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Message  Gavroche le Sam 22 Jan 2011 - 10:14

Pour commenter cette nouvelle, c'est ici.

Merci !
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Message  ferdi le Sam 22 Jan 2011 - 10:22

En commençant la lecture, je croyais être plongé dans les pensées, les sentiments d'une femme qui va être exécutée. Une vingtaine de lignes sont consacrées à l'inconfort de la position sur la table d'exécution puis on a un récit cynique des faits qui ont abouti à cette fin.
Arwen se livre à un joyeux jeu de massacre dont la cible est les hommes. Son récit est épicé d'humour, par exemple
-son personnage travaille dans une entreprise d'air-bags
- " Il était mort, le nez entre mes seins. Il y a pire comme fin "
- " Le cerveau des hommes tient parfois à peu de choses.
-Il était parti avec la cinquième lettre de l'alphabet. "
Arwen raconte aussi la dégringolade sociale de son héroïne qui ne perd jamais son optimisme ; son refrain est « Ce n'est pas grave »

Alors que je m'interrogeais sur son obstination à tuer, la dernière phrase
m'a donné la réponse : « C'est un beau jour pour combattre », Mary est une guerrière qui lutte contre les hommes, le système qui aboutit aux subprimes.

Le récit est mené tambour battant, ce qui fait oublier les invraisemblances.
Ça explique que je n'ai pas vu s'il y a des problèmes de grammaire, de style.

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Message  Gavroche le Sam 22 Jan 2011 - 11:06

Merci de ta lecture plus qu'assidue, Ferdi ! Very Happy

Alors, c'est vrai que les hommes sont bien chahutés dans cette nouvelle.
Cependant, tu remarqueras qu'elle ne s'en prend qu'à ceux ayant quelque pouvoir. Bon, le petit jeune avec qui elle couche est pas décrit à son avantage au moment stratégique, mais c'est grâce à lui qu'elle se venge ainsi...

J'avoue que le scénario meurtrier est plus que sommaire. ( Ceci dit la digitale est véritablement un excitant cardiaque et prise à haute dose, un poison redoutablement efficace... ) et qu'on peut s'étonner du nombre de victimes avant qu'elle ne soit attrapée.
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Message  MrSonge le Lun 24 Jan 2011 - 10:24

La table d’exécution où je suis allongée est froide et dure dans mon dos.
C'est peut-être un détail, mais la formulation me parait ambiguë, syntaxiquement parlant. La table est froide dans l'absolu, et là, dit comme ça on a l'impression qu'elle n'est froide que dans le dos de la narratrice.

J’ai cru m’évanouir et vomir mon dernier repas lorsqu’il a tenté sa chance dans ma cheville droite et que l’aiguille a heurté l’os.
Question gradation, j'aurais plutôt parlé d'abord des vomissements, et ajouté l'évanouissement, qui est quand même plus grave.

J’ai appris à contrôler ma respiration en prison.
Détail personnel, pour le rythme, j'aurais mis "en prison" au début.

J’avais accepté et, à mon tour, je m’étais équipée du dernier pack à la mode en matière d’implants mammaires.
On devine ce qu'elle a accepté, mais il faut extrapoler la demande de Greg et on ne sait pas bien si c'est l'initiative de Mary après l'aveu de son mari (qui accepterait de "lui faire plaisir") ou si c'est une demande frontale de Greg

La sexualité des hommes tient vraiment à peu de choses.
Tu ne crois pas si bien dire.
(Bien qu'une belle paire de seins ne soit pas si "peu de choses" que cela 8D)

Jusqu’au jour où la secrétaire de Greg s’était pointée avec ses vingt ans et ses implants bonnets E…
Là, je ne sais pas trop, mais instinctivement, j'utiliserais plutôt du passé composé : "s'est pointée".

Décevants entre l’éjaculateur précoce, celui qui s’endormait à peine la messe dite et celui qui semblait avoir oublié le mode d’emploi d’une douche.
Là aussi, j'aurais inversé : « Entre l’éjaculateur précoce, celui qui s’endormait à peine la messe dite et celui qui semblait avoir oublié le mode d’emploi d’une douche, décevants... » Ou alors séparé le premier mot : "Décevants. Entre (...) d'emploi d'une douche..."

Pas ceux de Mattew, qui nous avait révélé son homosexualité un soir de Noël.
Bof, tu sais, par les temps qui courent, ça ne veut pas dire qu'il n'aura jamais de mômes. ^^ Quoiqu'en Amérique je suis mal renseigné...

Mais Bill, une fois revenu d’Afghanistan, avait bien pour projet de fonder sa propre famille avec Kelly, sa petite amie.
Ici j'aurais mis "Mai Bill, lui, une fois..." pour renforcer l'opposition.

