Message  der Träumer Jeu 21 Aoû 2008 - 17:29

Tout de suite le chapitre 1 car le prologue est maigre.

Chapitre 1 : La source au serpent.


Un petit village, nommé Hippéron, s'étendait sur les berges d'un ruisseau parcourant de grandes plaines verdoyantes. Non loin, on apercevait déjà les fermiers dans les champs ou à la pêche alors que le soleil venait juste de s'éveiller. A l'entrée est du village, s'élevait une chaumière à l'apparence étrange. Une enseigne pictographique se balançait lentement accrochée au toit de chaume, voyons voir... Ah, une herboristerie, on comprenait mieux à présent pourquoi de la fumée violette s'échappait du conduit de la cheminée.
L'intérieur du logis était relativement sommaire : deux chambres, une cuisine, une salle à manger et une salle d'étude occupaient l'essentiel de la maison, sans oublier bien sûr le magasin qui s'ouvrait sur la rue.
Cette inquiétante fumée violette s'échappait d'un petit chaudron de fer, posé sur un lit de braises, dans lequel bouillaient d'étranges herbes. Ces dernières étaient jetées dans l'eau par un homme à l'aspect le plus excentrique de toute la région, assurément. De longs cheveux noirs, noués en deux tresses, pendaient le long d'un habit ample et long, aux couleurs multiples : du violet, du jaune, du vert et du bleu composaient une mosaïque pittoresque, ce qui laissait penser que le but de cet homme n'était pas de passer inaperçu. Son regard intense scrutait sans cesse chaque ingrédient qu'il s'apprêtait à déposer dans le bain bouillant. Accroupi devant le chaudron, c'est sans doute la fatigue qui le fit vaciller vers l'avant, laissant tout le plaisir à ses doigts de goûter à ce bain.
- Ahh! Charogne ! S’écria l'herboriste à la fois honteux de s'être endormi et dont les doigts le faisaient souffrir, Alenrick ! Viens s'il te plaît !
Mais le dénommé Alenrick, alerté par le cri de douleur de l'herboriste, avait déjà surgi de sa chambre. Les cheveux ébouriffés, l'air surpris, il lança des regards interrogateurs au vieil homme.
- Je me suis brûlé avec l'eau, dit celui-ci montrant sa main rougie, va me chercher de la pommade.
Alenrick s'exécuta et traversa la salle avant d'entrer dans l'étroit magasin dont les volets étaient clos. En effet, aujourd'hui l'herboristerie était fermée sauf en cas d'urgence. C'est avec une petite chandelle qu'il venait d'allumer qu'Alenrick rechercha l'onguent pour les brûlures sur les rayonnages des étagères remplis à craquer de fioles et boîtes en tous genres. Heureusement, le jeune homme connaissait bien ces étalages et trouva rapidement un petit flacon contenant une texture bleue dont l'étiquette indiquait "pour brûlures légères". Il s'empressa alors d'en enduire la pauvre main de l'herboriste qui avait continué sa préparation.
Une fois que tout redevint normal, Alenrick sortit après lui avoir annoncé :
- Sidenham, je pars en ballade dans la campagne, vers le ruisseau !
- Tâche de rentrer avant midi, je n'ai pas envie de faire réchauffer la poule !, lui avait crié celui-ci, à l'autre bout de la maison.
Il était bon d'aller se promener à travers les prairies vertes en ce début de journée de printemps. L'herboristerie étant à la lisière du village, Alenrick se retrouva bientôt au milieu des champs dans lesquels il rencontra quelques fermiers. Tous étaient sympathiques et joviaux. Tous, enfin presque, le Gros Jojo, comme on le surnommait, était réputé pour être aussi gros que mauvais, or comme il pesait dans les 300 livres, autant dire qu'il était mauvais jusqu'à la moelle de ses os. Sa propriété, au centre de laquelle siégeait un immense moulin à eau, s'étendait sur une partie des berges d'un petit ruisseau, à un peu près une demi-toise du village. Celle-ci obligea Alenrick à effectuer un petit détour car le Gros Jojo, disait-on, avait coutume de pourchasser avec une faux quiconque passait dans sa propriété sans y avoir été invité. Alenrick n'arrivant pas à savoir si ceci était la vérité ou simplement une histoire à faire peur pour enfants, il préférait donc jouer la prudence et contourner les terres du gros bonhomme. Mais d'un coté, Alenrick se disait que considérant le poids de l'homme, celui-ci ne devait pas pouvoir courir plus de deux arpents sans tomber inanimé et même en admettant qu'il put s'élancer dans une course-poursuite, Alenrick, en tant que adolescent svelte, l'aurai vite semé. Toujours est-il que le jeune homme se retrouva au sommet d'une petite colline sur laquelle siégeait un magnifique chêne, plusieurs fois centenaire. Rien de plus agréable que de contempler le paysage alentour à l'ombre de cette beauté de Mère Nature ! Au pied de la colline coulait un petit ruisseau qui allait ensuite se perdre vers l'est, en direction de la propriété du Gros Jojo, une forêt s'étendait sur la gauche abritant la source du cours d'eau. Cette source était à l'origine d'une légende vieille d'une centaine d'année. Alenrick la connaissait bien pour l'avoir entendue bien des fois lors des veillées d'été : le mythe disait que par un frais matin de juin, l'aube à peine levée, un vieux fermier nommé Cadmus partit pêcher quelques goujons dans la source. Comme d'habitude, il installa tout son matériel et patiemment attendit quelques prises. C'est alors qu'il perçut, provenant des rochers près de lui, un sifflement strident. Guère inquiet car pensant qu'il s'agissait là d'une vulgaire vipère, Cadmus s'approcha du monticule de pierres qu'il frappa à l'aide d'un morceau de bois. Le sifflement augmenta d'intensité et bientôt, un énorme serpent bleu sortit de sa retraite et rampa entre les jambes du pauvre fermier, tétanisé. La créature poursuivit son chemin en ondulant sur le sol et rejoignit la source dans laquelle elle s'enfonça. Comme on s'en doute, le vieux Cadmus ne plia même pas ses bagages et se précipita chez lui où, dit-on, il resta enfermé pendant plusieurs jours.
Cette petite comptine avait toujours amusé Alenrick. Tout comme pour l'histoire du Gros Jojo, il n'arrivait pas à savoir si elle était vraie ou bien si elle avait été inventée de toute pièce afin que les enfants ne risquent pas de se noyer dans la source en s'en approchant de trop près. Alenrick était d'humeur téméraire aujourd'hui. Aussi, il décida de s'assurer si cette légende était fondée ou non. Au lieu de prendre la direction habituelle, il vira vers la gauche, en direction de la forêt et de la source. Il parcourut rapidement les deux arpents qui le séparaient de celle-ci et pénétra dans le chaleureux petit bois. Il remonta le cours du ruisseau qui serpentait entre les troncs jusqu'à la source. Alenrick, à l'âme romanesque, s'attendait presque à trouver les cannes à pêche du vieux Cadmus encore dressées au bord de l'eau. Bien évidemment, ne n'était pas le cas et seul un petit amas de pierres pouvait laisser penser que la légende n'était pas totalement fausse. Alenrick, quasi déçu, s'assit et contempla les grenouilles en plein concours de siestes. Bientôt, il les rejoignit malgré la fraîcheur de ce mois de mars.
Le jeune homme s'éveilla quelques minutes après. Les oiseaux chantaient toujours mais ils étaient accompagnés d'un léger sifflement. Alenrick se redressa et observa autour de lui. Il se leva, épousseta brièvement son pantalon et s'apprêta à partir mais quelque chose le retint. Le sifflement d'abord très léger, augmenta en puissance. Aussitôt, la légende réapparut dans l'esprit du jeune homme qui scruta de ses yeux noisette chaque cachette susceptible de dissimuler un gros serpent bleu, en vain. Le sifflement était toujours présent mais impossible d'en apercevoir l'origine. Alors qu'Alenrick s'apprêtait une deuxième fois à quitter la forêt, tout s'enchaîna très vite. Le jeune homme perçut du coin de l'oeil droit un éclair bleu suivit d'une brève mais forte douleur dans le bras droit. Un gros et bleu serpent venait d'y planter ses crochets. Na sachant que faire, plus apeuré que blessé, Alenrick ne bougea pas et regarda le serpent retirer ses dents de la chair qui cicatrisa presque aussitôt, puis s'effondrer sur le sol. L'animal commença à s'emmêler pour former une grossière sphère bleutée qui s'affina et ce qu'Alenrick ramassa était digne des plus grands orfèvres. Il tenait une magnifique sphère de verre aux reflets de l'eau qui mesurait dans les cinq pouces de diamètre et ne pesait presque rien. Désemparé, le jeune homme ne se posa pas de questions et se mit à courir en direction de chez lui, la sphère bien serrée dans sa main. Il se dit que ce serait aussi l'occasion de vérifier les rumeurs à propos du Gros Jojo : pour aller plus vite, il passerait par sa propriété.

