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Message  Ly. le Ven 6 Aoû 2010 - 12:10

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Message  Pacô le Dim 8 Aoû 2010 - 12:46

Quelques petites remarques :

Une envie fulgurante de sortir de cette monotonie ambiante
=> intéressante cette opposition fulgurante/monotonie

et j'attrape à la volée

=> comment ça ? L'annuaire était déjà en vol ? (car à la volée est le fait de saisir quelque chose en plein vol...)

Et là, ma main part, toute seule, l'ouvre
=> à quoi se réfère "l'ouvre" dans ta phrase ?
=> répétition de main (=> l'originalité me tend la main)

Mais qu'est-ce que j'en ai fait bon sang ?!
=> c'est très mauvais le "?!" puisque tu rends un texte complètement kikoulol. Normalement, ce n'est autorisé que dans la bande dessinée...

Je n'ai quasiment plus d'essence et plus d'argent pour faire le plein !
=> formulation très maladroite : emploie les "ni...ni".
=> "Je n'ai quasiment ni essence et ni argent pour faire le plein."
=> et bof "faire le plein"

Je finis par trouver ce que je cherche, enfouie sous un tas de livres
=> comme c'est encore indéfini, tu restes au masculin : "enfoui"

manquant de peu d'écraser le chat de la voisine partie en vacance durant une semaine et qui en manque de compagnie s'est retrouvé chez moi
=> ça c'est de trop
=> de plus, on dirait que c'est la voisine qui est en manque de compagnie

Mon désespoir s'envole tout aussi vite qu'il est arrivé
=> un peu convenu pour "arrivé". Formulation très passée.
=> suggestion : tu peux jouer sur les contrastes entre "envoler" et "atterir" ou encore "se poser"...

et prêt à des folies.
=> maladroit.
=> suggestion : "et enclin à toutes les folies."

et habillé décontracté mais bien habillé
=> ce double habillé ne suggère rien, ne fait rien ressortir... pourquoi le dédoubler ainsi ?

Celle-ci sursaute mais sourit en me voyant passer.
=> "sourire" répétition

à ce que j'allais prétexté.
=> accord : infinitif (prétexter)

et ses yeux brillaient d'une lueur que je n'avais jamais vu dans ceux d'une femme.
=> accord : vue

dit-elle en souriant gentiment,
=> encore du sourire...

Une ancienne fumeuse, peut-être.
=> LOL. Depuis quand la clope donne une voix chaude ? Une voix rauque, éraillée, oui. Mais certainement pas chaleureuse ^^.

Maman... maman, dit... c'est qui ?
=> impératif : dis

« Dit Papa... c'est qui ?, demande-t-elle encore une fois.
=> idem : dis

Il regarde sa petite fille et sourit.
=> encore du sourire...

je vous ai dérangé pour rien.
=> il faut faire obligatoirement un accord. Soit "dérangée" si le "vous" ne s'adresse qu'à la femme, soit "dérangés" si le "vous" s'adresse à la femme et à son mari.

Elle sourit et je remarque ses yeux rieurs.
=> encore du sourire...

J'ai eu la brillante idée de prendre l'annuaire et de prendre au hasard un nom.
=> double "prendre"
=> suggestion : "piocher au hasard un nom" ?

je vous avais imaginé
=> accord : imaginée (avec Sarah)

J'aurais d'ailleurs aimé savoir comment vous avez connu mon nom.
=> euh... il lui dit et elle répond avoir repéré son nom dans des articles de journaux. Le mystère est résolu par le lecteur... pas top.