Bon, tu auras remarqué qu'il s'agit, pour la plupart de mes remarques, de broutilles, de détails, de poussière dans les coins, mais je pense que tu es bien consciente qu'il n'y a pas grand chose d'autre à débusquer dans tes textes, question forme. ^^ Logiquement, tu travailles dans l'écrit, tu maîtrises la langue (bien que parfois, certains journalistes, on se demande...), tu maîtrises le rythme, tu sais sur quelle musique tu veux danser, tu as assez peu de tics (je dis "assez peu" parce qu'on en a tous, hein), bref tu sais mener ta barque. J'ai fait abstraction des phrases "jet-de-pierre" qui ne sont personnellement pas ma tasse de thé, bien que je m'y fasse chez certains comme Muray, par exemple ; mais d'après ce que j'ai pu lire de toi, tu tiens à cette forme et du moment que c'est bien ficelé, je ne vois pas le problème.

J'ai rapidement parcouru la seconde partie, mais je n'ai pas le temps de faire un commentaire détaillé maintenant. Mais une question m'est très rapidement venue à l'esprit. Est-ce que tu as déjà lu les géniales Diaboliques, de Barbey d'Aurevilly ? Parce qu'il y en a une, La vengeance d'une femme, dont le scénario est assez proche de celui de ta nouvelle, bien que les rebondissement soient bien sûr tout autre, et que les détails de la vengeance aussi, sans parler de l'élément déclencheur (taille des seins, faillite etc...). Mais l'argument m'y a fait penser, comme ça, de loin, dans un vague échos de mon cerveau embrumé par de vieilles lectures d'un autre âge. ^^ Tout cela pour dire que si tu ne l'as jamais lu, je te conseille de le faire, ça pourrait être amusant, et même intéressant, de voir comment on assaisonnait les vengeances féminines il y a plus d'un siècle.

__________________________________
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Message  Gavroche le Lun 24 Jan 2011 - 11:16

MrSonge a écrit:
La table d’exécution où je suis allongée est froide et dure dans mon dos.
C'est peut-être un détail, mais la formulation me parait ambiguë, syntaxiquement parlant. La table est froide dans l'absolu, et là, dit comme ça on a l'impression qu'elle n'est froide que dans le dos de la narratrice.
C'est peut-être aussi qu'elle ne ressent la froideur que là... ceci dit c'est un petit détail que je dois modifié : ces tables sont matelassées, pas très confortables, on s'en doute, mais froides et dures, non...


J’ai appris à contrôler ma respiration en prison.
Détail personnel, pour le rythme, j'aurais mis "en prison" au début.
Si je fais ça, le mot respiration se trouve accolé deux fois avec la phrase suivante.


J’avais accepté et, à mon tour, je m’étais équipée du dernier pack à la mode en matière d’implants mammaires.
On devine ce qu'elle a accepté, mais il faut extrapoler la demande de Greg et on ne sait pas bien si c'est l'initiative de Mary après l'aveu de son mari (qui accepterait de "lui faire plaisir") ou si c'est une demande frontale de Greg
Exact, j'avais remarqué un petit souci là... j'ai mis " j'avais accepté sa requête"


La sexualité des hommes tient vraiment à peu de choses.
Tu ne crois pas si bien dire.
(Bien qu'une belle paire de seins ne soit pas si "peu de choses" que cela 8D)
Hi, c'est le point de vue d'une femme ! Wink


Pas ceux de Mattew, qui nous avait révélé son homosexualité un soir de Noël.
Bof, tu sais, par les temps qui courent, ça ne veut pas dire qu'il n'aura jamais de mômes. ^^ Quoiqu'en Amérique je suis mal renseigné...
Ouais, mais je m'étais dit que sur cette question, elle était un peu vieux jeu et pas très contente de son fils... Ceci dit, ça ne me coute rien de glisser une phrase sur le sujet.


Mais Bill, une fois revenu d’Afghanistan, avait bien pour projet de fonder sa propre famille avec Kelly, sa petite amie.
Ici j'aurais mis "Mai Bill, lui, une fois..." pour renforcer l'opposition.
J'hésite souvent à utiliser ce moyen, mais au final je trouve que ça alourdit sans réel bénéfice.

J'ai rapidement parcouru la seconde partie, mais je n'ai pas le temps de faire un commentaire détaillé maintenant. Mais une question m'est très rapidement venue à l'esprit. Est-ce que tu as déjà lu les géniales Diaboliques, de Barbey d'Aurevilly ? Parce qu'il y en a une, La vengeance d'une femme, dont le scénario est assez proche de celui de ta nouvelle, bien que les rebondissement soient bien sûr tout autre, et que les détails de la vengeance aussi, sans parler de l'élément déclencheur (taille des seins, faillite etc...). Mais l'argument m'y a fait penser, comme ça, de loin, dans un vague échos de mon cerveau embrumé par de vieilles lectures d'un autre âge. ^^ Tout cela pour dire que si tu ne l'as jamais lu, je te conseille de le faire, ça pourrait être amusant, et même intéressant, de voir comment on assaisonnait les vengeances féminines il y a plus d'un siècle.
Je n'ai pas lu, mais je connais bien sûr ! Je lirai ! Smile

Merci de ton commentaire et de ta lecture. Smile
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Message  MrSonge le Lun 24 Jan 2011 - 17:13

Si je fais ça, le mot respiration se trouve accolé deux fois avec la phrase suivante.
Au temps pour moi, je n'avais pas fait attention à ça.

