La nuit d'une destinée

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Message  Devlen le Jeu 4 Mar 2010 - 15:30

Pour commenter le texte qui se trouve ici. =)
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Message  Laumie le Jeu 4 Mar 2010 - 17:51

Allez, j'me lance \o/ (Australie !!! xD)

C’était une fin d’après-midi

Il se dirigea vers les boîtes aux lettres d’un pas lourd, à droite de l’entrée et buta sur une bouteille vide.

Alors là, je décalerais ton "à droite de l'entrée" pour le mettre juste à côté des boîtes aux lettres ^^

L’époque où il était jeune et venait de publier son premier roman, le seul d’ailleurs.

Là, installée nonchalamment, il fit glisser entres ses doigts les enveloppes en papier.

Si ça ce n’était pas un signe que sa vie était foutue !

il en avait énormément reçues (Ce sont les lettres le COD ^^)

Ils connaissaient par cœur les refus type.

=> C'est pas plutôt Christophe qui connait par cœur les refus type à force d'en recevoir ??

Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noire

Le genre de vide culpabilisant qui vous prend à la gorge

il avait brûlé une à une les pages de son chef d’œuvre commerciale

Depuis, c’est là-bas qu’il passait ses soirées.

Bon alors, y'a quelques fautes mais je suppose que c'est principalement de l'étourderie puisqu'il n'y a rien de grave ^^ Le vocabulaire est bien trouvé et le ton du texte est très juste.

Pour le sujet, la déchéance de cet écrivain est bien décrite. Et ses idées sur les romans commerciaux sont partagées par du monde ^^
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Message  azul le Jeu 4 Mar 2010 - 18:00

Coucou Devlen. Si tu as voulu mettre un lien vers ta nouvelle, ça n'a pas trop marché.

Bah dis-donc, j’espère que je n’ai pas oublié des fautes, parce qu’il y en a sacrément. Je me suis presque crue dans un de mes devoirs^^

Il y a deux ou trois détails qui me chiffonnent. D’abord ce gars qui rentre chez lui, uniquement pour prendre son courrier semble-t-il. On ne sait pas d’où il vient ; en tout cas, il est possible qu’il soit ivre, puisque c’est la pensée de la dame qui le croise. Il n’en a pas le comportement pourtant. Retourne-t-il du bar d’où il vient après avoir relevé son courrier ?

Ensuite, il n’a écrit qu’un seul roman. On ne sait pas trop ce que ça lui a rapporté, mais l’argent n’avait guère d’importance du temps de sa jeunesse. Or, le temps a passé, pas mal d’années même. De quoi a-t-il vécu jusque-là puisqu’il n’a plus rien publié ? Il n’a pas l’air de rouler sur l’or, vus toutes ses factures et ses rappels. On se demande comment il peut se payer autant de coups à boire.

Dans le dernier paragraphe, on revient à l’époque de sa jeunesse, et à ses tentatives pour écrire un roman à la Marc Levy (j’entends venir Mr Songe avec ses gros sabots Suisse^^). La suite nous dira sans doute si d’autres tentatives ont suivi.

J’aime beaucoup les dernières phrases : les feuilles qu’il brûle en dédicace aux éditeurs et romanciers en vogue. Quoiqu’il ne doit pas être trop permis de ficher le feu dans un bar…

Suggestions bla bla
Orthographe grammaire
Ponctuation typographie
J'enlèverais


C’était une fin (d’après-midi) comme toutes les autres en banlieue. Les rues étaient sales et les quelques parterres de fleurs installés par la ville avaient été depuis longtemps agrémentés (je comprends le contraste que tu veux créer, mais je dirais plutôt « envahis, pollués, truffés de ») par des cadavres de bières, des mégots, et des déchets de tout type. A (À) croire que les poubelles publiques ne suffisaient pas.
Un homme poussa la porte de son immeuble. Il se dirigea vers les boîtes aux lettres d’un pas lourd, à droite de l’entrée (virgule) et buta sur une bouteille vide. Le juron lancé (son juron ?) lui valu (valut) le regard interloqué d’une femme qui passait par là. (comment ça « qui passait par-là » ? C’est une locataire ? Il la croise donc) Il la regarda avec mépris et donna un violent coup de pied dans la bouteille. Le verre s’écrasa contre un mur et la femme hâta le pas sans dire un mot, pensant sans doute qu’il valait mieux ne pas adresser la parole à ce genre de soûlard. (il a donc l’air ivre ou elle le connaît en tant que locataire ? )

Il n’avait pourtant pas toujours été comme ça. Mais aujourd’hui, Christophe était un homme fatigué, fatigué par la vie. En glissant la petite clé dans la serrure rouillée, c’était à ça qu’il pensait. A (À) ses tracas. A (À) sa vie d’avant. L’époque où il était jeune et venait de publié (publier) son premier roman, le seul d’ailleurs. L’époque où l’argent n’avait pas d’importance parce qu’il avait la fougue (ou l’insouciance) de la jeunesse. Il tourna la clé, fit grincer la porte de la boîte aux lettres et prit son courrier. C’était tellement loin tout ça. Avec les premières rides étaient arrivés les premiers soucis. Le reste avait suivi. Il referma la porte et rangea le trousseau de clés dans sa poche, sans se presser.

Avant même de trier les lettres (reçues), il alluma une cigarette et s’adossa au mur de briques grises. Là, installée (installé) nonchalamment, il fit glissés (glisser) entres (entre) ses doigts les enveloppes en papier (en quoi pourraient-elles être ?) . Publicité, facture, rappel, maison d’édition. Il laissa toutes les autres lettres lui glisser des mains pour se concentrer sur cette dernière. Il la fixait avec dégoût et pourtant ne pouvait (en) détacher ses yeux (d’elle). Pendue à sa bouche, sa cigarette se consumait lentement. La cendre finit par se détacher et tomba sur l’enveloppe (bien) blanche. Christophe sourit. Si ça c’était pas un signe que sa vie était foutue ! (son sourire est désabusé alors) De mauvaise grâce, il ramassa les autres lettres et les enfouit dans la poche intérieure de sa veste. Il avait parfois l’impression que (le sentiment que) sa vie lui avait été volée et que désormais il n’était rien de plus (et qu’il n’était désormais rien) qu’un esclave de plus dans ce monde conditionné par l’argent et le commerce (le commerce ou les affaires ?). Les premiers temps, ça (tu as beaucoup de « ça », c »cela » passerait bien ici) l’avait répugné. Maintenant, il s’y était résigné. Alors comme tous ces braves moutons insatisfaits, il se rendait tous les soirs au bar à l’angle de la rue dans le seul but de faire fonctionner l’économie. C’est d’ailleurs le chemin qu’il prit.