Appréciation linguistique :

C'est très confus comme narration.
Première remarque immédiate, lorsqu'on découvre ton texte : il étouffe. Aère-le, n'hésite pas à créer des paragraphes.
Tu as plusieurs contextes différents ; chacun d'eux peut s'ouvrir sur un nouveau paragraphe.
Exemple :

  • L'annuaire et la sélection au hasard
  • L'imagination de la personne choisie au hasard
  • La réflexion sur comment elle ira
  • Le désespoir envolé
  • La scène de la rencontre
  • La lettre finale.
Ensuite, tu restreins (volontairement ?) ton vocabulaire. Il y a des "sourire" et "souriant" à la pelle ; à tel point que tu nous donnes l'impression que tes personnages sont "fixes". et n'adoptent aucune attitude.
Pire encore, ça souligne l'universalité des caractères, comme si tous tes personnages étaient faits pareils et réagissaient de la même manière. Comme s'il n'y avait finalement aucune différence en Sarah et Jay, mis à part le sexe.

Tu uses de phrases à la rallonge. Des phrases qui s'essouflent très vite et qui leur font perdre leur essence.
Un premier exemple dès le départ avec celles-ci :
Une envie fulgurante de sortir de cette monotonie ambiante et j'attrape à la volée le premier annuaire qui passe, ferme les yeux, fort, très fort, voulant oublier tout ce qui m'entoure. Et là, ma main part, toute seule, l'ouvre et mon doigt se pose sur une petite ligne parmi tant d'autre.
Il faudrait couper, réorganiser.

Autre gros problème : l'emploi des participes présent.
traduisant mon anxiété à ce que j'allais faire.
pilant sur un briquet et écrasant une cigarette oubliée là.
manquant de peu d'écraser le chat de la voisine partie en vacance durant une semaine et qui en manque de compagnie s'est retrouvé chez moi.
pensant à cette femme inconnue.
en voyant que c'est assez proche pour que je puisse faire l'aller-retour.
courant presque jusqu'à la salle de bain
souriant comme le plus heureux des hommes.
Et ça rien que pour les quinze premières lignes.
Le participe présent est un peu le démon de la narration. Il donne un petit côté fruité s'il est employé avec modération, mais il tue le texte si tu l'utilises avec autant de régularité.

Le participe présent est utile lorsqu'il s'agit de souligner une double action "statique" dans le temps. Le souci, si tu en abuses comme ici, c'est que tu donnes un caractère très "bancal" à ta narration, comme s'il y avait toujours des actions plus statiques que les autres. L'action du participe présent est moins valorisée que celle du verbe conjugué, donc nécessairement inférieure.
Exemple ici :
Je saute sur mes deux pieds, courant presque jusqu'à la salle de bain.
Le fait de sauter prime sur le fait de courir, lors de la lecture. Or j'ai bien l'impression que les deux actions, concrètement, doivent se valoir. Tu affiches donc constamment une action forte, une action faible, sans aucune logique. C'est dérangeant, c'est énervant aussi. Oui, parce que outre le fait de déstabiliser complètement ton texte, tu lui donnes des sonorités continues en "ant". Et c'est fortement désagréable comme sonorité dans un texte littéraire.

Pour parer aux participes présents, il y a un cours dans la rubrique des écrivains :
https://imperialdreamer.1fr1.net/les-cours-f35/comment-alleger-son-texte-t909.htm
Ou encore sur le site :
http://imperialdream.fr/cours/27-comment-alleger-son-texte-.html
Généralement, ce qui différencie un auteur novice d'un auteur confirmé, c'est la quantité de participes présents. Au fil de l'apprentissage de l'écriture, il ne s'agit plus de balancer deux idées simultanées qui se bouffent l'une l'autre (avec une prépondérance de celle du verbe conjugué) mais de développer les deux idées en plusieurs phrases s'il le faut. Il te faut donc couper tes phrases et séparer tes actions en conjuguant chacune.
Exemple :
"Je saute sur mes deux pieds et cours jusqu'à la salle de bain."

C'est une première parade pour tuer le participe présent.
Après tu peux aller plus loin.
"Je saute sur mes deux pieds. Le parquet grince d'une manière assez sinistre, comme s'il n'appréciait pas être ainsi dérangé. Je cours ensuite à la salle de bain d'où s'exhalaient une bonne odeur de vanille."