Ouais, mais je m'étais dit que sur cette question, elle était un peu vieux jeu et pas très contente de son fils... Ceci dit, ça ne me coute rien de glisser une phrase sur le sujet.
Disons que l'on sent très vaguement qu'il y a un peu de ça, mais c'est assez flou. Ceci dit ma remarque ne se voulait pas spécialement sérieuse non plus, on a bien compris ce qu'elle veut dire par là. Wink

Bon, je repasserai sans doute ce soir pour commenter la seconde partie !

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Message  MrSonge le Lun 24 Jan 2011 - 20:36

Je rencontrais mon voisin du dessus, Ali, ce soir-là.
Normalement pour une action ponctuelle, l'imparfait ne peut pas faire l'affaire. Il faudrait soit "j'ai rencontré" soit "j'avais rencontré".

Des études d’informatique qu’il avait achevées quelques mois plus tôt. Choisir une formation en mécanique aurait sans doute été plus judicieux, ici à Détroit, la capitale américaine de l’automobile.
Ici, c'est le passage brusque des phrases nominales à une phrase infinitive, deux constructions quand même fort éloignées, qui m'ont fait achopper à la lecture.

Coucher avec le petit neveu de Ben Laden, cela perdait de son charme pour la plupart des étudiantes.
Là, remarque personnelle, j'aurais mis "perdait beaucoup" pour accentuer l'idée qu'il en reste quand même un petit peu. Si c'est bien là ce que tu voulais signifier, bien sûr. ^^

Je crois bien qu’il était vierge.
Je ne sais pas pourquoi, pour un homme, je parlerais plus facilement d'être puceau.

Il n’avait pas su défaire l’agrafe de mon imposant soutien-gorge.
Sans y regarder, tu sais, même avec de l'expérience, cette foutue agrafe, avec laquelle on ne se coltine pas tous les matins et tous les soirs, c'est toujours un challenge. xD

Lorsqu’elle cuisinait, l’odeur du chili con carne entrait en concurrence avec celles des épices qu’utilisait Ali dans ses plats orientaux.
Là aussi, remarque personnelle : "pour ses plats orientaux". Est-ce qu'on utilise vraiment une épice "dans" un plat ? On l'y met, dans ce plat, mais on ne l'utilise pas dedans...

Je me procurais la drogue indiquée chez elle avant de courir me préparer pour mon rendez-vous galant. Robe à décolleté profond, bas noirs, chaussures à talons, chignon et parfum de circonstance. J’étais parée.
Détail, ici aussi, mais je trouve un peu redondant de dire qu'elle courre se préparer, et d'ajouter ensuite qu'elle est parée. Comme le mot l'indique, quand on se pré-pare, c'est qu'on veut être paré à la fin de cette pré-paration, donc le fait qu'elle le soit coule de source. ^^

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Message  Gavroche le Lun 24 Jan 2011 - 21:08

Des études d’informatique qu’il avait achevées quelques mois plus tôt. Choisir une formation en mécanique aurait sans doute été plus judicieux, ici à Détroit, la capitale américaine de l’automobile.
Je comprends ta remarque sur ces deux phrases, mais j'avoue avoir tiré la langue pour le stourner et pas voir trop pour l'instant une autre solution.


Je crois bien qu’il était vierge.
Je ne sais pas pourquoi, pour un homme, je parlerais plus facilement d'être puceau.
On peut dire les deux. Mais, j'sais pas je préfère vierge, va savoir...


Il n’avait pas su défaire l’agrafe de mon imposant soutien-gorge.
Sans y regarder, tu sais, même avec de l'expérience, cette foutue agrafe, avec laquelle on ne se coltine pas tous les matins et tous les soirs, c'est toujours un challenge. xD
Je sais ^^ (et vi, on ne se rend plus compte avec les années, nous... ) mais elle le démolit un peu beaucoup dans ce passage !


Lorsqu’elle cuisinait, l’odeur du chili con carne entrait en concurrence avec celles des épices qu’utilisait Ali dans ses plats orientaux.
Là aussi, remarque personnelle : "pour ses plats orientaux". Est-ce qu'on utilise vraiment une épice "dans" un plat ? On l'y met, dans ce plat, mais on ne l'utilise pas dedans...
Sur le coté correct ou pas, j'en sais rien du tout, mais je dis utiliser dans, en cuisine...