Christophe ne se sentait même plus fébrile (car) (point) des lettres de maison d’édition, il en avait énormément (beaucoup ?) (reçues). Ils connaissaient par cœur les refus (types). Chacune avait sa manière de dire les choses, certaines mettaient les formes, d’autres ne s’encombraient pas de ce genre de détails, mais au final, elles disaient toute la même chose : « Tu ne rapporteras pas de fric mon grand ! ». (pas de point) Dans un moment de désespoir, il avait essayé d’adoucir ses mots, d’écrire une histoire d’amour à la Marc Levy. Il était encore jeune à l’époque, (vingt-six), peut-être (vingt-sept) ans, pas plus. Pendant des jours, il avait lu ces romans « top des ventes » en cherchant à se gorger de leurs styles, de leurs thèmes, de leur attractivité. Il avait dévoré des pages et des pages d’encre (noire) sur papier blanc pour les revomir sur les touches de sa machine à écrire. Cela lui avait pris du temps. Il avait voulu faire cela dans les règles de « l’art ». Quand après des semaines de travail acharné, le point final avait croisé son regard, un vide immense l’avait envahi. Le genre de vide culpabilisant que (qui) vous prend à la gorge lorsque vous savez que vous êtes en train de commettre une erreur irréparable. « De la prostitution. Pas de point » (virgule) avait –il (avait-il) craché, assis sur (dans) son fauteuil miteux. Ce n’était rien que ça à ses yeux (ce n’était rien d’autre à ses yeux ?). Il s’était levé, avait regardé l’état déplorable de son appartement et était pour la première fois descendu au bar du coin de la rue, « Au p’tit artiste espace », son manuscrit à la main. En arrivant, il avait posé la liasse de feuilles sur le comptoir, en commandant un demi.

- (— = alt 0151) Ben ça va pas ? (pourquoi l’écriture en gras ?)Lui (lui) avait demandé Loïc, le patron.
Les yeux dans le vague, une ironie au creux de la voix, il avait répondu :
- Je suis une pute.

Ce (soir-là), tout en buvant, il avait brûlé une à une les pages de son (chef-d’œuvre) (commercial), dédiant (chacune) à une maison d’édition, à un auteur en vogue, et même au chien de Loïc qui l’observait sans comprendre. Depuis, c’est (c’était) (là-bas) qu’il passait ses soirées.
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Message  MrSonge le Jeu 4 Mar 2010 - 18:17

(j’entends venir Mr Songe avec ses gros sabots suisses^^)
Les hollandais portent des sabots, pas les helvètes, c'est trop sale. ^^

Il se dirigea vers les boîtes aux lettres d’un pas lourd, à droite de l’entrée et buta sur une bouteille vide.
Je changerais l'organisaiton de cette phrase. "D'un pas lourd, il..." ou "Il se dirigea d'un pas lourd vers..."

Le juron lancé lui valu le regard interloqué d’une femme qui passait par là.
"qui passait par là" est étrange pour une femme qui visiblement passe dans le hall de son immeuble.

Mais aujourd’hui, Christophe était un homme fatigué, fatigué par la vie.
Je vois l'effet voulu pour cette répétition mais ça me semble pas approprié ici. si tu avais fait une énumération, oui pourquoi pas ? "fatigué par la vie, fatigué par les autres, fatigué de lui-même...". Mais ce n'est visiblement pas ton attention, je changerais donc de terme pour le second fatigué. Suggestion toute personnelle. ^^

L’époque où il était jeune et venait de publié son premier roman, le seul d’ailleurs.
"publier"

Là, installée nonchalamment, il fit glissés entres ses doigts les enveloppes en papier.
glisser

Publicité, facture, rappel, maison d’édition.
Je mettrais des pluriels, pour accentuer l'impression.

La cendre finit par se détacher et tomba sur l’enveloppe bien blanche.
Le "bien" sonne pour moi un peu parasite. ^^

Il avait parfois l’impression que sa vie lui avait été volée et que désormais il n’était rien de plus qu’un esclave de plus dans ce monde conditionné par l’argent et le commerce.
Répétition "plus". Et "argent = commerce", je changerais un des deux, ça fait un peu redondant.

C’est d’ailleurs le chemin qu’il prit.
Il relève son courrier et repart au bistrot ? 0.0

Christophe ne se sentait même plus fébrile car des lettres de maison d’édition, il en avait énormément reçue.
"reçues"

Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noir sur papier blanc pour les revomir sur les touches de sa machine à écrire.
"sur papier blanc" fait un peu trop. Les livres sont habituellement rédigés sur papier blanc ! xD
Et "revomir" n'est pas correct, cela voudrait dire qu'il a déjà vomi cela, l'a re-avalé et vomit une seconde fois..."vomir" tout court. ^^

Quand après des semaines de travail acharné, le point final avait croisé son regard, un vide immense l’avait envahi.
"Quand, après des semaines..."

Ce n’était rien que ça à ses yeux.
"Rien que ça à" ne sonne pas très bien... "rien d'autre que ?"

Ce soir là, tout en buvant, il avait brûlé une à une les pages de son chef d’œuvre commerciale
"chef-d'œuvre" et "commercial"

dédiant chacun à une maison d’édition
Qu'est-ce que "chacun" reprend ? o.0

Sinon, je partage l'avis de Azul quand aux petites imprécisions du début. Il serait peut-être bon de mentionner une fois, au passage, son métier, par exemple, que l'on comprenne comment il a vécu depuis son premier roman. Tu me diras, Nabe vend très peu et ne travaille pas pour autant, mais tout de même, il vend... Là, visiblement, ton personnage n'a rien publié, par conséquent, il doit bien avoir un boulot pour subsister... ^^

Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qui se trouve ci-dessus. Ton écriture est fluide, l'atmosphère de dépression à la Houellebecq (prototype du catin littéraire) très bien décrite et évidemment le thème de la prostitution littéraire me tenant à cœur, je vais lire la suite avec plaisir sitôt qu'elle pointera le bout de son nez ! Wink

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Message  Devlen le Jeu 4 Mar 2010 - 18:45

Tout d’abord un grand merci pour vos commentaires et d’avoir eu le courage de mettre vos nez dans mes fautes d’orthographe (je suis une catastrophe au clavier malgré tous mes efforts, rien à faire XD, il m’obéit jamais)

Pour ce qui est de décrire plus au début (le métier etc...) je vais réfléchir à un moyen de le mettre en place. Par contre pour la boîte aux lettres, c’était ma grande hantise de ne pas parvenir à décrire ce que je vois. En fait, Christophe sort de son immeuble pour aller boire, mais la boîte aux lettres se trouve à l’extérieur du petit immeuble. Pour ce qui est partir au bistrot avec ces lettres, ce sera expliquée ensuite :p

Je prend en note tout ça et je corrige dès que j’ai le temps (ce soir ou demain :p) Merci encore


Mr Songes, j'espère que la suite ne te décevra pas trop vu que je risque de "dévier" sur un autre problème. Et pour le "chacun" c'est "chacune" en fait, et cela reprend les lettres.
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Message  MrSonge le Jeu 4 Mar 2010 - 18:48

En fait, Christophe sort de son immeuble pour aller boire, mais la boîte aux lettres se trouve à l’extérieur du petit immeuble.
Heu, là, je t'avoue que je ne comprend pas très bien ce que tu veux dire... ^^

Mr Songes, j'espère que la suite ne te décevra pas trop vu que je risque de "dévier" sur un autre problème.
(pas de "s" à "Mr Songe" xD)
M'en fiche, du moment que tu ne vires pas au point d'encenser Marc Lévy, ne t'en fais pas, je lirai la suite avec plaisir. Very Happy

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Message  Devlen le Jeu 4 Mar 2010 - 19:08

Mes explications sont toujours très claires voyons!

En fait c'est le genre de petit immeuble assez vieux (j'aime bien les vieilleries u_u) où les boîtes aux lettres sont à l'extérieur du hall d'entrée.
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Message  Laumie le Jeu 4 Mar 2010 - 19:12

Donc, si je suis bien, quand tu dis que les boîtes aux lettres sont à droite de l'entrée, ce n'est pas dans le hall mais devant l'immeuble ??