Ou bien les rumeurs étaient fausses ou bien le Gros Jojo dormait encore mais dans tous les cas, Alenrick arriva sans gêne et d'une traite à l'herboristerie. Il entra en trombe dans le petit couloir criant essoufflé :
- Sidenham, Sidenham, le serpent... la légende... à la source... mordu... transformé... cette sphère...
Il la tendit à l'herboriste qui était accouru à sa rencontre. Celui-ci la prit et ordonna à Alenrick qui s'agitait en tous sens :
- Du calme ! Du calme ! Viens t'asseoir dans la salle pour tout me raconter.
Ils allèrent s'asseoir dans la salle et Alenrick commença à narrer ses péripéties à Sidenham. Celui-ci resta perplexe. Une fois que le jeune homme eût fini, l'herboriste lui appliqua une pommade sur sa morsure puis le silence s'installa, uniquement perturbé par le crépitement du feu de la cheminée :
- La légende était donc vraie mais voilà qui est étrange, déclara finalement Sidenham observant la petite sphère qu'il tenait entre ses doigts dont certains étaient encore rougis, je n'ai aucune explication mais je pense me renseigner auprès de personnes plus instruites en matière de magie, pourquoi pas mardi à la foire annuelle. D'ici là, garde cette sphère cachée et prends en soin, on ne sait jamais. Bon allez, à table maintenant !
Si Sidenham était un bon herboriste, il n'en était pas moins un très bon cuisinier et la poule qu'ils dégustèrent ensuite était si bonne que sa mort fut toute justifiée.

L'après midi fut occupée à la préparation de la foire qui aurait lieu donc mardi, soit le surlendemain. Sidenham désirant exposer ses produits, il dût avec Alenrick, préparer les diverses potions, objets, et ustensiles. Si Sidenham était actif et productif, Alenrick, quant à lui, semblait préoccupé par l'aventure du matin au point que Sidenham dût lui faire remarquer qu'il essayait de couper en rondelles des racines avec une petite cuillère. Ce dur travail dura jusqu'au coucher du soleil, heure à laquelle le reste de la poule de midi (inutile de préciser qu'il était maigre) fit encore bien saliver.
Sidenham s'apprêtait à aller se coucher quand Alenrick débarrassant la table, renversa la cruche d'eau. Jusqu'ici tout allait bien. Cela devint inquiétant lorsqu'il tendit la main par réflexe et que l'eau s'arrêta net à 10 pouces du tapis. Elle resta ainsi, figée dans sa chute, jusqu'à ce qu'Alenrick bougeât sa main tendue. Alors l'eau finit de tomber et gicla sur le sol.
- Ah oui, là c'est grave, déclara paisiblement Sidenham qui se tenait en face d'Alenrick.
Quant au jeune homme, il restait ébahi, regardant la cruche brisée et le tapis partiellement mouillé.
- Qu'est-ce... que... c'était ? balbutia-t-il en s'asseyant et passant une main dans ses cheveux châtains, l'esprit chamboulé.
Sidenham ne prit même pas la peine de ramasser les débris de cruche et s'assit à son tour, face à Alenrick.
- Quelles sont tes hypothèses, si tant est que tu en aies ? Mais enfin parle donc ! s'emporta le jeune homme devant l'air assuré de Sidenham.
Celui-ci sortit alors une longue pipe qu'il bourra de feuilles, sorties d'un petit pot aussitôt remis dans son ample habit, l'alluma et tira quelques bouffées.
- Eh bien disons que... j'ai quelques idées.
Il semblait prendre un malin plaisir à faire attendre Alenrick qui avait du mal à rester calme.
- Commençons par la base. Nous savons tous que la magie est fondée sur les quatre éléments : l'eau, l'air, la terre et le feu. N'importe quelle action magique s'effectue par interaction avec ces éléments.
La fumée grisâtre obscurcissait encore plus la pièce, seulement éclairée par une chandelle posée sur la table.
- Tout le monde n'est pas doté de pouvoirs magiques, poursuivit Sidenham, ni même au même niveau. Ainsi, certaines personnes vont être dotées de pouvoirs simples et d'autres plus puissants et complexes. Parmi ceux-là, les plus compétents sont les mages (aussi appelés sages). Ils sont au nombre d'environ quinze par Etat et forment ce qu'on appelle la Grande Assemblée.
Il avait déclaré ceci d'un ton neutre et lent, tout en tirant plusieurs bouffées de sa pipe.
- Oui et alors, aurais-je des pouvoirs que ce ne serait pas surprenant puisque que mes parents en ont ? demanda Alenrick, n'est-ce pas ?
- Oui en effet, mais si une personne est dotée de pouvoirs, ceux-ci s'expriment dès son plus jeune âge et se développent ensuite. Or toi, tu commets un acte de magie pas des plus simples à près de 17 ans et sans antécédent ! Voilà le problème.
Le silence s'installa, chacun semblait réfléchir sur le sujet.
- Et alors, qu'y a-t-il à faire ? demanda Alenrick.
- Selon moi, il n'y a pas lieu de s'alarmer. Toutefois, je me renseignerai après demain à la foire et nous aviserons. D'ici là, au lit !
Il rangea sa pipe rapidement et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il était dans sa chambre à coucher.
- Et la cruche ? demanda bêtement Alenrick encore assis.


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Message  Pacô Ven 22 Aoû 2008 - 9:39

Bon alors on va commencer par le côté moins drôle, c'est à dire, les fautes Wink. Par habitude, je cite tout le texte, mais bon vu que les fautes sont rares et le texte relativement long...
Alors:
-afin que les enfants ne risquent pas
-de ses yeux noisettes
-Il se dit que ce serait
Voilà, j'en ai peut être oublié, mais ce sont celles que j'ai remarquées Smile.

Alors, quant au style... Il est assez coulant (pas lourd quoi ^^), mais il y a quelques petites choses qui me dérangent... j'ai l'impression que tu utilises parfois trop un langage "parler"... Genre ça:
Ah, une herboristerie, on comprenait mieux à présent pourquoi de la fumée violette s'échappait du conduit de la cheminée.
Peut être vient-ce de moi, mais je n'aime pas trop la tournure de cette phrase.
Il y a quelques répétitions aussi. Comme le mot "rester". Je l'ai compté pas mal de fois...
Mais bon, par contre, j'aime bien l'histoire en elle même. Dis-moi, tu devrais lire le "Véritable Visage de la Lumière" toi xD. Les histoires des sphères, avec les quatre éléments, ça touche en plein dans ce qui m'intrigue Wink. Bon, je te rassure, ça ne traite pas du tout du même sujet... Donc, Alenrick sera l'adversaire de Turaniskuron (pas compliqué le nom déjà mdr)?
Voilà, voilà, j'attends donc la suite Wink.

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Message  der Träumer Ven 22 Aoû 2008 - 9:47

Alors pour les fautes, ça n'est pas fini ! Enfin, merci quand même de les relever.
Et le langage parlé, oui, c'est une mauvais habitude que j'essaie d'éliminer.