Je me procurais la drogue indiquée chez elle avant de courir me préparer pour mon rendez-vous galant. Robe à décolleté profond, bas noirs, chaussures à talons, chignon et parfum de circonstance. J’étais parée.
Détail, ici aussi, mais je trouve un peu redondant de dire qu'elle courre se préparer, et d'ajouter ensuite qu'elle est parée. Comme le mot l'indique, quand on se pré-pare, c'est qu'on veut être paré à la fin de cette pré-paration, donc le fait qu'elle le soit coule de source. ^^
[/quote]
Non, puisque le terme préparer n'implique pas la fin de l'action. Tant qu'elle se prépare, elle n'est pas prête, quoi... Enfin, je crois. Et puis ça boucle le paragraphe ( sinon la phrase précédente , nominale, ne colle plus). Elle est parée une fois que cet inventaire est terminé...

Merci,

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Message  MrSonge le Mar 25 Jan 2011 - 14:01

Greg ne pouvait détacher ses yeux de ma poitrine.
Là, détail, mais je mettrais "les" yeux, étant donné qu'il est évident qu'il s'agit des siens.

Et, tout du long du repas, je m’assurais de la pointe du pied de l’effet produit sous sa braguette.
Un peu lourd le "Du long Du repas, ... De la pointe Du pied De".

Il avait été timide plus jeune, complexé.
Ici pour bien séparer "timide" de "plus jeune", je dirais : Plus jeune, il avait été...

Il y avait pire comme fin.
Là je passerai au présent de vérité générale : il y a pire comme fin.

Puis le policier qui tentait d’abuser de la petite Laura qui soulevait ses jupons pour quelques dollars, au coin de la rue.
Deux fois "qui".

Il paraît que dans les salons du palais présidentiel, les cigares et les petites stagiaires sont toujours autant appréciés…
Là aussi, c'est personnel, mais je mettrais "toujours aussi appréciés".

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Message  Gavroche le Mar 25 Jan 2011 - 16:14

Merci ! Smile
Tu soulignes des "accrocs" que je pressentais déjà un peu.
Un avis plus global, p'tre ? Wink
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Message  MrSonge le Mar 25 Jan 2011 - 16:42

Ah oui ! xD

Désolé, j'étais un peu pressé sur la fin, et j'me disais bien que j'avais oublié quelque chose.
Donc, dans l'ensemble, côté rédaction formelle, mon opinion n'a pas changé depuis la première lecture. Pas grand chose à redire, si ce n'est des petits accrochages de-ci de-là, mais bon, rien qui ne soit vraiment à hurler d'horreur, ni surtout rien qui ne soit véritablement faux. Petits détails et suggestions personnelles, donc, pour la plupart de mes remarques.
Quant à l'histoire, le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est que je trouve un peu que sur la fin, tout est envoyé. On a l'impression qu'une fois le meurtre de son ex-mari commis, la narratrice n'a qu'une envie, se débarrasser de son récit le plus vite possible, et pour se faire elle nous balance des inventaires, saute par-dessus les faits et les mois qui passent - je présume -, bref, appuie sur « avance rapide ». C'est la seule chose qui m'a un peu dérangé, parce que justement, ce qui est intéressant, c'est de voir comment, d'un meurtre originelle, elle a pu commencer à aligner les cadavres avec cette facilité. Là, on a un peu l'impression que c'est une pure loi de la nature, que cela coule de source, qu'après Greg, il était tout naturel de passer aux autres, même la mort de Bill nous donne un peu l'impression d'avoir été vécue - ou tout du moins racontée - par-dessus l'épaule, comme élément annexe. Alors je sais bien que le pivot de son histoire, c'est l'assassinat de Greg, mais si elle ne s'était tenue qu'à lui, elle n'aurait sans doute pas eu d'ennuis, donc la suite est aussi importante à mes yeux et c'est peut-être ça qui m'a donné cette impression de "vite fait".

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Message  Gavroche le Mar 25 Jan 2011 - 16:59

Oui, je vois ce que tu veux dire.
Bon, premier argument - facile - elle a pas 107 ans pour raconter chaque meurtre.

Plus sérieusement, ces morts n'ont pas tellement d'importance en eux mêmes et les décrire chacun n'a pas beaucoup d'intérêt vu que le mode opératoire est toujours le même

Alors peut-être manque-t-il un passage entre le banquier et la litanie de morts... pour expliquer le déclenchement du processus.
Mais, en même temps, la raison est donnée à la fin... ça devient un combat. Et oui, ça coule de source en quelque sorte pour eux.

et j'aime bien, au contraire, le coté, de la narration qui s'accélère d'un coup... même si je comprends ce coté frustrant que tu relèves. L'autre solution étant de faire trainer le récit en longueur, de ménager le suspens, la chute... ca pourrait même prendre plusieurs pages ! et même être marrant...
Mais c'est une nouvelle. J'ai pas envie de l'étaler (elle est déjà longue, je trouve).
Mais à voir... p'tre pas choisir cette option, mais rendre en tout cas plus clair le passage du meurtre du banquier ( qui est logique) aux autres (qui peuvent paraitre un peu moins logiques) par un peu plus de commentaire de sa part.
Ouais, je crois que je vais plutot réfléchir à ça.
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Message  Gavroche le Mar 25 Jan 2011 - 19:20