Dans ce cas, il faudrait peut-être revoir ta phrase parce que telle qu'elle est écrite, on pense de suite à droite de l'entrée, dans le hall ^^
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Message  MrSonge le Jeu 4 Mar 2010 - 19:13

Ah donc "pousser la porte de son immeuble" est à prendre dans le sens "sortir" et non pas entrer !!! Je comprend tout.
Fiat lux ! Razz

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Message  Devlen le Jeu 4 Mar 2010 - 19:15

Et oui, vous avez tout compris tout les deux! Oui, Laumie, je pense aussi que c'est à revoir parce que j'étais toute seule à me comprendre pour le coup!
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Message  azul le Jeu 4 Mar 2010 - 19:53

C'est surtout qu'au départ tu nous décris l'extérieur, donc quand il pousse la porte, on a l'impression qu'il rentre chez lui.
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Message  Devlen le Jeu 4 Mar 2010 - 20:06

Non justement, il entre dans le décor en sortant de chez lui, mais je vais modifier tout ça ^^

EDIT>> J'ai oublié de te demander Azul, comment fais-tu pour mettre l'accent sur une majuscule? En plus, j'ai appris quand j'étais petite qu'on ne mettait ni accent, ni cédille sur les majuscules. On m'aurait menti? Sad

Corrections :
- Le gras est un reste automatique du temps ou je faisais du rp XD Les mauvaises habitudes ont la peau dure.
- Azul, je n’ai pas compris ton histoire de tiret dans ton commentaire, j’ai bien essayé de le reproduire mais impossible O_o (et le lien pour aller sur l’histoire marche pour moi !)
- J’ai choisi de ne pas mettre « publicité, facture,… » au pluriel pour la simple raison qu’il s’agit d’une sorte de description. Si j’en mets plusieurs pour le coup, ce ne serait plus cohérent.
- « Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noir sur papier blanc » Garder car volonté de marquer ce détail, uniformisation toussah :p
- Azul => J’ai préféré gardé le « agrémenté » malgré tout, disolée.
- Pour le fait que vous ne sachiez pas s’il est ivre ou non, j’avais dans l’idée de l’expliquer prochainement, on verra si ça passe mieux ensuite ^^
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Message  Pacô le Ven 5 Mar 2010 - 18:56

(extrait 1)

par des cadavres de bières, des mégots, et des déchets de tout type.
=> le "tout type" ne me plaît pas des masses (c'est du subjectif). Je trouve que ça donne un air très administratif, très "formulaire" au texte ^^".
=> "et de nombreux autres déchets." Je sais, c'est pas fameux, et y'a surement mieux. Mais c'est pour te donner une idée.
=> pas de virgule avant le "et".

A croire que les poubelles publiques ne suffisaient pas.
=> À croire... (accent)
=> ne suffisaient plus (subjectif).

Un homme sortit de son immeuble.
=> j'ai envie de dire... puisque l'homme est encore très anonyme pour le lecteur, à quoi bon préciser que cet immeuble est le sien ? "Un homme sortit d'un immeuble." resterait dans la continuité de l'abstrait, si je peux le dire comme ça ^^.

Le juron lancé lui valut le regard interloqué d’une femme qui passait par là. Il la regarda avec mépris et donna un violent coup de pied dans la bouteille. Le verre s’écrasa contre un mur et la femme hâta le pas sans dire un mot, pensant sans doute qu’il valait mieux ne pas adresser la parole à ce genre de soûlard.
=> répétition de "bouteille".
Je pense que là, il vaut mieux reformuler et retourner la phrase de telle façon que les deux bouteilles ne se réduisent plus qu'en un Laughing.
=> répétition du verbe "valoir".
"Le juron lancé attira le regard interloqué..."
=> attention au participe présent "pensant" pas très élégant dans la narration.

A ses tracas. A sa vie d’avant.
=> À et À (accents)

Il lui avait fallu trouver un travail
=> je retirerais le "lui" pour ma part...

Il referma la porte et rangea le trousseau de clés dans sa poche
=> légère répétition de "clé" (3 fois exactement en six lignes ^^)

Il se laissait vivre à la mode de tous ceux qui se laissent dépérir.
=> bien tourné ! Smile

et s’adossa au mur de briques grises.
=> aïe. La brique est obligatoire rouge, sinon ce n'est pas de la brique. Des moellons sont gris. De la pierre quoi, ou du béton, mais pas de la brique. (elle est à base d'argile, et l'argile c'est rouge orangé)

Là, installé nonchalamment,
=> je suis très peu enclin à l'emploi d'adverbes en -ement. Surtout les longs, comme celui-ci.
=> "Là, installé avec nonchalance"

il fit glisser entre ses doigts les enveloppes. Publicité, facture, rappel, maison d’édition. Il laissa toutes les autres lettres lui glisser des mains pour se concentrer sur cette dernière.
=> répétition de glisser.
=> "il fit danser les enveloppes entre ses doigts." (oui en plus, mets enveloppe avant "entre ses doigts". C'est plus fluide.)

elles disaient toute la même chose :
=> toutes

le point final avait croisé son regard,
=> (subjectif) je vois l'image que tu veux faire, mais je la trouve mal choisie ici. Où est le rapport entre le regard de l'auteur et le point final ? Le point final peut mettre un terme à l'imagination de l'auteur, peut clôturer ses pensées, sa passion... mais je ne vois rien en rapport avec le regard. C'est une métaphore qui ne se réfère à rien pour moi.
=> "le point final avait mis un terme à la course des mots" où un truc un peu plus poétique encore ^^ (mais ça reste pour moi)

Appréciation linguistique :

Quelques erreurs mais surtout des étourderies aussi, je pense.

Pour te le dire franchement, la fin de l'extrait passe beaucoup mieux que le début.
Peut-être qu'au début tu as du mal à démarrer et que tu cherches un peu tes marques... mais c'est beaucoup moins agréable à lire que la fin qui tend presque vers la fluidité.

Le début, il y a un abus de participe présent et d'adverbes... les amis de l'auteur quand il n'arrive pas à écrire parce qu'ils sont longs et donnent l'impression d'enrichir et meubler les phrases. En fait, ils se révèleront très vite tes ennemis puisqu'ils enlaidissent fortement la littérature du texte.

Pourtant l'intro part bien, avec le parterre de fleurs encombrés de déchets. C'est juste après et ce jusqu'à :
le trousseau de clés dans sa poche, sans se
presser.
Donc tu vois, ça reste relativement court. Mais visible néanmoins, et il faudrait pour moi retravailler un peu ce passage et élaguer toutes ces répétitions.

Un vocabulaire qui semble suivre le contexte de l'oeuvre. Rien à redire sur lui Smile.

Appréciation du récit :

Un écrivain paumé et désabusé qui se perd dans la facilité.
Un thème qui aura de quoi me plaire si tu sais bien le développer.

En plus, tu nous apportes ta vision de la littérature, je suppose, à travers ce récit. Donc je suis assez curieux de voir ce que ça donne.

Plus concrètement, dans ce premier extrait, la scène reste très banale (un homme qui va chercher son courrier ^^) mais elle permet d'en apprendre suffisamment sur lui. C'est un bon point : on commence à familiariser é_è.

Je lirais cette suite avec un certain plaisir je pense Smile.