Pour ce qui est du "véritable visage de la lumière"... j'en envisage la lecture...^^

Enfin, pour ce qui est de Turaniskuron, ça vient du grec ancien "turanis" (τυρανις) qui signifie tyran et "kuron" (κυρον) qui signifie grand. Voilà. (A qu'est-ce qu'on ferait pas sans les langues anciennes??^^)

Ah, et j'oubliais, 1 livre = 500 grammes et pour les vieilles mesures, c'est par ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9s_de_mesure_%28Ancien_R%C3%A9gime%29#Longueur
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Message  ttania Ven 22 Aoû 2008 - 10:03

J'aime beaucoup ce genre de romans. Tu as un style très intéressant pour quelqu'un de ton âge, ça fait plaisir ... Je suis du même avis que Paco, il y a peu de fautes d'orthographe (même si il en a oublié une : ballade = poème, balade = promenade, à retenir ...) mais tu as le même défaut que la plupart des adolescents, il faut que vous mettiez des Ah, Eh, Ben et j'en passe dès que vous pouvez ! Very Happy Etant donné que ton récit maintient la plupart du temps un langage assez soutenu, le contraste est choquant. Mais les prémices de ton récit sont prometteurs.
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Message  Pacô Ven 22 Aoû 2008 - 10:07

Ah oui, aussi. Bien vu Tat' Wink.
Arf, le grec ancien, la langue que j'ai lâchée (honte sur moi? Embarassed). J'aurais pu comprendre la signification ^^'.
Oui, l'histoire paraît prometteuse... à suivre, à suivre Wink.

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Message  der Träumer Ven 22 Aoû 2008 - 10:33

Aller, la suite, petit chapitre...

Chapitre 2 : Des renseignements à la foire.

Le lendemain fut occupé, comme prévu, à la préparation de la foire. Avec l'aide de plusieurs habitants dont Alenrick et Sidenham, les étals, les décorations et toutes les autres installations furent rapidement disposées.
Ainsi, la foire annuelle débuta au lever du soleil tandis que les derniers marchands et exposants s'installaient. On avait vu durant toute la nuit et la veille, des caravanes entières se diriger vers Hippéron, au plus grand plaisir des aubergistes des villages voisins qui avaient vu leur chiffre d'affaires bien augmenter.
Alenrick décida d'explorer les rues avant que tout le monde prenne d'assaut les étalages et que Sidenham réclame son aide.
La foire s'étendait dans toutes les rues du village mais était surtout concentrée sur la place autour de la maison principale. Ce bâtiment, haut de plusieurs étages, était la résidence du bourgmestre et de ses conseillers. Ces derniers étaient répartis par deux ou trois à la gestion de différents domaines. Ainsi existait-il le bureau de la gestion des campagnes, de l'eau, de la sécurité, du bourg, de l'extérieur et plein d'autres. Le bourgmestre quant à lui était au sommet de cette organisation.
C'était donc une grande animation qui régnait sur la place quand Alenrick s'y présenta même si l'heure n'était que peu avancée. La foire étant libre, tout et n'importe quoi était exposé. Aussi, des étalages présentaient des collections de pierres précieuses, de tableaux, de poteries, de viandes, de légumes, de bijoux, de potions, et d'objets divers. Un homme accosta Alenrick tandis qu'il traversait une petite ruelle. Ce vieux marchand, à l'apparence sournoise, exhibait un long légume vert, vantant ses mérites:
- Regardez-moi ça, siffla l'homme, un des rares fruits de l'arbre sacré des elfes : une seule bouchée décuple vos forces durant plusieurs heures !
- Excellent ! Magnifique ! Mais mon oncle herboriste en a déjà, répondit Alenrick.
Mais il pensait intérieurement : Vieux fou ! Je sais encore reconnaître une courgette quand j'en vois une !
A l'occasion de la foire, les rues avaient été ornées de drapeaux, de guirlandes et d'autres décorations festives. A la sortie ouest du bourg, un champ avait été aménagé dans le but d'accueillir les tables et les bancs pour le déjeuner. La dernière table venait à peine d'être déposée que le Gros Jojo était déjà attablé à la première, se goinfrant de pain et de fromage, son visage rouge vif tellement il en enfournait dans sa grosse bouche.

Par la suite Alenrick revint près de l'herboristerie où il ne fut pas surpris de se voir appeler par Sidenham entouré, au point d'étouffer, par une myriade de femmes qui gloussait au sujet de tel ou tel produit.
- Bon Dieu ! Je vais y laisser ma peau ! s'écria l'herboriste une fois sorti du magasin, Alenrick remplace-moi quelque temps s'il te plaît. Je vais aller me rafraîchir.
Le jeune homme s'exécuta, passant du couloir à l'intérieur du magasin. Les gloussements augmentèrent d'intensité quand les femmes virent le jeune homme derrière le comptoir.
- Des herbes de Serrin, s'il vous plaît !
- La petite fiole bleue, merci !
- Et pour moi...
C'était maintenant une bonne quinzaine de mégères qui s'agitaient devant l'étal tels des vautours autour d'une carcasse.
Une fois cette horde déchaînée partie dévaliser d'autres malheureux marchands, Alenrick s'assit, espérant ne pas avoir d'autres clients. C'est alors qu'il le remarqua. De l'autre côté de la rue, sur un banc, était assis un homme à l'allure rabougrie, emmitouflé dans un long manteau de voyage brun. Seul ses deux yeux d'un bleu myosotis étaient visibles. Il marmonna quelque chose qu'Alenrick ne saisit pas :
- Je vous demande pardon ? lui dit celui-ci, je n'ai pas bien entendu ce que vous disiez vieillard.
L'inconnu se leva alors et sembla grandir. Il n'avait plus l'air d'un vieillard tandis qu'il s'approchait, ses lourdes bottes de cuir traînant dans la boue.
- Que puis-je pour vous ? demanda poliment Alenrick qui commençait à s'inquiéter, que désirez-vous ?
Pas de réponse. L'homme scrutait maintenant Alenrick de ses yeux intenses. Son regard le faisait frémir.
- Répondez maintenant ou allez-vous en ! s'écria Alenrick surpris de ses paroles.
L'homme lui faisait peur, le faisait frissonner et c'est avec soulagement qu'il le vit se détourner puis partir en direction de la maison principale, sans un mot.

Aucune nouvelle attaque de femmes ne fut à déplorer lorsque Sidenham revint fermer boutique durant le déjeuner.
- Un homme étrange est venu, déclara Alenrick à l'herboriste tandis qu'ils se rendaient au lieu prévu pour déjeuner, il portait un manteau de voyage, capuchon rabattu, je n'ai pas pu voir son visage, juste ses deux yeux bleus luisants.
Un frisson lui parcourut l'échine pendant qu'il se remémorait ce regard.
- Oui, je l'ai vu aussi, il semblait écouter ma conversation avec un ami lorsque je me suis renseigné sur la sphère.
Alenrick avait totalement oublié cette histoire et les paroles de l'herboriste ranimèrent sa curiosité mais aussi son inquiétude :
- Ah oui ! s'écria-t-il, et alors, qu'en est-il ?
- Rien, absolument rien, toutes les personnes que j'ai consultées n'ont jamais entendu parler de pareille chose, je passais presque pour un fou, répondit Sidenham en souriant, on m'a dit qu'un magicien réputé devait venir cette après-midi, spécialiste des objets magiques, nous essayerons de le rencontrer.
A ce moment là, le temps ne fut plus à la parole mais à la recherche d'une place dans la cohue qui régnait autour de l'espace à déjeuner. Ils trouvèrent néanmoins deux places mais hélas, à proximité du Gros Jojo qui avait dû bien engraisser depuis le matin.
- Ah tiens, voilà le vendeur d'herbe et son neveu ! s'écria-t-il en essuyant ses grosses mains grasses sur son vêtement sale.
- Ta sottise a autant engraissé que ta panse, répliqua Sidenham mettant un terme à la discussion, et c'est peu dire !
Pour seule réponse, le gros bonhomme saisit une cuisse de volaille et commença à la dévorer en fronçant les sourcils.
Les longues tables de bois étaient recouvertes de nombreux plats (au plus grand plaisir du Gros Jojo) : Viandes froides, côtes de boeuf, de porc, rôtis, saucisses, saucissons, gigots d'agneau, civet de chevreuil, lapins, sanglier, charcuterie et autre salaisons étaient à l'honneur.
Les convives firent bonne chère quelque peu dérangés par les grognements du Gros Jojo :
- L'autre jour, l'Albert Longues-Jambes est venu tuer un lièvre à une perche d'arpent dans mes terres. Heureusement pour lui qu'il avait de longues jambes et un arc sinon je l'aurais coupé à la faux !
Fort heureusement, après qu'il eût pesté pour la centième fois, un ami à Sidenham vint prévenir ce dernier que le magicien désiré était arrivé.
L'herboriste et Alenrick quittèrent donc leur table pour aller s'asseoir en face du magicien, seul à l'extrémité d'une table. Sidenham lui servit un peu de vin pendant qu'il se rassasiait d'une entrecôte.
Après avoir été remercié, l'herboriste lui demanda :
- Parait-il que vous avez une forte connaissance en magie ?
Le magicien mâcha lentement sa viande avant de sourire puis répondre :
- C'est possible...
Il semblait prendre plaisir à les faire attendre. Ses petits yeux étincelaient derrière ses petits lunettes de fer. Il caressa une courte barbe grisonnante avant de poursuivre.
- Oui, et que puis-je pour ces messieurs ?
Sidenham raconta alors toute l'histoire aidé d'Alenrick. Leur auditeur restait attentif tout en buvant et mangeant.
- La sphère est à l'herboristerie, si vous voulez la voir..., termina Sidenham.
Le magicien avait à présent fini de déjeuner et déclara :
- Votre histoire m'intrigue, si jamais vous n'êtes pas tous les deux fous, je serais très intéressé de voir la sphère en question.
Sur ce, tous se levèrent et le magicien ayant réajusté sa cape, ils se dirigèrent vers l'herboristerie.