J'ai rajouté ce paragraphe :

Tout aurait pu s’arrêter là. Aucune enquête n’avait été diligentée. Mon banquier avait eu le bon goût d’ignorer un problème cardiaque qui avait eu raison de lui au moment crucial.
J’avais remboursé mes dettes, mais si mon niveau de vie s’élevait un peu, je restais sans emploi. Ali et moi continuions à nous fréquenter. Je découvrais qu’il avait transformé son studio en véritable caverne d’Ali Baba informatique. Cartes, ordinateurs désossés et objets mystérieux remplissaient ses étagères, jusqu’à son lit… Nous élisions donc domicile chez moi pour nos loisirs d’adultes. Et lorsque Diego, notre voisin uruguayen du quatrième étage nous avait demandé de cacher quelques fournitures en prévision du passage d’un huissier, j’avais aussitôt accepté de transformer mon appartement en lieu de recel.
L’homme de loi n’avait trouvé qu’une modeste table, accompagnée d’une chaise et d’un lit sans valeur. Il était reparti bredouille sous nos regards amusés.
Nous avions célébré l’évènement autour d’une bouteille de vin. J’avais la tête entre le poste de télévision et le l’ordinateur de Diego et Ali s’affalait sur mon dos, vaincu par sa petite mort, lorsque je réfléchissais tout haut :
« Il reviendra… et on ne pourra pas toujours cacher ses affaires.
– Non… »
Ali picorait ma colonne vertébrale de baisers et descendait, lentement, vers mes reins. Je devinais qu’il ne tarderait pas à reprendre du service et me retournais. Je m’amusais de son regard gourmand et le lui rendais. Allumeuse.
« Tu as vu comment il me lobait les seins ? »
Ali avait souri.
Les choses étaient si faciles avec ces hommes… pourquoi aurions-nous dû nous en priver ?
Nous établissions une liste au gré de nos rencontres et discussions avec nos voisins. Le propriétaire du dernier étage et ses augmentations de loyer abusives avaient succédé à notre huissier. Le commerçant qui pratiquait des crédits usuriers et demandait des intérêts en nature à sa clientèle féminine avait eu également droit à son dernier tour de manège.
Enfin, nous étions venus au secours de Laura, une jeune fille du deuxième étage. Femme de ménage, elle arrondissait ses fins de mois en levant ses jupons pour quelques dollars au coin de la rue. Le policier qui tentait de prélever sa dîme sur ses rentrées d’argent n’avait pas fait long feu à son tour.
J’opérais à chaque fois de la même façon. Maria me procurait la digitaline, je séduisais notre victime, le droguais, le baisais, le regardais mourir et je rejoignais Ali en ville. Et nous dansions. Un tango ou un slow langoureux pour tout alibi. Les enquêtes se multipliaient autour du bloc A, mais nous dansions, nous buvions et nous faisions l’amour.

Nous avions pourtant décidé de laisser les choses se calmer après nous être attaqués à ce policier. Celui-ci m’avait donné du fil à retordre. Peut-être avais-je sous-dosé le poison. Toujours était-il que deux tours de pistes plus tard, il était toujours bien vivant et prêt à embrayer sur un troisième acte.
Je m’effrayais lorsqu’il sortait son téléphone portable. Un appel à sa femme ? À ses collègues ? Je lui volais l’objet des mains et, d’un baiser langoureux le distrayait. Mes jambes tremblaient, j’étais en sueur et commençais à comprendre le sinistre métier des abatteuses des maisons closes, mais je le baisais une troisième fois.
Il dormait lorsque je le quittais. J’étais resté un moment, immobile, à écouter sa respiration. Poussive, il me semblait. Mais ce grand gaillard musclé résistait.
J’avais rejoint Ali dans un bar. Il m’avait attendue malgré le temps qui passait. Je lui avais murmuré mes inquiétudes à l’oreille, mais il s’était contenté de sourire et de poser une main sur ma hanche. Il m’avait invitée à danser. J’acceptais, bien que je tenais à peine debout, la poitrine et les reins douloureux. J’insistais :
« Qu’est-ce qu’on va faire s’il survit ?
– Attendre et ne pas paniquer. »
Et je me laissais entraîner par la musique. Le regard brillant de mon cavalier, ses baisers, ses caresses, m’indiquaient qu’il avait envie de faire l’amour. Pour la première fois, lasse et courbaturée, j’avais hésité à accepter ses avances.
Nous étions rentrés tard. Très tard. Nous nous étions pourtant livrés à ce rituel purificateur. En silence. Quasi-immobiles au milieu du lit. Moi allongée sur le flanc, lui derrière.
L’aube s’était levée. Mon réveil avait rempli sa tâche. Et nous avions entendu l’annonce de la mort suspecte d’un policier dont le corps avait été retrouvé non loin de l’hôtel. Assis sur le bord du lit, encore nu, Ali écoutait la journaliste avec attention.
« Qu’est-ce qu’on va faire ? lui avais-je demandé.
– Attendre que ça se calme. Ils n’ont pas parlé de femme avec lui. Tout va bien, pour l’instant. »
Il s’était levé et avait remis son caleçon.
Nous avions attendu que la tempête passe.