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Message  azul le Ven 5 Mar 2010 - 19:42

Devlen a écrit:Non justement, il entre dans le décor en sortant de chez lui, mais je vais modifier tout ça ^^

EDIT>> J'ai oublié de te demander Azul, comment fais-tu pour mettre l'accent sur une majuscule? En plus, j'ai appris quand j'étais petite qu'on ne mettait ni accent, ni cédille sur les majuscules. On m'aurait menti? Sad

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- Le gras est un reste automatique du temps ou je faisais du rp XD Les mauvaises habitudes ont la peau dure.
- Azul, je n’ai pas compris ton histoire de tiret dans ton commentaire, j’ai bien essayé de le reproduire mais impossible O_o (et le lien pour aller sur l’histoire marche pour moi !)
- J’ai choisi de ne pas mettre « publicité, facture,… » au pluriel pour la simple raison qu’il s’agit d’une sorte de description. Si j’en mets plusieurs pour le coup, ce ne serait plus cohérent.
- « Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noir sur papier blanc » Garder car volonté de marquer ce détail, uniformisation toussah :p
- Azul => J’ai préféré gardé le « agrémenté » malgré tout, disolée.
- Pour le fait que vous ne sachiez pas s’il est ivre ou non, j’avais dans l’idée de l’expliquer prochainement, on verra si ça passe mieux ensuite ^^
Désolée Devlen, je n'avais pas vu ton message.

Alors :

À = alt 0192
Ç = alt 128
É = alt 144

On rencontre le plus souvent des capitales non accentuées dans les romans (et pas que là). D'ailleurs, les pages que j'ai à corriger pour mon devoir n'en comportent pas. Il n'empêche que je vais corriger, car je considère, à juste titre je pense, que l'absence d'accent sur le à est une faute comme les autres, qu'il s'agisse d'une capitale ou d'une minuscule.
Cela deviendrait en tout cas gênant si un mot entier était écrit en capitales. Il y a une différence entre UN POLICIER TUE et UN POLICIER TUÉ.

Quant à la cédille sur le C, c et a font ka ou qua, pas sa. Alors pourquoi la mettre sur la minuscule et pas sur la majuscule ?

En ce qui concerne les tirets de dialogues (cadratin ou tiret long), le raccourci est alt 0151 —. Tu avais utilisé le trait d'union si je me souviens bien (-)

Le lien vers ton texte marche ici. J'ai dû mal voir l'autre jour.

Pour agrémenté, il ne faut pas être désolée, c'est toi l'auteur, pour ma part je ne fais que pointer ce qui me pose question.

Et c'est quoi un rp ?
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Message  nico4g le Sam 6 Mar 2010 - 0:07

Extrait numéro 1


Bon, je te livre mes impressions sans avoir lu les autres coms.

C’était une fin d’après-midi comme toutes les autres en banlieue. Les rues étaient sales et les quelques parterres de fleurs installés par la ville avaient été depuis longtemps agrémentéssouillés par des cadavres de bières, des mégots, et des déchetset d’autres déchets de tout type. A croire que les poubelles publiques ne suffisaient pas.
Un homme sortit de son immeubled’un immeuble. D’un pas lourd, il se dirigea à droite de l’entrée, vers les boîtes aux lettres et buta sur une bouteille vide. Le juron lancé lui valut le regard interloqué d’une femme qui passait par là. Il la regarda avec mépris et donna un violent coup de pied dans la bouteille. Le verre s’écrasa contre un mur et la femme hâta le pas sans dire un mot, pensant sans doute qu’il valait mieux ne pas adresser la parole à ce genre de soûlard.
Il n’avait pourtant pas toujours été comme ça. Mais aujourd’hui, Christophe était un homme fatigué, fatigué par la vie. En glissant la petite clé dans la serrure rouillée, c’était à ça qu’il pensait. A ses tracas. A sa vie d’avant. L’époque où il était jeune et venait de publier son premier roman, le seul d’ailleurscette information vient comme un cheveu sur la soupe, il faut un rapport avec autre chose . L’époque où l’argent n’avait pas d’importance parce qu’il avait la fougue de la jeunesse. Il tourna la clé, fit grincer la porte de la boîte aux lettres et prit son courrier. C’était tellement loin tout ça. Avec les premières rides étaient arrivés les premiers soucis. Le reste avait suivi. Il lui avait fallu trouver un travail, mais comme rien ne lui convenait, il se contentait d’un boulot à mi-temps au cinéma du coin et de quelques missions en intérim. Il referma la porte et rangea le trousseau de clés dans sa poche, sans se presser. Il se laissait vivre à la mode de tous ceux qui se laissent dépérir.

Il alluma une cigarette et s’adossa au mur de briques grises. Là, installé nonchalamment, il fit glisser entre ses doigts les enveloppeset prospectus. Publicité, facture, rappel, maison d’édition. Il laissa toutes les autres lettres lui glisser des mains pour se concentrer sur cette dernière. Il la fixait avec dégoût et pourtant ne pouvait détacher ses yeux d’elle. Pendue à sa bouche, sa cigarette se consumait lentement. La cendre finit par se détacher et tomba sur l’enveloppe blanche. Désabusé, Christophe sourit. Si ça, ce n’était pas un signe que sa vie était foutue ! De mauvaise grâce, il ramassa les autres lettres et les enfouit dans la poche intérieure de sa veste. Il avait parfois l’impression que sa vie lui avait été volée et que désormais il n’était rien d’autre qu’un esclave de plus dans ce monde conditionné par l’argent et les affaires. Les premiers temps, cela l’avait répugné. Maintenant, il s’y était résigné. Alors comme tous ces braves moutons insatisfaits, il se rendait tous les soirs au bar à l’angle de la rue dans le seul but de faire fonctionner l’économie. Ce fut d’ailleurs le chemin qu’il prit.

Christophe ne se sentait même plus fébrile. Des lettres de maison d’édition, il en avait énormément reçues. Chacune avait sa manière de dire les choses, certaines mettaient les formes, d’autres ne s’encombraient pas de ce genre de détails, mais au final, elles disaient toute la même chose : « Tu ne rapporteras pas de fric mon grand ! » expérience personnelle : généralement, ce sont des lettres types : « nous vous remercions de l’intérêt… mais nous avons le regret de vous… » De plus, les comités commencent par une lecture en diagonale Dans un moment de désespoir, il avait essayé d’adoucir ses mots, d’écrire une histoire d’amour à la Marc Levy. Il était encore jeune à l’époque, vingt-six, peut-être vingt-sept ans, pas plus. Pendant des jours, il avait lu ces romans « top des ventes » en cherchant à se gorger de leurs styles, de leurs thèmes, de leur attractivité. Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noire sur papier blanc pour les vomir sur les touches de sa machine à écrire. Cela lui avait pris du temps. Il avait voulu faire cela dans les règles de « l’art ». Quand, après des semaines de travail acharné, le point final avait croisé son regard, un vide immense l’avait envahi. Le genre de vide culpabilisant qui vous prend à la gorge lorsque vous savez que vous êtes en train de commettre une erreur irréparable. « De la prostitution », avait-il craché, assis dans son fauteuil miteux. Ce n’était rien d’autre que cela à ses yeux. Il s’était levé, avait regardé l’état déplorable de son appartement et était pour la première fois descendu au bar du coin de la rue, « Au p’tit artiste », son manuscrit à la main. En arrivant, il avait posé la liasse de feuilles sur le comptoir, en commandant un demi.