Assis dans le salon, le magicien ne cessait de retourner entre ses doigts la petite sphère tout en l'observant attentivement.
- Voilà qui est fort intéressant, je n'ai encore rien vu de semblable, déclara-t-il enfin.
Durant toute l'observation, Sidenham et Alenrick étaient restés silencieux tout en digérant.
- Emettez-vous des hypothèses néanmoins ?
Le magicien réfléchit quelques instants puis déclara :
- Oui, eh bien, si ce jeune homme possède des pouvoirs magiques depuis qu'il est entré en contact avec ce serpent puis cette sphère, c'est que le serpent ou cette sphère lui ont donné ces pouvoirs...
L'herboriste et le jeune homme étaient abasourdis par cette implacable déduction. Le silence s'installa rompu quelques minutes plus tard par le rire du magicien :
- Voilà une grande déduction n'est-ce pas ? continua-t-il, non sérieusement, cette histoire me paraît inquiétante... Tout d'abord, cette créature, ce serpent, n'existe pas à l'état naturel et a dû être créé par magie. Ensuite sa transformation en sphère confirme cette idée et ajoute une nouvelle question : qu'est cette sphère ? Et enfin, ce don de pouvoir par elle est fort étrange. Mais il faut que je vérifie encore quelque chose : jeune homme, voulez-vous tendre une main ouverte vers ces braises - il désigna la cheminée - et imaginez qu'un feu en jaillit.
Alenrick, intrigué, s'exécuta mais rien ne se produisit.
- Hélas, c'est bien ce que je craignais ! s'écria aussitôt le magicien, les pouvoirs attribués ne concernent que l'eau. Etrange !
- Que devons-nous faire ? demanda Sidenham.
Le magicien réfléchit quelques instants et déclara enfin :
- Ce serai une folie de ne rien faire. Par conséquent, je vous conseille de vous rendre à la capitale. En effet, un ami du nom d'Oskenfeld qui est un sage-homme pourra réellement vous renseigner. Mais hâtez-vous ! Il devrait y arriver le 27 mars soit dans une semaine et ce pour quelques jours uniquement.
- Bien, dit Sidenham, nous devrions pouvoir faire route d'ici deux jours.
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Message  Darwin Ven 22 Aoû 2008 - 11:35

Pacô a écrit:Alors, quant au style... Il est assez coulant (pas lourd quoi ^^), mais il y a quelques petites choses qui me dérangent... j'ai l'impression que tu utilises parfois trop un langage "parler"... Genre ça:
Ah, une herboristerie, on comprenait mieux à présent pourquoi de la fumée violette s'échappait du conduit de la cheminée.
Peut être vient-ce de moi, mais je n'aime pas trop la tournure de cette phrase.
Hum, pour le moment, perso c'est LE gros défaut que je t'ai relevé pour le VVL Wink

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Message  Pacô Ven 22 Aoû 2008 - 11:51

Euh, l'orthographe peut être... mais les Ah et les eh, ils sont rares...

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Message  Darwin Ven 22 Aoû 2008 - 12:30

Moi je parle de mots appartenant au langage familier, ce qui s'inscrit aussi dans le langage parlé. De mémoire, j'avais noté qu'on dit pas qu'une voiture "se ramasse des gravats" Wink

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Message  der Träumer Ven 22 Aoû 2008 - 13:16

Euh... je vais peut-être passer pour un idiot mais vous entendez quoi par VVL ? Very Happy
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Message  Pacô Ven 22 Aoû 2008 - 14:26

Lol, non, c'est plutôt nous qui sommes dans notre monde...
VVL = Véritable Visage de la Lumière...
Tu avoueras que l'abréviation est plus pratique ^^'.

Et Darwin, si tu as des commentaires sur mes textes, va donc les faire vers le topic de vvl, pas ici voyons. On ne va pas polluer son topic avec mes misérables textes xD.

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Message  Darwin Ven 22 Aoû 2008 - 16:01

Ouais, j'irai faire une croûte dessus quand j'aurai fini, c'était ta remarque qui a inspiré la mienne ^.^

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Message  der Träumer Ven 22 Aoû 2008 - 16:20

Chapitre 3, plus long celui-ci... Donc en deux parties...

Chapitre 3 : Prévus et imprévus.

Sidenham ne s'était pas trompé : le 22 mars, 10 heures, la clef tournait dans la serrure de l'herboristerie.
- Sommes-nous obligés de partir ? demanda Alenrick qui connaissait déjà la réponse.
Sidenham soupira.
- Oui, pour la énième fois. On ne plaisante pas avec la magie et plus vite nous saurons de quoi il s'agit, mieux ce sera.
Leurs bagages étaient modestes, Sidenham pensait en effet faire halte à l'auberge de Sasume afin de se réapprovisionner. Aussi partirent-ils avec quelques viandes salées, de quoi dormir et un petit poignard, au cas où.
Selon l'herboriste, en allant à bonne allure, ils devraient atteindre Sasume dans deux jours. Tandis qu'ils approchaient de la sortie du village, ils virent, sortant d'une habitation, le Gros Jojo.
- Voilà qui arrive fort mal, dit tout bas Sidenham à Alenrick, nous n'avons pas le temps de bavardiller.
C'est alors que le gros bonhomme les vit :
- Héla ! Héla ! Voyez, l'empoisonneur s'en va ! Quelle heureuse nouvelle, nous voilà sauvés ! cria-t-il dans la rue.
Certains villageois étaient maintenant à leur fenêtre attendant sans doute une rixe.
- Je suis désolé de te l'apprendre mais je devrais être de retour dans un mois, répliqua Sidenham, et alors je te conseille de surveiller tes verres, il est possible que j'y glisse quelques gouttes de poison !
La populace s'esclaffa devant l'air déconfit du Gros Jojo qui regardait Sidenham et Alenrick sortir du village.

Le temps étant agréable et les routes de bonne qualité, ils avancèrent rapidement et le soir ils avaient atteint l'embranchement près du Grand Bois.
- Nous allons passer la nuit ici, déclara Sidenham en montrant un petit renfoncement à quelques mètres de la route. Tandis qu'il installait le petit campement, Alenrick partit chercher du bois non loin et revint rapidement avec un petit fagot. Ils commencèrent à dîner tandis que la nuit tombait, froide et très noire. La lune était à son premier quart et n'éclairait que très peu les ténèbres nocturnes. Alors qu'ils étaient confortablement installés sous leurs couvertures et autres linges, Alenrick entendit quelque chose -ou quelqu'un- émerger des buissons à environ deux perches-du-roi face à lui. Il ne bougea pas et observait la scène les yeux mi-clos. Une ombre surgit des broussailles. Pas très haute, elle se mouvait presqu'en rampant vers l'endroit ou le feu avait brûlé quelques heures auparavant. La chose se trouvait à présent à moins d'une toise d'Alenrick. Ce dernier s'aperçut alors qu'il s'agissait d'un être difforme mais très semblable à un petit et rachitique homme. Il était presque nu et avait la peau verdâtre assez odorante. C'est alors que Sidenham émit un ronflement un peu bruyant et la créature s'aperçut alors que ce qu'elle avait pris pour des souches étaient en réalité deux êtres vivants. Elle partit en clopinant, s'aidant aussi bien de ses mains que de ses pattes pour se déplacer. Elle disparut par où elle était venue.