J'invente un peu, mais tu vois l'idée ?

En conclusion, il te faut donc penser à développer ton texte. Le développement passe nécessairement par la reformulation, et l'enrichissement d'une idée (sans alourdir). Pour cela, généralement, il faut aller plus loin, pousser l'analyse, de ta vision de la scène. Tu te cantonnes un peu à l'essentiel, et même le strict essentiel. Pas de contingence, pas de vision plus globale qui ferait qu'on imaginerait mieux le contexte, la psychologie du personnage etc.
Il faut travailler là-dessus selon moi. Wink

Appréciation du récit :

J'avoue ne pas tout avoir saisi de l'intrigue.
Si je résume, le protagoniste s'ennuie et cherche à tenter la Providence. Pourquoi d'ailleurs ne pas avoir soulevé cette idée ? Ou du moins effleuré ? Choisir un nom au hasard dans l'annuaire pour le rencontrer, c'est comme tirer aux dés sa destinée. Tu devrais souligner un peu plus cette idée de Providence. De hasard...

Ensuite, une fois le nom élu, il s'imagine la femme. Très bien de ce point de vue là. Il se pose pas mal de questions, ce qui souligne son trouble.
Seul petit reproche : pourquoi ne pas tenter de structurer un peu plus l'imagination ? Puis ensuite la faire s'étendre sur de lointains chemins, abordant presque le fantasme ? (parce que c'est un peu l'idée non ?)

Il s'aperçoit qu'elle n'habite pas loin de chez lui et décide de sonner à sa porte.
Petite désillusion : elle n'est pas aussi fantasmagorique que prévu. Pourquoi ne pas plus insister sur ce sentiment de déception ?
Sentiment immédiatement contrarié par le retour de l'enivrement avec le regard de Sarah.

Ce que j'ai mal perçu ensuite, c'est le dialogue.
Il dit chercher une excuse bidon, mais finalement, il n'en donne aucune... ?
Les gens réagissent plutôt bien à cet inconnu et ne pose pas tellement de questions.
Ensuite, le personnage se trompe de nom. La femme lui fait remarquer.
Ce que je ne comprends pas ensuite, c'est pourquoi il continue de dire que c'est la bonne dame trouvée dans l'annuaire. C'est elle ou pas ? (telle est la question)

Enfin, la grande énigme selon moi, pourquoi cette lettre ? Là, tu n'apportes vraiment aucune explication. Rien. Nada.
On a envie de te dire : mais pourquoi lui écrit-il ensuite si, de un, il s'est trompé de nom, s'il voit qu'elle est mariée et qu'elle est épanouie sans lui ? En fait, on recherche du début à la fin le but de la nouvelle.

Petite chose que je voulais souligner aussi : ce mec est vraiment gauche avec les femmes. Sortir un truc dans ce goût là :
Bien que vous ne soyez pas spécialement belle
Et il sereçoit trois paires de gifle.
Il y a beaucoup de maladresses d'expression ou plutôt de civilités, dans la lettre mais aussi dans le texte en entier.
Souhaité ou non ?

Plusieurs incohérences somme toute, notamment celle du nom. Pourquoi demander dans la lettre comme elle a su son nom alors que c'est lui-même qui s'est présenté à elle.
Un peu absurde n'est-ce pas ?

En conclusion, je crains que la narration embrouille un peu le fil conducteur de la nouvelle. On finit par se demander : à quoi est-elle vouée ? A la psychologie du narrateur, à un simple fait divers ... ? Est-elle la cause de la lettre ; lettre très pauvre en expression ceci dit.
Les trois dernières lignes de clôture sont certes joliment tournées, mais tombe comme une pierre dans un lac tranquille. Avec un gros "plouf".
Rien ne nous amène à lui faire dire ça et on a l'impression que c'est un poète qui dilapide ses vers hors contexte.