Et Bill était mort. Là-bas, en Afghanistan.



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Message  Pacô le Dim 30 Jan 2011 - 22:27

Extrait 1.

Et de rendre à César ce qui appartenait à Crazy Horse.
=> j'aime bien Laughing

Mais le trac m’a toujours donné envie.
=> tiens comme le mec de l'avion dans le strapontin ? Very Happy

J’y pense. Je ne me suis pas présentée : Mary. Quarante-cinq ans. Un mètre soixante-neuf. Yeux bleus, blonde décolorée. Je vais mourir dans deux minutes, condamnée pour meurtre. Et mon mari adorait les gros seins.
=> c'est étrange qu'elle s'adresse à nous. Comme si lorsque tu vas te faire exécuter, tu penses à ça...

Jusqu’au jour où la secrétaire de Greg s’était pointée avec ses vingt ans et ses implants bonnets E…
=> pourquoi toujours la secrétaire ? u_u"

Entre l’éjaculateur précoce, celui qui s’endormait à peine la messe dite et celui qui semblait avoir oublié le mode d’emploi d’une douche.
=> on s'attendrait à une suite de phrase...

Sauf que leur bêtise avait mis au chômage plus d’un millier de personnes. Dont je faisais partie.
=> pourquoi ce point avant "Dont" ?

Pas ceux de Mattew, qui nous avait révélé son homosexualité un soir de Noël.
=> ah, le quota homosexuel donc ? Very Happy

Avis général :

D'un point de vue linguistique, je n'ai pas grand chose à redire si ce n'est que c'est fluide et agréable à lire. Oui mais (parce qu'il y a toujours un mais) je ne supporte pas toutes les hachures du style :
J’en testais quelques-uns au lit. Décevants. Entre l’éjaculateur précoce, celui qui s’endormait à peine la messe dite et celui qui semblait avoir oublié le mode d’emploi d’une douche.
C'est vrai que ça peut éventuellement faire plus près des pensées furtives de la condamnée. Mais moi, ça ne marche pas T_T.
J'ai l'impression que les phrases sont happées et qu'il manque des mots. En fait, j'attends toujours la fin de la phrase, j'attends aussi le verbe conjugué... mais non. Et parfois, en lisant super vite, quand il y a deux ou trois structures de ce type, on a l'impression de lire un genre de charabia qui n'exprime pas grand chose. Pour moi, le verbe est le moteur de la phrase. Parfois, le verbe conjugué de la phrase précédente peut servir à l'élan d'une phrase tronquée suivante. Mais pas sur deux lignes.
C'est mon humble avis et je sais que beaucoup ne le partagent pas Wink.

Ensuite, concernant le fond de l'histoire : c'est un brin cliché mais ça me plaît pour l'instant. Disons que le coup de la secrétaire qui a de plus gros seins que l'épouse, ça fait sourire tant c'est vu et revu... et je ne vois pas forcément l'intérêt de ce cliché ici - si ce n'est acclimater le récit dans une certaine banalité de scénario.

Tout comme ferdi, je sens l'attaque aux bons mâles. Mais d'un autre côté, on est dans la tête d'une femme qui va se faire exécuter et qui doit avoir un peu la rogne contre son ex.
Ce qui m'étonne toutefois dans cette introduction, c'est qu'on n'ait pas vraiment de sentiment de "peur". Pourquoi ? C'est passé ?
Et il me semble que lors d'une exécution y'a tout un cérémonial : lecture de la bible, plein de gens qui te voient mourir etc. Tout ça manque un peu à l'environnement de l'éxécution.
(comme je crois qu'un médecin n'a pas le droit de rester seul avec le condamné : il doit y avoir la présence d'une membre de justice et d'un membre de l'autorité.)

Sinon je lirais la suite avec plaisir Smile.

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Message  Gavroche le Dim 30 Jan 2011 - 22:42