En s'éveillant au lever du jour, Alenrick trouva Sidenham en train de raviver le feu. Immédiatement, le souvenir de la créature resurgit dans sa mémoire.
- Sidenham, peut-être n'était-ce qu'un rêve, mais il m'a semblé que la nuit dernière, une créature étrange est venue farfouiller près de nous.
- Quel genre de créature ? demanda celui-ci.
Alenrick lui décrit alors l'animal tel qu'il s'en souvenait et Sidenham ne parut pas surpris.
- Oui, tu as rencontré la Bête !
- La Bête ?!
Sidenham gloussa devant l'air surpris d'Alenrick. Ce dernier ne s'attendait certainement pas à une telle réponse.
- Viens prendre ton petit déjeuner et pour l'histoire de la Bête, tu devras attendre ce soir que nous soyons à l'auberge.
Après une paisible journée de marche, ils atteignirent le village de Sasume, très semblable à celui d'Hippéron. Ils se rendirent à l'auberge de « L'anguille glissante » peu avant la nuit. Ce bâtiment était long et haut de deux étages, une annexe pour les chevaux et les poneys était rattachée à celui-ci. Les fenêtres étaient tellement crasseuses qu'on ne pouvait pas voir à l'intérieur. Sidenham poussa la lourde porte de bois et suivi d'Alenrick, il pénétra dans l'auberge. L'atmosphère qui y régnait était chaude mais enfumée par les pipes que fumaient les clients. En face de l'entrée se trouvait le comptoir. Un homme de petite taille, bien portant et en bonne partie chauve s'affairait à servir les bières et les repas. Sur la gauche s'étendait la salle au parquet de bois poussiéreux, une cheminée était installée contre le mur du fond près d'un escalier menant aux étages. Des tables rondes entourées de chaises étaient éparpillées aléatoirement dans l'ensemble de la salle. Sidenham et Alenrick s'approchèrent de l'aubergiste qui leur dit aussitôt :
- Bonsoir messieurs, en quoi puis-je vous être utile ?
Sa voix était faible et essoufflée, correspondant parfaitement à son visage rougi par la chaleur.
- Nous souhaiterions passer la nuit ici et nous réapprovisionner en nourriture pour la suite de notre voyage. Nous voudrions aussi dîner. Une chanson s'éleva soudain d'une tablée en entraînant d'autres. Une fois cela fini l'aubergiste appela :
- Dosdecloche ! Deux repas et vite !
- Oui patron ! répondit une voix provenant des cuisines auxquelles on accédaient par une porte située derrière le comptoir.
- Comme c'est la foire à Hippéron, peu de chambres sont libres, mais vous n'avez qu'à utiliser la 6 et la 7, les deux dernières. Pour vos provisions, je vous préparerai cela pour demain à l'aube, poursuivit l'aubergiste.
Sidenham approuva puis accompagné d'Alenrick, il s'installa à une table près de la cheminée.
Le repas leur fut apporté ainsi que les clefs des chambres. Ils mangèrent avec appétit tout en discutant de leur voyage :
- D'ici deux jours nous devrions atteindre Ralmoc, le village près du lac. Nous irons alors vers l'ouest en direction de la capitale Galmin, annonça Sidenham.
- Ne serait-il pas plus court de passer par le Grand Bois et ensuite partir droit vers la capitale ?
Sidenham regardait le feu crépiter et sortit sa longue pipe qu'il alluma.
- Plus court, certes, mais pas plus rapide, ces bois sont escarpés et des animaux dangereux pourraient s'y trouver. Non, nous suivrons la route.
- Quand tu parles d'animaux, penses-tu à la Bête ?
L'herboriste ricana avant de déclarer :
- Je ne pensais plus à te raconter l'histoire, heureusement que tu me le rappelles. La Bête n'est que peu dangereuse comme tu vas le voir.
Tous deux se calèrent confortablement sur leur chaise et Sidenham débuta son récit :
- Il y a fort longtemps, alors que les grands royaumes n'existaient pas encore et que les terres étaient encore peu habitées, un homme dont on a depuis longtemps perdu le nom habitait près de Rivana, où se trouve aujourd'hui Hippéron. Cet homme avait la faculté de se transformer, quand il le désirait, en une sorte de créature rabougrie mais puissante et à l'apparence idiote mais en réalité très rusée.
Une nouvelle chanson s'éleva, interrompant momentanément le conte de Sidenham.
- Ainsi il vécut, reprit-il, sans problème jusqu'au jour ou des hommes venus du nord bâtirent Galmin et d'autres villages comme Hippéron. Les nouveaux arrivants furent hostiles à l'Homme-Bête et il en assassina beaucoup mais certains essayèrent de le tuer et il fut contraint de s'enfuir au sud, dans le Grand Bois.
L'herboriste marqua une courte pose avant de poursuivre.
- Il vécut alors presque toujours sous sa forme bestiale ce qui lui valut le nom de Bête. Il s'aperçut alors que sous son apparence de bête, il vieillissait sans s'affaiblir, pendant près de 700 ans on entendit parler de lui. Et puis un jour, plus rien. Les voyageurs disaient ne plus le voir, même ceux qui allaient dans le bois.
L'auberge commençait à se vider laissant le calme revenir.
- Qu'est-il devenu ? Est-il mort ? Et l'autre nuit alors ? demanda Alenrick.
- Du calme, ça vient. Ainsi, durant une bonne année, nul n'entendit une rumeur sur la Bête, or soudain, plusieurs déclarèrent l'avoir vu, mais il ne semblait plus le même. Il paraissait plus jeune et plus vif, certains pensèrent qu'il était mort et qu'il s'agissait de son fils. Le fils de la Bête. Depuis, il est courant pour les voyageurs qui passe à proximité du Grand Bois de l'apercevoir.
Sidenham s'arrêta et l'aubergiste vint ramasser les reliques du repas et demanda à quelle heure ils prendraient le petit déjeuner. L'herboriste répondit aux environs de six heures et poursuivit une fois l'aubergiste partit :
- Voilà toute l'histoire, c'est la Bête que tu as dû voir, ou tout du moins son fils. Allons nous coucher à présent, il faut partir tôt demain.
Ils se rendirent donc dans leur petite chambre bien aménagée et s'endormirent presque aussitôt.

Alenrick se réveilla le lendemain matin au son de voix et de cris dans la rue. Il se leva de son lit douillet et après s'être habillé, il ouvrit les volets afin de jeter un coup d'oeil dehors. Des villageois transportaient des tonneaux, des morceaux de bois, certains étaient équipés d'armes comme des arcs, des épées, des tromblons ou encore des mousquets.
- Qu'est-ce donc ? pensa Alenrick, à croire que nous sommes en guerre !
Il descendit hâtivement et rejoignit Sidenham qui déjeunait. Celui-ci, ayant remplacé depuis le départ ses vêtements aux couleurs si chatoyantes pour des habits de voyage, semblait plus morne et moins gai.
- Que se passe-t-il dans les rues ? demanda aussitôt Alenrick après s'être assis, on dirait que nous sommes en guerre...
Il commençait à manger avec appétit tandis que Sidenham lisait le petit journal du village.
- Qui sait ? répondit celui-ci, ce sont eux aussi qui m'ont tiré du sommeil, mais quand je suis arrivé ici, j'ai trouvé l'aubergiste qui m'a salué depuis son comptoir et indiqué le petit déjeuner et avant même que j'aie pu lui demander quoi que ce soit, il avait disparu.
A peine avait-il terminé sa phrase que l'aubergiste arriva. Il était en sueur, la peau écarlate. Il vint vers eux.
- Eh bien l'ami que vous arrive-t-il ?
- Des bandits ! Ils ont encerclé le village cette nuit et réclament vingt tonneaux de pièces d'or avant le coucher du soleil, sinon ils pillent tout ! Alors on prépare des barricades et des armes pour ce soir -ou plus tôt- qui sait.
Sidenham et Alenrick ne s'attendant nullement à pareille réponse, furent très surpris.
- Mais... Vous voulez dire... Qu'on ne peut plus sortir du village ? balbutia Sidenham.
- A moins de vouloir vous faire lyncher par ces truands, non ! répondit l'aubergiste qui s'était assis près d'eux, pourrez-vous nous aider ce soir, nous vous prêterons des armes.
- Sans aucun problème ! s'écria Sidenham, nous allons leur montrer de quel bois nous nous chauffons !
- Nous avons bien essayé de demander de l'aide au village voisin mais le messager a été capturé ! Et la garde n'est composée que de cinq soldats ici, alors que les bandits sont au moins une cinquantaine !
- Très bien ! s'exclama Sidenham en se levant brusquement, allons les accueillir chaleureusement !