_ Ben ça va pas ? lui avait demandé Loïc, le patron.
Les yeux dans le vague, une ironie au creux de la voix, il avait répondu :
_ Je suis une pute.

Ce soir-là, tout en buvant, il avait brûlé une à une les pages de son chef-d’œuvre commercial, dédiant chacune à une maison d’édition, à un auteur en vogue, et même au chien de Loïc qui l’observait sans comprendre. Depuis, c’était là-bas qu’il passait ses soirées.

Les + : c’est bien écrit (vocabulaire, style simple et efficace), relativement fluide et ton univers ainsi que ton personnage sont bien installés.
Les - : j’ai dû mal à imaginer quelqu’un rester sur un tel échec : son premier roman ne trouve pas preneur. Il faut quelque chose de plus fort, comme 37,2° le matin ou ajouter quelque chose qui rendrait ce premier roman si important à ses yeux. Ça reste mon humble avis
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Message  kat le Mer 10 Mar 2010 - 21:40

C’était une fin d’après-midi comme toutes les autres en banlieue. Les rues étaient sales et les quelques parterres de fleurs installés par la ville avaient été depuis longtemps agrémentés par des cadavres de bières, des mégots, et des déchets de tout type. A(À) croire que les poubelles publiques ne suffisaient pas.
Un homme sortit de son immeuble. D’un pas lourd, il se dirigea à droite de l’entrée, vers les boîtes aux lettres et buta sur une bouteille vide. Le juron lancé lui valut le regard interloqué d’une femme qui passait par là. Il la regarda (considéra ?) avec mépris et donna un violent coup de pied dans la bouteille. Le verre s’écrasa contre un mur et la femme hâta le pas sans dire un mot, pensant sans doute qu’il valait mieux ne pas adresser la parole à ce genre de soûlard(d’individu ?).
Il n’avait pourtant pas toujours été comme ça. Mais aujourd’hui, Christophe était un homme fatigué, fatigué par la vie. En glissant la petite clé dans la serrure rouillée, c’était à ça qu’il pensait. (je t'avoue que j'ai un peu de mal avec cette phrase, on dirait qu'elle ne se raccroche à rien et du coup on a du mal à capter le vrai sens de la chose) A(À) ses tracas. A(À) sa vie d’avant. L’époque où il était jeune et venait de publier son premier roman, le seul d’ailleurs. L’époque où l’argent n’avait pas d’importance parce qu’il avait la fougue de la jeunesse. Il tourna la clé, fit grincer la porte de la boîte aux lettres et prit son courrier. C’était tellement loin tout ça. Avec les premières rides étaient arrivés les premiers soucis. Le reste avait suivi. Il lui avait fallu trouver un travail, mais comme rien ne lui convenait, il se contentait d’un boulot à mi-temps au cinéma du coin et de quelques missions en intérim. Il referma la porte et rangea le trousseau de clés dans sa poche, sans se presser. Il se laissait vivre à la mode de tous ceux qui se laissent dépérir.

Christophe ne se sentait même plus fébrile. Des lettres de maison d’édition, il en avait énormément (tellement ?) reçues. Chacune avait sa manière de dire les choses, certaines mettaient les formes, d’autres ne s’encombraient pas de ce genre de détails, mais au final, elles disaient toute(toutes) la même chose : « Tu ne rapporteras pas de fric (virgule) mon grand ! (je mettrais en italique) » Dans un moment de désespoir, il avait essayé d’adoucir ses mots, d’écrire une histoire d’amour à la Marc Levy. Il était encore jeune à l’époque, vingt-six, peut-être vingt-sept ans, pas plus. Pendant des jours, il avait lu ces romans « top des ventes » en cherchant à se gorger de leurs styles, de leurs thèmes, de leur attractivité. Il avait dévoré des pages et des pages d’encre noire sur papier blanc pour les vomir sur les touches de sa machine à écrire. Cela lui avait pris du temps. Il avait voulu faire cela dans les règles de « l’art ». Quand, après des semaines de travail acharné, le point final avait croisé son regard, un vide immense l’avait envahi. Le genre de vide culpabilisant qui vous prend à la gorge lorsque vous savez que vous êtes en train de commettre une erreur irréparable.

Je vais sans doute faire des redites avec les corrections précédentes. Désolée pour cela.
Je dirais que le texte est sympa même si tu me fais frémir à l'idée de devenir comme Christophe... il n'est pas très combattif c'est un fait Rolling Eyes
En dehors de cela, c'est relativement aisé à lire et je n'ai pas vraiment accroché (dans le sens bloquer) sur un passage en particulier.
Pour les À, je crois avoir vu qu'Azul t'avait donné les codes.
ah oui : en bleu : les répétitions, en rouge : l'orthographe, en violet : les suggestions et divers. Vala

A bientôt Wink
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Message  Devlen le Jeu 11 Mar 2010 - 17:44

Nico4g >> Son premier roman a justement été publié, ce n'est donc pas un échec, c'est la suite qui dans son cas a été un échec cuisant :p Pour ce qui est des lettres types, je pensais plus à dire que certaines prennent plus leur temps que d'autres. Parfois des "corrections", et des raisons du refus sont donnés non? Enfin tout du moins vaguement esquissé.

Merci d'avoir pris le temps de lire à tous, j'essaie de bosser un peu la recorrection là, et avec un peu de chance, ce week end je me mets à la suite ^^
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Message  MrSonge le Dim 2 Mai 2010 - 11:07

C’était d’ordinaire animé ici, c’était plein d’une fausse vie à laquelle on pouvait se raccrocher quand on n’avait rien d’autre sous la main.
Cette phrase sonne très mal à mes oreilles. Le début surtout. Je tenterai, si j'étais toi, un changement dans l'organisation :
«D'ordinaire, ce bistrot/bar/troquet était animé», ou quelque chose du genre. Le «ici» en particulier me fait une impression bancale

Personne dans le bar ne souffla mot, puis très vite certains s’en retournèrent à leurs petites conversations insignifiantes.
Il faudrait préciser à quelle durée se rapporte le passé simple de «souffla», ou alors passer à l'imparfait.

Elle lui faisait l’effet de ces esclaves d’un autre temps qu’on pouvait battre publiquement sans que quiconque réagisse, et alors que la vie et les rire vrombissaient autour d’eux, elle lui semblait devenir de plus en plus petite.
=> les rires
Je mettrais un point-virgule avant «et alors»

L’homme lui flatta machinalement l’encolure et lui gratta derrière les oreilles.
=> et le gratta derrière les oreilles

C’était pas parce que sa muse l’avait quitté, sa muse, il en avait rien eu à foutre.
Je ne vois pas trop l'intérêt de faire sauter cette négation seule là au milieu

Puisque le monde est pourri et qu’il n’y a rien à faire, qu’on ne lit que des histoires remplies de rien, je vais rien faire
"rien" sans négation = quelque chose. Donc le «je vais rien faire» veut dire qu'il va faire quelque chose. La négation est ici quasi-obligatoire.

La plongée de cet auteur que la société considère comme raté est très bien rendue dans cet extrait même si je trouve que tu aurais peut-être pu donner plus de force à la première scène de la dispute entre les deux jeunes. D'un point de vue formel, attention aux adverbes qui fleurissent timidement sous ta plume. Là, ça en gênait pas trop, mais ça pourrait vite le devenir si tu n'y prends pas garde.