Il faudrait alors remédier à cela. Wink

__________________________________
« Choisir est exclure. Que l’Empire soit intégré ou non dans notre société, chaque individu se verra ravi ou vilipendé. Espérons alors que ce choix sera réfléchi avec sagesse et que tous comprendront l’embarras du verdict. »
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Message  Ly. le Jeu 19 Aoû 2010 - 15:24

Merci !! Razz
Ça, ça va m'aider à l'améliorer ^^.

Il y a en effet beaucoup d'imperfections ^^. Ce qui ne m'étonne pas vu que j'écris toujours sur un premier jet.

Je vais ahérer le texte. Je verrai le découpage en fonction de ce que je rajouterai dans ce texte.

Ah... les participes présents... No On m'a déjà faite cette remarque. Le problème c'est que je ne me rends pas compte, pourtant je n'ai pas de mal à les enlever, seulement il faut que je m'en rende compte ! scratch

Je vois que tu as du mal avec les sourires Very Happy. C'est vrai que ça peut faire trop de répétition, je vais voir comment changer ça.

Bon, par contre, je suis déçue parce que tu n'as pas compris. (Tu es le premier à me dire que ce n'est pas clair, du coup...)
Il faut savoir que ce texte est fait à partir d'une règle très simple, j'avais un sujet. À l'origine c'est "Annuaire, une page au hasard, le doigt sur une adresse, pile ou face. Ecrivez une lettre à un(e) inconnu(e)."
Je ne voulais pas écrire une simple lettre, ça ne me plaisait pas. Du coup, j'ai surtout accentuer sur ce qu'il y a avant et j'ai joué sur une chutte.

Le début, rien de plus "normal". Bon, il prend l'annuaire à la va-vite, trouve un nom, s'imagine la femme. Il se dit qu'il ne peut pas écrire une lettre à une inconnue sans savoir au moins à quoi elle ressemble.
Il arrive à la porte. L'histoire de l'excuse : il dit chercher une certaine Sarah Samrir. Il change un peu le nom, histoire d'avoir une excuse d'être arrivée ici : la femme a pratiquement le même nom, mais il ne s'agit pas de la bonne/même personne. Donc il ne se "trompe" pas, c'est fait exprès. Et la femme lui répond que c'est sans doute pour cela qu'il est arrivé ici, c'est parce qu'elle s'appelle Samli et donc que c'est un nom très proche.
En tout cas, je ne veux pas trop insister sur le sentiment de deception justement parce qu'il n'est que passager : il remarque que la femme a quelque chose qui l'intrigue et des yeux disons très expressifs.
Et donc tu n'as pas compris la chutte. Il y a pourtant des indices : d'un le titre de la nouvelle, deux il répond à la femme qu'il est comédien à présent et non Journaliste.
Cet homme n'est pas là réellement par hasard, il cherche quelque chose : l'imprévu, la surprise. Il se prend à son propre jeu de comédien quand il se rend compte que la femme a pertinement bien compris ce qu'il faisait là. C'est ça, les mots de la fin en réalité, ce n'est pas juste des mots en l'air qui n'ont rien à voir. Et la femme se joue de lui d'ailleurs parce qu'elle a compris qu'il avait été surpris et qu'elle allait lui plaire. D'où le "je suis désolée que vous n'ayez pas trouvé la bonne personne alors" et aussi les yeux rieurs.
Bref, au final, il s'est fait avoir en beauté : il cherchait l'imprévu et la surprise, pour la peine il aurait même trouvé une personne qui lui convenait mais déjà prise.