Merci Paco, sur le fond on en a discutera à la fin.
J'ai pas décrit plus que ça la scène de l'exécution, car ça n'a aucune importance pour le personnage. Elle est centrée sur elle. Elle pense à son bras qui lui fait mal, à sa respiration. Et on se situe juste avant le déroulement de l'exécution publique ( ça prend bien 3/4 d'heure les préparatifs) Elle le dit, elle a le trac avant que le rideau se lève...
Ah, les médecins n'ont comme seule interdiction, d'après le serment d'Hippocrate, que d'appuyer sur la seringue fatale...
Et si elle nous parle, c'est qu'elle s'adresse à nous, c'est elle qui nous raconte l'histoire. c'est pas interdit comme procédé ( je l'ai fait aussi dans boum ! )
Sinon, là la secrétaire, j'ai vraiment fait exprès de prendre ce cliché caricatural.
Tout le monde comprend et peut s'identifier au truc... qui n'a pas connu cette situation soi même, ou autour de soi ? Meme moi, j'ai cet exemple dans mon entourage !
Ca perdrait beaucoup de son sens de faire autrement. Bon, p'tre que oui, je pourrais éviter le coté secrétaire, mais une collègue, la voisine, la femme de ménage, de toute façon c'est une situation clichée. Et c'est pas interdit de les utiliser Wink Mais je tiens à la secrétaire de 20 ans bimbo quand même, l'ennemie de toutes les femmes mariées !
C'est cliché, mais en même temps c'est tellement représentatif...
Et là avec ses implants, c'est l'archétype de la société de consommation : jeune, attirante, équipée comme il le faut... la concurrence à l'état brut pour une femme de 40 ans comme Mary.

Pour les phrases non verbales, c'est juste ma façon de faire Wink
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Message  Gavroche le Mar 1 Fév 2011 - 9:48

Pour info, j'ai tenté de passer les flash backs au passé composé (pas simple ! je me suis p'tre emmêlée les pinceaux ! )
Juste pour que tu ne sois pas surpris, Paco !
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Message  MrSonge le Mar 1 Fév 2011 - 12:26

Boum ! Je viens de lire le paragraphe supplémentaire. Pour un "ajout" je trouve qu'il se fond merveilleusement dans le paysage. J'ai relu les quelques paragraphes qui l'entoure et je trouve l'insertion parfaite. Non seulement utile à la structure de la narration, mais très bien glissée dans l'ensemble.
Bon j'ai souri au « rituel purificateur » mais ça n'a aucun rapport. À part quelques propositions que je trouve un peu trop hachées à mon goût, je n'ai pas grand chose à ajouter : l'enchainement des meurtres et beaucoup plus convainquant comme ça et surtout moins précipité, ce qui donne quand même plus de réalisme à tout cet épisode.

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Message  Gavroche le Mar 1 Fév 2011 - 12:30

merci !
en fait, je me posais la question de laisser la deuxième partie de ce rajout ( sur le policier)... je ne sais pas, je trouve ça trop long, même si ça amène un élément d'explication sur leur chute.
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Message  MrSonge le Mar 1 Fév 2011 - 12:54

Ah, je ne sais pas. Moi j'ai bien aimé, ça apporte un petit élément qui dynamise l'intrigue secondaire (il va mourir ou pas?) et ça montre bien les risques qu'elle a couru, parce que la première version donnait un peu l'impression que tout était vraiment allé tout seul. Et là, ça rappelle qu'il s'agit de meurtres, et pas simplement de distractions sans risques qu'elle aligne pour son bon plaisir. De ce point de vue là, je trouve que ça ajoute aussi du réalisme à la chose, parce que finalement, on se doute bien qu'elle a du avoir des hauts et des bas, dans sa série de crime, mais sans cette mésaventure, on ne peut que le supposer assez vaguement.

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Message  Gavroche le Mar 1 Fév 2011 - 15:04

ouais, en tout cas faut que je le réécrive, c'est vrai que c'est assez haché, particulièrement dans ce passage.
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Message  Pacô le Ven 4 Fév 2011 - 22:25

Second extrait :

Il a accepté aussi la bière que je lui ai tendu
=> tendue

Et nous avons encore partagé des frites et des hamburgers.
=> j'y pense... il n'accepte pas la bière, mais mange la viande du cheese de MacDo ?

J’ai protesté : nous n’étions plus à l’ère de telles barbaries.
« Ça ne va pas la tête ! Dis-moi de le lapider tant que tu y es !
=> j'ai l'impression que ça se court-circuite l'un l'autre !

Appréciation générale :

Mises à part ces quelques remarques, je crois bien que j'ai adoré ce passage que j'ai vraiment lu... d'une traite tongue.
J'ai pas grand chose à reprocher - j'en serais presque confus - mais tous les petits ingrédients sont là pour rendre le récit très agréable.
Pas de hachure - ou du moins pas suffisamment pour être désagréable - et l'univers littéraire en arrière fond se construit comme de lui-même. Tu joues un peu sur le cliché pour donner la singularité.
En fait, c'est même assez étrange.

Ce qui m'a peut être étonné, c'est le fait qu'elle ne s'offusque pas plus lorsqu'Ali lui propose de buter son ex. Genre : "Mais ça va pas la tête ?" et après une idée qui s'introduit dans les réflexions, à la manière de l'inception tongue.

Mais j'ai franchement bien aimé ce passage là.

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Message  Gavroche le Ven 4 Fév 2011 - 22:47

Merci Smile
si si, il accepte la bière.