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Message  Pacô Ven 22 Aoû 2008 - 16:41

Je te conseillerai de ne pas tout mettre tout de suite... si tu veux que certains membres lisent. Les gros morceaux peuvent effrayer.
Je suppose que seule la première partie devrait suffire pour le moment Wink.

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Message  Pacô Dim 24 Aoû 2008 - 10:24

Bon, je vais te découper ton chapitre en plus équilibré puis je déplacerai le tout après ce post... Ce sera plus simple pour les lecteurs Razz.
Comme d'hab', on commence par les fautes:

-des cuisines auxquelles on accédaient
-ramasser les reliques du repas (restes? "reliques" me paraît inapproprié pour un repas...
-une fois l'aubergiste partit
C'est donc peu pour un tel passage ^^'.

Par contre l'histoire, je la trouve rudement bien menée Wink. J'adore ! On reconnaît très bien le genre fantastique. Toutes les qualités requises s'y trouvent ^^'. Les légendes, les quêtes, les ptits soucis des villageois... Tout.
J'aime beaucoup. Peut être décrirais-je un peu plus le voyage entre le départ et le village attaqué...
Bref. Je vais te commenter la suite...

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Message  Pacô Dim 24 Aoû 2008 - 10:27

Chapitre 3, partie 2...


Durant toute la matinée, Sidenham, Alenrick et les villageois s'affairèrent à l'édification des barricades avec des tonneaux, des planches, des cageots... et au recensement des armes et des défenseurs. A l'heure du déjeuner, les bandits rôdaient toujours autour du village. Ils étaient équipés d'arcs mais aussi d'armes à feu et parfois de chevaux. Les quelques cent hommes volontaires au combat furent invités à déjeuner dans l'auberge et sur la terrasse de celle-ci. Avant de manger, le chef de la garde, un homme de grande taille, habillé à la manière des chefs militaires -bottes à revers, hauts-de-chausse, grande veste bleu avec chemise de lin blanche et chapeau tricorne- demanda à intervenir auprès des insurgés et après être monté sur un caisson de bois, il déclara haut et fort :
- Chers amis, nous allons livrer duel à ces bandits ce soir. Nous ne savons pas pourquoi ils ont décidé de s'en prendre à notre village hormis pour leur réclame d'or. Néanmoins, nous allons faire valoir nos droits et défendre, même si mort il devait y avoir, nos femmes et nos enfants.
Plusieurs clameurs s'élevèrent de la foule ainsi que des applaudissements.
- L'ennemi semble bien armé : il dispose d'armes à feu tels des mousquets ou des pistolets mais même à l'arc nous nous défendrons ! Après ce repas, vous viendrez par groupes de cinq à l'appel de votre nom dans l'auberge afin de vous voir assigner un poste de défense et des armes. Sachez, pour ceux qui ne le sauraient pas, que les femmes et les enfants ont été mis à l'abri à l'intérieur des habitations les plus au coeur du village. Sur ce, je vous souhaite un bon appétit !
Mais le coeur comme l'estomac n'y était pas et le repas n'eut pas grand honneur.
Comme prévu, par la suite, l'auberge fut aménagée en quartier général et les hommes réunis sur la place attendaient la mention de leur nom pour rentrer. Ils en ressortaient avec des armes et allaient à un endroit précis du village. Alenrick et Sidenham attendaient sur un banc, sur la place parmi les belligérants. Ils ne s'attendaient pas à être appelés mais attendaient la fin pour se renseigner sur leur rôle.
L'après-midi était déjà bien avancée quand le chef de la garde et l'aubergiste sortirent et vinrent vers eux.
- J'ai appris que vous étiez volontaires pour combattre ce soir, me tromperais-je ?
Sidenham se leva et se tint devant le chef :
- Nullement monsieur, nous désirons en effet combattre.
- Dans ce cas vous défendrez avec quelques hommes le côté ouest, le côté du Grand Bois. Le terrain est assez plat et avec un peu de chance vous pourrez vous échapper.
- Vous garderez près de vous vos provisions que je vous ai préparées et dès la voie libre, hop ! Filez ! , intervint l'aubergiste.
- C'est entendu, déclara l'herboriste, mais il nous faut des armes.
- C'est par ici, dit le chef en les invitant à rentrer dans l'auberge.

Comme il avait été décidé, Alenrick et Sidenham surveillaient le côté ouest du village avec quelques autres hommes. Deux se tenaient avec l'herboriste et le jeune homme, adossés aux murs de deux chaumières. Une barricade haute d'environ un mètre, faite de chaises, de tonneaux, de caisses et autres meubles joignait les deux habitations et interdisait le passage. Sidenham et les deux villageois avaient des armes à feu auxquelles ils avaient attaché un poignard en baïonnette. Alenrick quant à lui, s'était vu remettre un arc de fabrication simple avec un carquois rempli d'une dizaine de flèches, attaché sur son côté droit tel un fourreau. Il avait également le petit couteau qu'il avait emporté, caché sous ses vêtements. Si Alenrick portait son carquois sur le côté, c'est parce qu'il fallait que son dos puisse accueillir un des deux sacs posés à côté de lui lorsqu'ils tenteraient de fuir avec l'herboriste. En effet, à un arpent et demi de la barricade s'étendait le Grand Bois. Le sol était presque totalement plat mais quelques arbres et buissons y poussaient, signes annonciateurs de la forêt mais également bonne protection pour les bandits. Le silence régnait dans le village comme aux alentours. Pas un oiseau ne chantait, pas une vache ne meuglait, pas un enfant ne pleurait. Alors que le soleil descendait vers l'horizon, derrière la forêt, les bandits commençaient à se placer. On entendait des sons de sabots sur la terre et le hennissement des chevaux, son perçant au milieu du silence. Deux renégats arrivèrent alors face au petit groupe de défenseurs et vinrent se placer, l'un accroupi derrière un tronc d'arbre mousseux couché au sol et l'autre au pied d'un arbre, derrière un buisson épais. Ils étaient vêtus simplement mais leurs vêtements de couleur gris et vert les confondaient assez bien dans le paysage. Leur équipement armé contrastait en revanche fortement avec leur pauvre apparence : ils avaient en main de lourdes carabines telle la garde personnelle du roi.
- Il y a quelques bizarreries là-dessous, déclara un homme barbu qui se mettait en position derrière la barricade, des bandits qui nous attaquent c'est déjà surprenant mais des bandits mieux équipés que l'armée royale, c'est incroyable !
- Tu as raison Jack, répondit le deuxième homme, il y a quelques sorcelleries par ici et je me demande bien de...
- Chut ! Ecoutez ! coupa Sidenham qui comme Alenrick se mettait à couvert, on parle.
En effet, des éclats de voix provenaient de l'autre côté du village mais le vent ne permettait pas d'entendre beaucoup. Alenrick discerna néanmoins deux voix différentes dont celle du chef de la garde.
- On ne leur a pas donné la somme requise, ils vont donc passer à l'attaque, dit le jeune homme.
- Qu'ils viennent ! s'écria Jack en pointant son arme en direction du bandit derrière l'arbre.
Un coup de feu retentit alors au loin et de nombreux suivirent, se mêlant aux cris des hommes. De leur côté, Sidenham et les deux hommes tirèrent à leur tour mais les bandits réfugiés n'eurent rien à craindre. Tandis que les défenseurs rechargeaient leurs armes de poudre, les assaillants ouvrirent le feu. Les lourdes balles que crachaient leurs armes vinrent s'encastrer dans le bois des chaises et des tonneaux, en faisant gicler des morceaux. Alors que les hommes s'apprêtaient à tirer de nouveau, Alenrick banda son arc en veillant à bien rester à l'abri. Quand les autres tirèrent et qu'une petite fumée forma un fin écran au-dessus de la barricade, il lâcha la corde de son arc et la flèche partit mais vint se figer dans la souche à deux mètres du bandit, qui sourit devant ce tir.
- Pas facile le tir à l'arc, dit Jack, bon Dieu, on va les avoir !
- J'aimerais bien que le Gros Jojo soit là avec sa faux, dit Alenrick à Sidenham.
- D'abord on tue, ensuite on discute ! répondit celui-ci qui s'apprêtait à tirer encore une fois.
Par chance, cette nouvelle vague de tir eut plus de réussite. Le bandit qui se trouvait partiellement caché debout derrière l'arbre reçut le coup de Jack dans la jambe et vacillant de côté, il se trouva totalement à découvert et reçut la balle de Sidenham dans le torse.
- Hourra ! s'écria tout le petit groupe.
Mais des cris et des bruits laissaient penser que les défenses ailleurs commençaient à céder et une course contre le temps s'engagea alors pour Sidenham et Alenrick.