La suite serait avec joie. Very Happy

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Message  Pacô le Dim 2 Mai 2010 - 15:59

Corrections 2ème extrait :

après avoir franchi la cinquantaine de mètres qui le séparait encore de sa deuxième demeure
=> séparaient

Personne dans le bar ne souffla mot
=> je verrais plus de l'imparfait : "ne soufflait mot"

Epoque anonyme et indifférente.
=> accent sur le E

Hercule, le berger allemand se traîna vers Christophe et posa sa gueule sur sa cuisse.
=> tu as oublié une virgule : "Hercule, le berger allemand, se traîna...etc"

Christophe lâcha un bref sourire ;
=> pas de point virgule : ":" ou "."

— Non, c’est toi qui va le faire,
=> c'est toi qui vas (le verbe aller s'accorde avec tu)

Maintenant c’est toi qui va les ouvrir
=> vas (meme chose)

et tu me donneras que les réponses… putain il est où mon briquet ?, il alluma sa cigarette et inspira une longue bouffée, que les réponses positives.
=> à refaire : il manque plein de choses pour rendre la scène telle que tu la voudrais.

— Bien, fit Loïc d’une voix posé.
=> posée (c'est la voix qui est posée)

Christophe mangeait, vivait, respirait et même dormait littérature
=> je trouve que tes verbes n'ont aucune disposition logique ici... =/

Et voilà ce que ça donnait aujourd’hui.
=> répétition d'aujourd'hui
=> suggestion : désormais

Appréciation linguistique :

Plutôt pas mal. Comme tous les dimanche (ces temps-ci ^_^) j'ai la tête un peu embrumée pour faire un commentaire vraiment correct.
C'est un style doux et simple, qui se laisse aller. Agréable, plaisant... autant de qualificatifs qui souligneront une bonne qualité narrative.

Les dialogues entre les deux protagonistes suggèrent bien une complicité, une vieille amitié entre eux. C'est réussi de ce côté là.

Donc dans l'ensemble, malgré quelques bourdes relevés dans les citations, c'est un bon texte.

Appréciation du récit :

J'ai un bon ressenti !
En fait, l'ambiance qui se dégage de tes mots fait un peu... année 20. Je ne sais pas pourquoi, mais le caractère des personnages, la calme agitation qui plane dans ce café etc. me fait l'effet de la belle époque, celle au début du XXième.
Néanmoins, "l'édition d'aujourd'hui" ramène bien à la réalité aussi Wink.

On sent l'épave qu'est Christophe : un homme agité par l'ivresse de l'alcool et plus bon à grand chose.
On prend pitié de sa vie aussi et on est reconnaissant envers Loïc, le barman.
Tout ça est recherché je suppose ?


Erf', je suis désolé de pouvoir faire un commentaire plus exploité. Mais là, je suis comme ton Christophe : pas bon à grand chose T_T.

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Message  kat le Lun 3 Mai 2010 - 9:36

Comme de coutume, après avoir franchi la cinquantaine de mètres qui le séparait encore de sa deuxième demeure, Christophe écrasa son mégot du bout du pied et entra «Au p’tit artiste ». C’était d’ordinaire animé ici (d'ordinaire, l'endroit était plus animé ?) , c’était plein d’une fausse vie à laquelle on pouvait se raccrocher quand on n’avait rien d’autre sous la main. Le silence anormal qui planait lorsqu’il poussa la porte le força à embrasser la pièce du regard. L’endroit semblait s’être figé comme sous l’effet d’une gifle.

Au centre de la pièce, un garçon d’une vingtaine d’années tenait fermement le poignet d’une gamine maigrelette. Elle le regardait avec fureur, ne cherchant même pas à couvrir la trace rouge dont il avait souillée sa joue. Au contraire, elle l’arborait avec fierté. Personne dans le bar ne souffla mot, puis très vite certains s’en retournèrent à leurs petites conversations insignifiantes. La môme bouillait de rage, écœurée mais redevenue transparente aux yeux de tous. Peu importait, de toute façon, combien son sentiment d’injustice pouvait être grand puisqu’il était écrasé par la masse. Christophe l’observait. Elle lui faisait l’effet de ces esclaves d’un autre temps qu’on pouvait battre publiquement sans que quiconque réagisse, et alors que la vie et les rire vrombissaient autour d’eux, elle lui semblait devenir de plus en plus petite. Mais, brusquement, elle se libéra de son compagnon.
— Lily… supplia presque le gamin.
Christophe secoua la tête en le regardant et s’avança vers le bar. A mi-chemin, son épaule percuta celle de la gamine, mais ni l’un ne l’autre ne se retournèrent pour s’excuser. Comme deux fantômes, ils auraient très bien pu se passer à travers le corps sans que cela ne change quoi que ce soit. Epoque anonyme et indifférente.
Il se hissa en haut d’un tabouret, ressortit la lettre de sa poche et la plaqua sur le bois poli.
— Loïc, un double, chuchota-t-il sans même relever les yeux.
Hercule, le berger allemand se traîna vers Christophe et posa sa gueule sur sa cuisse. L’homme lui flatta machinalement l’encolure et lui gratta derrière les oreilles (lui gratta derrière les oreilles, je sais pas pourquoi mais ça sonne faux quand je lis. Il gratta l’arrière de ses oreilles ou il lui gratta les oreilles, pas évident là je ne vois pas ce qui cloche à part mon oreille en fait).
— La vie est une sacré chienne hein, mon vieux ?
Comme pour lui répondre, le chien aboya. Christophe lâcha un bref sourire ;
— Désolé.
Loïc ne tarda pas à venir le servir, puis, après avoir considéré l’enveloppe, il lança :
— Bah tu l’ouvres pas ?
— Non, c’est toi qui va le faire, je connais déjà la réponse. Il avala une grosse gorgée de whisky et fouilla frénétiquement dans ses poches pour y trouver ses cigarettes. Ses mains tremblantes rendaient la tâche difficile. Maintenant c’est toi qui va les ouvrir (les prochaines lettres tu veux dire ?), et tu me donneras que les réponses… putain il est où mon briquet ?, il alluma sa cigarette et inspira une longue bouffée, que les réponses positives.
Son ami le fixa un moment et soupira. Il se saisit de la cigarette et l’écrasa dans un cendrier derrière le bar. Christophe le fustigea du regard mais ne dit rien. Son esprit de rébellion était bien trop éteint pour qu’il s’acharne contre chaque nouvelle loi stupide du gouvernement français.

— Bien, fit Loïc d’une voix posé(posée).
Il décacheta l’enveloppe et en sortit une lettre qu’il parcourut vaguement du regard.