Un homme qui dit à une femme "vous n'êtes pas spécialement belle, mais vous avez pourtant quelque chose en plus qui vous rend irrésistible" ne se prend pas de baffe. Parce que ce n'est pas assez "méchant" pour qu'elle le prenne mal. ^^ Il est juste franc : il y a des femmes qui ne sont pas spécialement belle mais qui pourtant ont quelque chose en plus qui les rend très attirante. Donc à part si tu as une femme devant toi très susceptible, je pourrais concevoir la baffe Razz mais sinon, j'attendrais plus à un "choque", genre la femme qui ne sait plus quoi répondre ^^.

Je vais améliorer ce texte, merci beaucoup pour le commentaire Pacô. =)

Ah, et pour le fait qu'il se demande comment elle a su son nom : c'est plus le contexte en fait. Il souhaiterait savoir pourquoi elle se souvient de ce nom (des journalistes, il y en a beaucoup), par exemple dans quel article, enfin plus dans les détails.
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Message  Pacô le Jeu 19 Aoû 2010 - 22:16

Juste une petite question : pourquoi tu ne développes pas cette réflexion comme tu viens de le faire à l'instant, dans ton texte ? Rolling Eyes

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Message  Ly. le Ven 20 Aoû 2010 - 9:36

Parce que je suis une tête de linotte.

Je vais le faire.
Merci. =)
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Message  B. le Jeu 2 Sep 2010 - 12:47

Une aventure qui démarre au hasard des pages d'un annuaire, c'est du déjà-vu, mais j'aime bien.
Il y a quelques fautes dans ton texte, que je vais reprendre plus bas.
J'ai compris le coup du comédien qui cherche un peu de piquant dans sa vie et qui se fait surprendre par la perspicacité d'une inconnue. Ce n'est pas ça qui me gène, moi. C'est la lettre elle-même. Le fait que ton personnage reprenne point par point, dans sa lettre, ce qui l'a amené à venir rencontrer Sarah, est redondant. À la limite, je dirais qu'on s'en fout. Du coup, comme le thème le disait, tu aurais pu te contenter d'écrire une lettre : le personnage y reprendrait les raisons de sa venue chez Sarah, ce qui l'a amené à venir la voir, etc. Et tu éviterais ainsi la redite.
Le texte manque aussi de "piquant". Ton personnage en cherche, nous aussi. Et puis, pour aller au domicile d'une inconnue, il faut avoir des raisons plus profondes que la simple envie de surprendre, de jouer un rôle. En lisant ton début, haché, angoissé, j'ai pensé que le bonhomme était un psychopathe qui choisissait ses victimes dans l'annuaire : tueur, voyeur, je ne sais, mais j'ai trouvé ton personnage trop sage, du coup.
Tu vois, tu as une bonne idée de départ à enrichir.

Code couleur des corrections :
rouge : orthographe, grammaire, conjugaison
bleu : maladresses, erreurs de syntaxe
vert : mes suggestions et remarques
orange etbleu ciel : répétitions


L'originalité me tend la main. Une envie fulgurante de sortir de cette monotonie ambiante, virgule ici et j'attrape à la volée le premier annuaire qui passe, >>> je vois mal un annuaire passer à travers la pièce en volant ! Razz Je propose : "je m'empare de l'annuaire" tout simplement. En plus, si tu parles d'un "premier" annuaire, cela voudrait dire qu'il y en a plusieurs. Je doute que quelqu'un détienne plusieurs annuaires chez lui, et si c'est le cas, faudrait expliquer pourquoi Je ferme les yeux, fort, très fort, voulant oublier tout ce qui m'entoure. Et là, ma main part, toute seule, l'ouvre le botin et mon doigt se pose sur une petite ligne parmi tant d'autres. Je sens un souffle irrégulier : le mien. >>> pas terrible J'ouvre les yeux avec appréhension : sur qui vais-je tomber ? Une jeune femme belle et séduisante, une vieillarde moche et aigrie ou sur un homme... bourru ? Romantique ? Je me décide à lire le nom. Sarah Samli. Je respire difficilement : deux points ici une boule s'est formée en travers de ma gorge, traduisant mon anxiété à ce que j'allais faire. >>> fin de phrase pas claire : à supprimer ou expliquer ce que tu as voulu dire. Écrire... vite une feuille ! Crayon... un crayon ! Mais qu'est-ce que j'en ai fait, virgule ici bon sang ?! Mon pouls s'accélère, mes gestes sont confus, je cherche ce foutu crayon. Je saute sur un bout de capuchon caché par un livre laissé à l'abandon. Merde ! C'est pas le bon stylo ! >>> pour éviter les répétitions de "crayon", je te propose de le remplacer ici par "stylo". Soudainement, un calme inattendu me prend et je pars dans mes divagations. >>> pourquoi se calme-t-il brusquement ? Explique et tourne la phrase autrement, car elle n'est pas heureuse, là.
fin de ce passage : crayon, capuchon, abandon, bon, divagations = jolie assonance.