Le cadavre du bandit gisait au pied de l'arbre depuis plusieurs minutes et le deuxième bandit ne semblait pas décidé à le rejoindre. La tension montait car il était alors certain que les assaillants avaient investi une partie du village. Si Alenrick et Sidenham ne partaient pas maintenant, il serait trop tard.
- Tu vas crever pourriture ! s'écria Sidenham de plus en plus mal à l'aise.
Mais rien n'y faisait. Le bandit, retranché derrière sa souche ne daignait pas lâcher prise et les réserves de poudre s'amenuisaient qui plus est !
- C'est fini, on est fait ! désespéra l'herboriste tandis que les tireurs se faisaient de moins en moins précis.
C'est alors que, plus par chance que par compétence, une flèche toute fraîchement tirée par Alenrick vint s'enfoncer dans la chair fraîche de l'épaule du renégat. Il se leva presque immédiatement et déguerpit sans doute vers un endroit où il pourrait être soigné sans que les tireurs puissent l'atteindre.
- Vite, vite ! Partez ! s'écrièrent Jack et son collègue à l'adresse de Sidenham et Alenrick.
Ils ne les firent pas attendre. Alenrick quitta son carquois et abandonna son arc car il craignait en réalité d'être gêné dans sa course. Bientôt ils eurent les sacs sur le dos et enjambaient la barricade.
- Ne voulez-vous pas venir ? proposa alors Sidenham.
- Non, non, répondirent à l'unisson les autres, nous ne pouvons pas vous suivre, partez !
Et ils partirent. Ils coururent en direction du bois tandis que la nuit approchait. Jetant un regard derrière, Sidenham vit que Jack était encore derrière la barrière et les couvrait. Fort heureusement ! Au même moment l'herboriste et Alenrick entendirent un hennissement sur leur droite. Un cavalier venait d'apparaître, deux petits pistolets en main. Son cheval à robe souris s'approchait en galopant, grande monture effrayante dans le tombant de la nuit. Ils se pressèrent derrière un arbre se préparant à la riposte mais avant même que les armes fussent prêtes, plusieurs coup de feu retentirent. Le cavalier avait tiré à la fois vers Sidenham et Alenrick et aussi en direction de Jack. Celui-ci s'était préparé et il atteignit le bandit en pleine poitrine qui s'abattit dans l'herbe, son cheval continuant. Cette dernière menace écartée, l'herboriste et le jeune homme atteignirent la lisière du Grand Bois et jetant un dernier coup d'oeil derrière eux, ils virent la silhouette du village dans la nuit d'où s'échappaient des cris de souffrance et de terreur.

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Message  der Träumer Dim 24 Aoû 2008 - 15:15

Merci pour ce redécoupage que j'avais la flemme de faire. Il faut dire que j'ai fusionné des chapitres et maintenant ça donne des gros morceaux...

Face à ton enthousiasme Pacô, je citerai le slogan d'une publicité pour un pain de mie je crois : "ravi que ça vous plaise!" Very Happy
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Message  Pacô Dim 24 Aoû 2008 - 19:24

Whoua, sérieux, c'est vachement prenant. Enfin, jsuis bien rentré dedans quoi... J'en ai mm délaissé mes conversations msn, ô combien intéressante mdr.
Nan, sérieusement, j'ai beaucoup aimé la fin du chapitre. C'est écrit d'une façon qu'on n'en a pas marre du tout =).
Enfin... en plus, j'ai pas eu le temps de repérer des fautes par contre... Donc je ne peux que te parler de l'histoire.
Peut être aurais-tu du faire mourir quelques villageois aussi... même si à la fin on comprend que les villageois vont pas bien résister. On se demande aussi qui est le Roi... S'il est gentil ou pas, et tout et tout. Remarque, dans Eragon, les premières pages aussi on se demande si au début le roi est gentil ou pas xD. (enfin pour mon cas ...).
Voilà, moi j'veux la suite !!!

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Message  nathan 44 Dim 24 Aoû 2008 - 20:28

ton récit est vraiment passionnant je lirais les deux autres chapitre après mais en terme de critique elle seront tous positives . ON se prend directement à l'histoire et des le prologue on a envi de savoir ce qu'il va se passer ( un peut logique je l'avou Very Happy ) en gros ton récit est super Very Happy

merci pour ton message je vais revoir mon début de roman en m'aidant un peut de ta façon d'écrire ( si tu me le permet )
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Message  Pacô Dim 24 Aoû 2008 - 21:31

Le forum sert à ça... partager le talent Wink.

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Message  Saroue Lun 25 Aoû 2008 - 13:05

Ouaah, j'ai adoré ! Dès le début c'est prenant, on entre directement dans ton univers. On ne retrouve plus beaucoup ce style d'écriture, c'est dommage.. Je vais sûrement dire une bêtise, mais Sidenham me fait penser à Sherlock Holmes, et Alenrick à Watson, en un peu plus curieux et perturbé ^^
La suite !!
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Message  der Träumer Lun 25 Aoû 2008 - 13:42

Ah ! Sherlock et Watson ! Autant Eragon et Brom j'aurais compris mais là j'avoue que ça me dépasse... Smile
Bref, je vous remercie pour vos réactions très enthousiastes. C'est la première fois qu'il y en a autant. Very Happy
La suite arrive, et ce n'est pas fini, 17 chapitres attendent encore au chaud...
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Message  der Träumer Lun 25 Aoû 2008 - 13:45

Chapitre 4 : La traversé du Grand Bois.

Le feu éclairait à peine la petite clairière dans laquelle ils s'étaient installés. La forêt qui s'étendait au-delà était sombre et inquiétante, son froid brumeux perçant même d'épais vêtements.
- Je me demande si on a bien fait d'allumer un feu, dit Alenrick qui se réchauffait à côté, certes il nous réchauffe mais il peut aussi nous faire repérer.
- Mais oui ! S'écria Sidenham qui commença à étouffer le feu avec de la terre, tu as raison, je n'y avais pas pensé ! Eteignons ça tout de suite !
Bientôt, les ténèbres de la nuit envahirent la petite clairière et Alenrick et Sidenham se retrouvèrent plongés dans le noir.
Un corbeau lança un cri glacial et s'envola dans la nuit sans lune.
- Reste assis près de moi, ordonna l'herboriste à Alenrick.
Le jeune homme se rapprocha de son oncle, armé du petit poignard. Un vent léger vint agiter les feuilles au-dessus de leur tête et quelque chose remua dans les broussailles aux alentours, faisant sursauter Alenrick.
- Ne bouge pas, lui murmura Sidenham, je vais tenter d'allumer un feu avec la magie.
Il s'exécuta et bien vite quelques flammes apparurent sur un petit fagot de bois posé près de lui. Ils se levèrent, l'un avec son couteau à la main et l'autre avec son fusil. Alenrick plissa les yeux et reconnut , au centre de la clairière, un lièvre de haute stature qui, soudain s'enfuit à vive allure dans les bois. Ce qui surpris alors Sidenham et encore plus Alenrick, ce fut l'animal qui le chassait et qui, s'apercevant de la présence des deux hommes, s'arrêta brusquement au milieu du terrain découvert.
- Ma parole, mais c'est la Bête ! s'écria Sidenham stupéfait.
A ce cri, celle-ci, apeurée, s'enfuit dans le noir de sa manière simiesque.
- Crois-tu qu'elle soit dangereuse ? demanda Alenrick une fois le calme revenu.
- Non, elle risque juste de venir tenter de nous voler de la nourriture. Au fait, on a de la corde ?
- Peut-être bien que oui, je crois qu'il doit y en avoir au fond du sac.
Une chouette hulula au loin et un bruit bizarre provenant du village l'accompagna.
- Bien, dormons à présent, déclara Sidenham qui éteignit le petit feu.