— Alors, demanda Christophe d’une voix morne (un peu plus haut dans le dial tu dis déjà ... d'une voix...)
— Alors rien.
Loïc froissa le papier et le jeta à la poubelle. Il secoua la tête en observant son ami accuser le coup par un cul-sec.
— Ressers-moi !
Que pouvait-il faire de plus de toute façon ? Il ne cherchait plus à se battre contre mais pour son ami (je trouve la phrase mal formulée, tu peux développassionner ?). Il n’y avait plus qu’une épave à défendre, rien à voir avec le type qu’il avait vu grandir, ensuite vieillir, et que maintenant, il regardait crever. Un naufrage digne du Titanic. Au début, Loïc l’avait soutenu de toutes ses forces. Il l’accompagnait à ses rendez-vous et passait lui ramener de quoi manger dans la semaine, vu que l’autre n’était pas fichu de décoller de sa machine à écrire. Il préférait encore cette époque où Christophe était pourtant imbuvable :
— Tu veux de l’aide ?
— Non.
— Je t’ai ramené des pommes de terre.
— Hum.
— T’en es où ?
— ….
— Tu sais, je me disais que si tu changeais la fin…
— P’tain, Loïc, ta gueule ! Je bosse là, ok ?
Christophe mangeait, vivait, respirait et même dormait littérature. Non d’ailleurs, il ne dormait plus. Quand avait-il donc perdu espoir ? Quand Nina l’avait quitté ? Non, ça c’était passé bien après. Quand il avait foutu tout(toute) son âme dans un roman « anonyme » et que les refus avaient plu. C’était là… Oui, exactement là qu’il avait déraillé. C’était pas parce que sa muse l’avait quitté, sa muse, il en avait rien eu à foutre. C’était quand l’édition d’aujourd’hui avait planté un couteau en plein milieu de son manuscrit, pile poil dans son cœur.
Et voilà ce que ça donnait aujourd’hui. Il ne prenait plus la peine d’aller chez le coiffeur, ses tempes grisonnait(grisonnaient), la ride du souci barrait continuellement son front, de lourdes paupières dissimulaient des yeux noirs et creux qui avaient un jour étincelés de verve et de malice. Il se rasait à peine, si bien que Loïc se demandait comment un type avec une telle allure avait pu décrocher un job. Il observait sa bouche se fendre en un sourire désabusé. Sa silhouette était décharnée, ses épaules, (je supprimerais la virgule) osseuses, et il avait un look d’ado mal dans sa peau. Le grand chelem. Et la palme du style artiste névrosé revient à ….

— Arrête de me fixer comme ça, je m’en fous.

Loïc hocha la tête, peu convaincu, et le resservit.

Qu’est ce(qu’est-ce) que tu vas faire maintenant ?
— Rien
— Non, mais sérieusement.
— Rien, c’est beau le rien. J’aime le rien. Je veux vivre rien, penser rien, être rien. Puisque le monde est pourri et qu’il n’y a rien à faire, qu’on ne lit que des histoires remplies de rien, je vais rien faire. (j’adore)Son ami soupira mais s’abstint de tout commentaire. Cela n’aurait de toute manière servit à rien.

Je ne vais pas te faire un grand commentaire, je ne suis pas douée pour ça. Simplement que l'histoire se tient bien et que ton Christophe a de la répartie. Le texte sur le Rien est vraiment génial à lire.

Il y a quelques moments ou on se demande exactement qui fait quoi. par exemple quand Loïc sert un verre à Christophe et qu'après il considère l'enveloppe. J'ai dû relire la phrase plusieurs fois car au départ je pensais qu'il s'agissait de Christophe qui considérait l'envelopper et parlait ensuite.
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Message  nico4g le Lun 3 Mai 2010 - 16:45

Comme de coutume, après avoir franchi la cinquantaine de mètres qui le séparait encore de sa deuxième demeure, Christophe écrasa son mégot du bout du pied et entra «Au p’tit artiste ». C’était d’ordinaire animé icipour éviter la répétition de l'idée de l'habitude, tu peux commencer par : Il aimait l'animation qui y régnait, cette fausse vie à laquelle..., c’était plein d’une fausse vie à laquelle on pouvait se raccrocher quand on n’avait rien d’autre sous la main. Le silence anormal qui planait lorsqu’il poussa la porte le força à embrasser la pièce du regard.Mais aujourd'hui, c'est un silence de cathédrale qui l'accueillit quand il pénétra dans le bar. L’endroit semblait s’être figé comme sous l’effet d’une gifle. belle image
Au centre de la pièce, un garçon d’une vingtaine d’années tenait fermement le poignet d’une gamine maigrelette. Elle le regardait avec fureur, ne cherchant même pas à couvrir la trace rouge dont il avait souillée sa joue. Au contraire, elle l’arborait avec fierté. Personne dans le bar ne soufflasoufflait mot, puis très vite certains s’en retournèrent à leurs petites conversations insignifiantes. La môme bouillait de rage, écœurée mais redevenue transparente aux yeux de tous. Peu importait, de toute façon, combien son sentiment d’injustice pouvait être grand puisqu’il était écrasé par la masse. Christophe l’observait. Elle lui faisait l’effet de ces esclaves d’un autre temps qu’on pouvait battre publiquement sans que quiconque réagisse, et alors que la vie et les rire riresvrombissaient autour d’eux, elle lui semblait devenir de plus en plus petite. Mais, brusquement, elle se libéra de son compagnon.
— Lily… supplia presque le gamin.
Christophe secoua la tête en le regardant et s’avança vers le bar. A mi-chemin, son épaule percuta celle de la gamine, mais ni l’un ne l’autre ne se retournèrent pour s’excuser. Comme deux fantômes, ils auraient très bien pu se passer à travers le corps sans que cela ne change quoi que ce soit. Epoque Sociétéanonyme et indifférente.
Il se hissa en haut d’un tabouret, ressortit la lettre de sa poche et la plaqua sur le bois poli.
— Loïc, un double, chuchota-t-il sans même relever les yeux.
Hercule, le berger allemand du patronse traîna vers Christophe et posa sa gueule sur sa cuisse. L’homme lui flatta machinalement l’encolure et lui legratta derrière les oreilles.
— La vie est une sacré chienne hein, mon vieux ?
Comme pour lui répondre, le chien aboya. Christophe lâcha un bref sourire ;
— Désolé.
Loïc ne tarda pas à venir le servir, puis, après avoir considéré l’enveloppe, il lança :
— Bah tu l’ouvres pas ?
— Non, c’est toi qui va le faire, je connais déjà la réponse. a la ligneIl avala une grosse gorgée de whisky et fouilla frénétiquement dans ses poches pour y trouver ses cigarettes. Ses mains tremblantes rendaient la tâche difficile.à la ligne Maintenant c’est toi qui va les ouvrir, et tu me donneras que les réponses… putain il est où mon briquet ?, à la ligneil alluma sa cigarette et inspira une longue bouffée, entre guillementsque les réponses positives.
Son ami le fixa un moment et soupira. Il se saisit de la cigarette et l’écrasa dans un cendrier derrière le bar. Christophe le fustigea du regard mais ne dit rien. Son esprit de rébellion était bien trop éteint pour qu’il s’acharne contre chaque nouvelle loi stupide du gouvernement français.

— Bien, fit Loïc d’une voix posé.
Il décacheta l’enveloppe et en sortit une lettre qu’il parcourut vaguement du regard.