Et si... elle était belle ? Intelligente ? Je la vois... brune ! Avec des cheveux ondulés, mi-longs... Des yeux... verts. Oui, verts ! J'aime les femmes qui ont de beaux yeux. Pétillants ! Une femme pas de virgule ici pleine de fougue ! ... Et charmeuse... Non ! Non... Non... Je ne peux lui écrire sans savoir réellement comment elle est. Impossible. D'un pas léger, je retourne près de l'annuaire. 12, virgule ici rue des pommiers, Brandérion. Oh... les pommiers... Arbres de l'amour... Je soupire d'aise. Je suis persuadé que c'est une femme comme je les aime. Mais... Brandérion ? Où est-ce ? Je ne connais pas cette ville, ou village. Et si c'était trop loin ? Je ne pourrais pas aller voir ma belle inconnue ! Je n'ai quasiment plus d'essence et plus d'argent pour faire le plein ! Oh misère, je suis fichu... Le désespoir s'empare de moi, froid et glaçant. >>> bof D'un pas lourd, je me mets en quête d'une carte. Bousculant livres et journaux, bols vides et verres sales, pilant sur un briquet >>> ?? et écrasant une cigarette oubliée là. Je finis par trouver ce que je cherche, enfouie sous un tas de livres de géographie. Je me laisse tomber comme une masse sur le canapé, manquant de peu d'écraser le chat de la voisine, virgule ici partie en vacances durant une semaine et qui, virgule ici en manque de compagnie, virgule ici s'est retrouvé chez moi. Je ne sais d'ailleurs pas comment il est entré ici... >>> puisque ni le chat ni la voisine ne jouent de rôle dans la suite de l'histoire, ce détail sur la présence de l'animal est inutile. J'ouvre la carte et cherche cette ville, pensant à cette femme inconnue. Brandérion... Brandérion... Ah espace ici ah ! Ici ! Je souris à pleines dents en voyant que c'est assez proche pour que je puisse faire l'aller-retour. Mon désespoir s'envole tout aussi vite qu'il est arrivé, et me voilà joyeux et prêt à faire des folies. Je saute sur mes deux pieds, courant presque jusqu'à la salle de bain. En moins de dix minutes, je ressors lavé, coiffé et habillé décontracté mais bien habillé avec des vêtements décontractés tout juste achetés voilà deux semaines. Je me brosse les dents et sors de chez moi à toute vitesse, souriant comme le plus heureux des hommes.
« Bonjour Madame Troige ! », lancé-je d'une voix vive à ma voisine du dessous, vieille dame fort sympathique. Celle-ci sursaute mais sourit en me voyant passer. Je monte dans ma voiture et démarre rapidement. Je ne mets pas longtemps à arriver à la bonne adresse. Avant de sortir, je me regarde une dernière fois dans le rétroviseur et me rends à la porte de la maison numéro 12. J'ai déjà réfléchi à ce que j'allais prétexter. Je frappe avec appréhension. J'entends des pas, une femme ouvre la porte. Elle n'est pas... spécialement belle. Cheveux châtains, silhouette assez petite avec quelques rondeurs. Elle avait cependant du charme, quelque chose qui attirait le regard. Le sien était d'ailleurs très expressif et ses yeux brillaient d'une lueur que je n'avais jamais vue dans ceux d'une femme. >>> bof
« Bonjour, dit-elle en souriant gentiment, je peux faire quelque chose pour vous ? »