Un fin rayon de soleil vint réchauffer le visage endormi d'Alenrick. Ce dernier s'agita, se réveilla et s'assit dans ses couvertures. Il fit un tour d'horizon du regard et s'aperçut que Sidenham n'était plus là, son lit de fortune vide. La fine rosée du matin avait envahi la clairière. Alenrick se leva et, se dirigeant vers l'ancien foyer, il vit nettement inscrit dans la cendre mêlée de terre : "je reviens sous peu. S." Une fois rassuré quant au sort de l'herboriste, il fouilla dans un sac afin d'y trouver quelques gâteaux secs à grignoter. Ils étaient quelques peu mous à cause de l'humidité mais ils firent l'affaire.

Sidenham revint quelques minutes plus tard traînant derrière lui, attachée à une corde, la Bête. Celle-ci couinait comme un animal et se débattait, essayant de se retenir à un morceau de ronce ou à un tronc d'arbre par les pieds.
- Mais qu'est-ce que tu fais ? demanda Alenrick surpris.
- J'ai été cueillir un guide, tu croyais quand même pas qu'on allait errer dans la forêt jusqu'à trouver une sortie !
Il tira sur la corde enroulée autour des poignets frêles et joints de la Bête, l'obligeant à se tenir debout. Ou tout du moins accroupie car elle avait perdu la faculté de se tenir droite. L'herboriste attacha la corde à un arbre et s'approchant de la créature étendue au sol lui demanda :
- Savez-vous encore parler ? Comprenez-vous encore notre langue ? Répondez !
Quelques secondes de silence suivirent durant lesquels la Bête se tordit au sol en gémissant.
- Oui, moi encore comprendre, articula-t-elle difficilement, mais moi pas servir vous !
- C'est ce que nous verrons ! Comment vous nommez-vous ?
La créature se mit à pleurnicher et à travers ses sanglots, ils purent discerner :
- Moi plus savoir... Si ! Attends ! Barbaen ! Oui c'est mon nom !
Il se mit à rire, Sidenham semblait content.
- Je vois que tu n'es pas encore idiot comme un animal Barbaen !
Durant cet échange, Alenrick était resté debout près du foyer. L'herboriste se tourna alors vers lui :
- Tu vois bien, il n'est pas si idiot, penses-tu qu'on puisse lui faire confiance ?
- J'hésite, car il n'est pas bête mais son raisonnement peut être suffisamment élevé pour nous berner... ou pis !
L'herboriste réfléchi à son tour, le regard fixé sur Barbaen qui reniflait bruyamment le sol humide.
- Oui, je pensais la même chose... - il s'adressa à la Bête - et vous Barbaen, acceptez-vous de nous aider en nous indiquant la sortie de ce bois ? Après quoi, nous vous laisserons en paix !
Barbaen s'accroupit comme à son habitude, pour la première fois il semblait réfléchir.
- Si vous gentil avec moi, alors j'aiderai vous !
Il devint euphorique et Sidenham lui retira la corde.
- Bien, bien, très bien ! s'écria l'herboriste, la route traversant le Grand Bois est-elle loin ?
- Oh non, pas loin, mais il faut marcher une journée ou plus. Nous devons pas vaquer alors vite !
Et il s'élança pour partir mais Sidenham qui commençait à faire les bagages l'arrêta.
- Eh ! Du calme ! Patientez encore quelques instants, nous partirons sous peu.
Les bagages prêts, ils se mirent en route dans cette forêt qui n'était pas aussi hostile qu'il n'y paraissait. Ils avançaient assez bien, mais ils étaient parfois contraints de faire des détours car certains passages montrés par Barbaen ne pouvaient être empruntés que par lui. Ce dernier se révéla relativement bavard et son langage ne cessait de s'améliorer.
Alors que le soleil était à son zénith dans le ciel d'azur, ils firent une pause pour déjeuner :
- Pensez-vous que nous avons bien avancé ? demanda Sidenham à leur guide.
- Oui, oui, cette nuit on devrait arriver à la route.
Ils déjeunèrent à l'ombre d'un gros rocher. Alenrick n'avait guère parlé depuis leur départ précipité du village. En effet, ce qui c'était passé là-bas l'avait profondément touché. En vérité, il pensait que c'était de sa faute.
"C'est sûr, Sidenham à raison, cette attaque était bizarre, c'est la première fois qu'un village est attaqué comme ça. Personne n'avait prévu l'attaque, une cinquantaine de bandits arrive comme ça, sans prévenir et exige une somme qu'ils sont sûrs de ne pas obtenir... Ils voulaient tuer ou capturer quelqu'un, moi, j'en suis sûr", pensait-il souvent.
Son doute avait germé lorsqu'après avoir fuit le village, il avait atteint la lisière du bois et que, regardant dans la nuit à droite, il avait aperçu une silhouette d'homme a quelques toises de lui. Il avait relevé la tête et Alenrick avait vu ses deux yeux d'un bleu intense, comme ceux qui l'avaient fixé devant l'herboristerie lors de la foire. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Malgré toutes ses réflexions, Alenrick ne voulait rien dire à Sidenham. Il voyait bien que depuis le début, ce voyage ne l'enchantait guère, donc inutile de lui causer encore plus de souci. Il changerait ou non d'avis suivant l'évolution des évènements.
Après déjeuner, ils repartirent même si la fraîcheur de la forêt était propice à la sieste. Le sol s'élevait tandis qu'ils se rapprochaient de la route. Ils n'étaient guère accommoder du soleil qui arrivait néanmoins parfois à se faufiler et traverser la voûte feuillue. Il faut dire que ce début de printemps était relativement encourageant par son ensoleillement.
Tandis que la nuit tombait, ils arrivèrent près de la route. Elle coupait le Grand Bois telle une blessure, grise et droite. Ils décidèrent de dormir une dernière fois dans la forêt car il pouvait être dangereux de camper près de la route pavée. Ils dénichèrent un espace assez resserré, où ils ne pouvaient pas être vus de la route. Alenrick et Sidenham s'installèrent et l'herboriste dit à Barbaen :
- Vous nous avez été d'une grande aide, merci. Si vous le voulez, vous pouvez dès maintenant retourner où bon vous semble.
Mais Barbaen ne bougea pas :
- Oui, oui, mais je vais rester encore avec vous cette nuit. Dangereux est le Grand Bois.
- Soit, vous le pouvez.
Ce désir inquiéta Alenrick. Il s'endormit en se demandant s'il se réveillerait le lendemain.

Alenrick se réveilla. La nuit était encore sombre et silencieuse. A coté de lui, Sidenham dormait profondément mais Barbaen s'agitait. Couché à même le sol, il gesticulait tout en prononçant des paroles inaudibles. Bientôt, Alenrick le vit se lever. Il huma l'air avant de poser son regard vif sur le jeune homme qui, apeuré, fit semblant de dormir, les paupières mi-closes. Barbaen s'approcha doucement de lui. Alenrick tâtait le sol derrière lui à la recherche de son couteau qu'il trouva rangé dans son fourreau. Il commença à le faire glisser mais avant qu'il ne fit le moindre moindre geste, Barbaen bondit sur lui très vite. Alenrick sentit ses puissants doigts lui serrer la gorge. Le jeune homme se débattait comme il le pouvait mais ses mains n'arrivaient pas à atteindre le cou de son agresseur. Il sentait son coeur battre à tout rompre tandis que l'étreinte lui brûlait le cou. Il aperçut une dernière fois le regard jubilatoire de Barbaen...
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Message  Saroue Lun 25 Aoû 2008 - 14:56

Oulah, ça dégénère.. J'aime ça ! bounce
Peut être que l'homme aux yeux bleus est la Bête ? Hmm... J'en doute un peu quand même, mais sait-on jamais. Je ne pensais pas du tout qu'elle l'aurait attaqué.
J'ai remarqué une petite faute :

der Träumer a écrit: Ils n'étaient guère accommodés du soleil
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