— Alors, demanda Christophe d’une voix morne.
— Alors rien.
Loïc froissa le papier et le jeta à la poubelle. Il secoua la tête en observant son ami accuser le coup par un cul-sec.
— Ressers-moi !
Que pouvait-il faire de plus de toute façon ? Il ne cherchait plus à se battre contre mais pour son ami. Il n’y avait plus qu’une épave à défendre, rien à voir avec le type qu’il avait vu grandir, ensuite vieillir, et que maintenant, il regardait crever. Un naufrage digne du Titanic. Au début, Loïc l’avait soutenu de toutes ses forces. Il l’accompagnait à ses rendez-vous et passait lui ramener de quoi manger dans la semaine, vu que l’autre n’était pas fichu de décoller de sa machine à écrire. Il préférait encore cette époque où Christophe était pourtant imbuvable :
— Tu veux de l’aide ?
— Non.
— Je t’ai ramené des pommes de terre.
— Hum.
— T’en es où ?
— ….
— Tu sais, je me disais que si tu changeais la fin…
— P’tain, Loïc, ta gueule ! Je bosse là, ok ?
Christophe mangeait, vivait, respirait et même dormait littérature.Christophe respirait, mangeait, dormait, littérature. Non d’ailleurs, il ne dormait plus. Quand avait-il donc perdu espoir ? Quand Nina l’avait quitté ? Non, ça c’était passé bien après. Quand il avait foutu tout son âme dans un roman « anonyme » et que les refus successifs lui avaient consumméavaient plu. C’était là… Oui, exactement là qu’il avait déraillé. C’était pas parce que sa muse l’avait quitté, sa muse, il en avait rien eu à foutre. C’était quand l’édition d’aujourd’hui avait planté un couteau en plein milieu de son manuscrit, pile poil dans son cœur.
Et voilà ce que ça donnait aujourd’hui. Il ne prenait plus la peine d’aller chez le coiffeur, ses tempes grisonnait, la ride du souci barrait continuellement son front, de lourdes paupières dissimulaient des yeux noirs et creux qui avaient un jour étincelés de verve et de malice. Il se rasait à peine, si bien que Loïc se demandait comment un type avec une telle allure avait pu décrocher un job. Il observait sa bouche se fendre en un sourire désabusé. Sa silhouette était décharnée, ses épaules, osseuses, et il avait un look d’ado mal dans sa peau. Le grand chelem. Et la palme du style artiste névrosé revient à ….

— Arrête de me fixer comme ça, je m’en fous.

Loïc hocha la tête, peu convaincu, et le resservit.

— Qu’est ce que tu vas faire maintenant ?
— Rien
— Non, mais sérieusement.
— Rien, c’est beau le rien. J’aime le rien. Je veux vivre rien, penser rien, être rien. Puisque le monde est pourri et qu’il n’y a rien à faire, qu’on ne lit que des histoires remplies de rien, je vais rien faire.
Son ami soupira mais s’abstint de tout commentaire. Cela n’aurait de toute manière servit à rien.joli


J'aime bien aussi : le côté désabusé est bien retranscrit à travers des scènettes réalistes. Le récit est bien maitrisé et le rhytme bon.
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Message  Devlen le Lun 3 Mai 2010 - 19:36

@MrSonge pour l’histoire du rien. J’y ai beaucoup réfléchi justement en tapant le texte. Et non seulement, c’est du langage orale mais en plus, on ne peut pas nier que Christophe ait tout de même une « culture » littéraire, ce qui laisse place à une ambigüité qui me sert bien. J’aime l’idée qu’en disant ne vouloir rien faire, il dise vouloir faire quelque chose etc…

Merci de ton commentaire, toujours aussi instructif =)

@ Pacô : Merci pour ton commentaire. Année 20 vraiment ? J’ai pas vraiment prêté attention à ça. En fait je suis très visuelle, ce qui fait que j’écrit ce que je vois dans ma tête O_o Enfin, je sais pas si je suis plus clair que toi :p

Christophe mangeait, vivait, respirait et même dormait littérature

=> je trouve que tes verbes n'ont aucune disposition logique ici... =/
Je vais y réfléchir même si le manque de logique me plaît :p

@ Kat, bien joué pour les répétitions XD Ca m’est passé sous les yeux. J’ai du mal à prendre de la distance par rapport à l’histoire pour me concentrer sur les questions purement formelles. Merci, mamzelle !
« Il ne cherchait plus à se battre contre, mais pour, son ami » J’ai rajouté des virgules mais c’est vrai que la phrase m’a aussi posée problème. En se battant contre Christophe, Loïc se battait aussi pour le bien cet ami.
Merci pour le passage sur le « rien », je l’aime aussi XD

@Nico.
Des remarques intéressantes, mais qui détonnent je trouve par rapport à ma manière d’écrire. Je sais pas si je suis très claire. Mais merci en tout cas, parce que ça me permet de remettre en question certains moments.
Je note sur la forme du dialogue qui gênent.


Bon alors, je corrige, enfin j’essaie n_n et j’essaie aussi de poursuivre (c’est à rendre pour mi-mai, il est temps que je me presse) Merci à tous en tout cas d’avoir passé du temps sur mon texte ^^ J’ai la pression maintenant que vous m’avez dit que vous appréciez XD
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Message  nico4g le Lun 3 Mai 2010 - 19:56

Salut,

En fait quand certaines phrases passent mal lors de ma lecture, je les reconstruit à ma façon. Donc, elle peuvent bien passer pour d'autres et ce ne sont que des pistes. A toi de te les réapproprier selon ton style. Je ne me permettrais pas d'écrire à ta place mais donner une autre vision permet souvent d'aboutir à ce que l'on voulait vraiment écrire (quoi, je suis pas clair ?).
Je fonctionne comme ça avec Azul, je réécris ce qui m'a accroché et elle le transpose à sa façon. Pour moi, c'est un gain de temps plutôt que de te marquer : cette phrase est lourde, mal construire...
Certains le prennent mal mais sur ID, je n'ai jamais eu de souci cheers
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Message  petitebrise le Lun 3 Mai 2010 - 20:30

Vu le nombre des comm, je ne sais pas si j'aurais grand chose à ajouter. Mais je pourrais toujours te donner mes impressions . C'est parti !

C’était une fin d’après-midi comme toutes les autres en banlieue. Les rues étaient sales et les quelques parterres de fleurs installés par la ville avaient été depuis longtemps agrémentés par des cadavres de cannettes de ? bières, des mégots, et des déchets en tout genre. À croire que les poubelles publiques ne suffisaient pas.
...


Désabusé, Christophe sourit. Si ça, ce n’était pas un signe que sa vie était foutue ! De mauvaise grâce, il ramassa les autres lettres et les enfouit dans la poche intérieure de sa veste. Il avait parfois l’impression que sa vie lui avait été volée et que désormais il n’était rien d’autre qu’un esclave de plus dans ce monde conditionné par l’argent et les affaires. Les premiers temps, cela l’avait répugné. Maintenant, il s’y était résigné. Alors comme tous ces braves moutons insatisfaits, il se rendait tous les soirs au bar à l’angle de la rue dans le seul but de faire fonctionner l’économie. Ce fut d’ailleurs le chemin qu’il prit.

Il ne se sentait même plus fébrile. Des lettres de maison(s) d’édition, il en avait tellement reçu.

Comme prévu pas grand chose à dire. Ton histoire semble un peu triste, le ton, l'ambiance et même les décors. C'est un peu court pour avoir un avis, je vais donc poursuivre ma lecture. La nuit d'une destinée Icon_study
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Message  azul le Lun 3 Mai 2010 - 22:11

Je fonctionne comme ça avec Azul, je réécris ce qui m'a accroché et elle le transpose à sa façon.
Yes yes ! Quelquefois je garde juste un bout, quelquefois tout. Ou rien. Il y a ta papatte un peu partout dans mes textes chizz

Eh bien, après cette avalanche de corrections, je vais attendre que tu aies remis tout ça au propre. Je me souviens très bien de ce texte.

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