Sa voix était douce, avec un timbre chaud. Une ancienne fumeuse, peut-être.
« Bonjour, veuillez m'excuser, je cherche quelqu'un se nommant Sarah Samrir. »
Elle me fixe étrangement.
« Maman... maman, dit... c'est qui ? », demande une petite voix à l'intérieur.
J'aperçois une petite fille, très mignonne, virgule ici mais cela me rend triste. Une autre voix retentit et un homme arrive derrière cette femme.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Sa voix aussi, est douce et chaude. Protectrice. Il prend la petite fille dans ses bras.
« Dit Papa... c'est qui ? pas de virgule ici demande-t-elle encore une fois.
Je ne sais pas ma puce. » >>> pour les tirets des dialogues, tape alt0151
Il regarde sa petite fille et sourit. Je remarque qu'ils se ressemblent beaucoup. >>> un peu normal pour un papa et sa fille, non ? C'est plutôt le contraire qui aurait été remarquable et qu'il aurait fallu souligner, si besoin.
« Désolé, j'ai dû me tromper d'adresse, dis-je d'une voix déçue.
Ce n'est pas grave, vous semblez rechercher quelqu'un qui a presque le même nom que moi. C'est sans doute pour cela que vous êtes arrivé ici. Je m'appelle Sarah Samli. »
L'étrange impression qu'elle sait pourquoi je suis ici pique ma curiosité. Elle sourit et je vois son mari attraper sa main, qu'elle sert en retour.
« Jay Kent, je suis désolé, je vous ai dérangé pour rien.
Vous ne seriez pas journaliste par hasard ?
— Je l'ai été, virgule ici mais je suis comédien à présent.
— Ah... , dit-elle en ayant l'air de se souvenir de quelque chose, maintenant je me souviens où est-ce que j'ai vu votre nom. >>> bof Vous étiez un bon journaliste, pourquoi avez-vous arrêté, virgule ici si ce n'est pas indiscret ?
— Une envie de découverte. »
Elle sourit et je remarque ses yeux rieurs.
« Je suis désolée que vous n'ayez pas découvert la bonne personne, virgule ici alors.
— Maman... maman..., dit la petite fille, j'ai faim.
— Oui ma chérie, on va aller manger. Eh bien, Monsieur Kent, bonne journée à vous.
— Merci, à vous aussi. »
Elle referme la porte et je reste planté là quelques secondes. Quelle femme surprenante. Je fais demi-tour et rentre chez moi. Aujourd'hui, j'ai une lettre à écrire à une inconnue.

Je n'ai pas corrigé la lettre, parce que je la trouve inutile. Le texte pourrait tout aussi bien se finir ici, ou n'être composé que de la lettre (à réécrire, cependant, pour y inclure certains détails qui apparaissent dans la narration).
Ton texte comporte trop de participes présents (je les ai soulignés dans ton texte), fais attention, essaie d'en supprimer ou d'écrire tes phrases différemment pour donner un sujet aux verbes et les rendre "actifs".
Ah, un dernier point : personnellement, je n'aimerais pas lire une lettre dans laquelle on me dit que je ne suis pas spécialement belle, mais que j'ai quand même du charme. J'aurais l'impression que l'on se foutrait de moi. Le plus simple est encore de dire tout simplement que la jeune femme en question "a un charme particulier qui émane de son regard". Faut quand même savoir rester un gentleman, surtout quand on écrit ce genre de lettre un peu hors-norme. Wink
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