Et euh bon, elle le déteste son ex quand même... ' ceci dit, tu me diras à la fin, mais j'ai complètement squizzer ses sentiments, d'où p'tre ta question)
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Message  Pacô le Ven 4 Fév 2011 - 23:04

Bah on peut détester quelqu'un, mais la "norme" sociale voudrait qu'on commence par dire "Non mais ça va pas la tête ?"
Enfin, je trouve qu'elle s'est plus offusquée pour la lapidation, dite sur le ton de l'ironie, que pour la proposition franche "Bute-le !".

Et au temps pour moi : je croyais qu'il refusait la bière, en faisant un sourire pour lui rappeler sa religion. Religion rappelée subtilement par le minaret virtuel de son ordi' Smile.

Et Détroit est-elle encore franchement la ville de l'automobile, sachant que toute industrie s'est délocalisée et a fait faillite ? tongue

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Message  Gavroche le Ven 4 Fév 2011 - 23:09

beh, c'est ce qu'elle dit exactement ! ca va pas la tête... scratch Bon le coup de la lapidation viens juste après, c'est vrai. Mais elle le dit et elle repousse d'abord l'idée quand même. et elle le répète encore une fois après : "j'ai aps envie de tuer mon ex" D'ailleurs le coup de la lapidation, c'est quand il lui dit qu'elle aurait du lui couper la queue, pas quand il lui propose de le tuer.
detroit est extrêmement marquée par l'effondrement de l'industrie automobile, c'est un vrai désastre économique et social, mais c'est vraiment la capitale us de la bagnole, oui. Au moins dans l'imaginaire ricain, Gm, ford, ont leur siège social là bas.
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Message  Gavroche le Sam 5 Fév 2011 - 8:02

Pour ceux qui ont déjà lu la fin :
j'ai l'ai un peu modifiée ( le passage sur son fils a été développé et le tout dernier paragraphe a subi quelques ajouts, afin de lui donner un peu plus de sentiments à cette Mary !)

Spoiler:
Et Bill est mort. Là-bas, en Afghanistan.
Je l’ai enterré. Aux côtés de son père. Ali était présent et Maria et Diego et Laura… Toute la bâtisse était là pour lui rendre un dernier hommage. Je n’ai pas pleuré. J’ai bien noté le nom du gradé venu me présenter des condoléances au nom de ce bel état démocratique qu’étaient les États-Unis. Il a eu toutes les peines du monde à me regarder dans les yeux.
Le soir venu, j’ai fondu en larmes devant le micro-ondes. J’ai hurlé et j’ai cassé la porte vitrée de l’appareil avant de me laisser tomber sur le lino. Je me souviens du regard d’Ali. Il mangeait ses frites à table. Il s’est levé et a secoué la tête devant les dégâts.
« Si tu te mets à casser le matériel, je ne peux rien, moi… »
Fracasser un appareil électroménager, voilà ce qui représentait un crime impardonnable à ses yeux. Pragmatiques. Je pleurais sur le lino, mais sa réflexion attristée m’a fait rire. Un peu. Il a souri, s’est accroupi et a commencé à ramasser les morceaux de plastique éparpillés. Avec minutie. Je l’ai regardé faire et lui ai demandé, entre deux sanglots :
« Tu peux rester cette nuit ? »
Il a froncé les sourcils et secoué la tête.
« Je n’ai pas envie de coucher avec toi, ce soir. Tu viens d’enterrer ton fils. »
Pour la première fois, l’un de nous repoussait les avances de l’autre. Je n’ai même pas pensé à m’en sentir offensée. J’ai juste songé que je ne voulais pas passer la nuit seule.
« Pourquoi tu ne restes jamais après ? »
Il s’est levé, a jeté les débris à la poubelle, avant de se retourner. En deux phrases, il a exposé notre contrat tacite :
« C’est ce que tu veux, non ? Du sexe et c’est tout ? »
Pas de sentiment. Pas d’attache. Juste cette relation physique. Juste ces morts entre nous. Il s’est à nouveau intéressé au four à micro-ondes, à sa porte détruite, et a murmuré :
« Je devrais pouvoir le réparer demain. Tu devrais aller te coucher. Tu es fatiguée.
– Reste. »
Je n’ai réussi qu’à articuler ce mot ; pitoyable. Ali a secoué la tête et enfilé sa veste.
« On n’est pas ce genre de couple. »
Il m’a pris par la main, avec une gentillesse qui ne cadrait pas avec la cruauté de ses paroles. Je me suis levée. Il a nettoyé les coupures que je m’étais faite, les a bandées. Je lui ai demandé pourquoi nous n’étions pas ce genre de couple. Il a haussé les épaules :
« Tu ne sais pas aimer. »
J’ai protesté : j’avais aimé. J’avais aimé Greg.
« Et tu l’as tué. »
J’aimais mes fils.
« Et tu n’as pas appelé Matthew. »
J’ai écarquillé de grands yeux : pour qui se prenait-il pour me juger ainsi ? Lui qui à vingt-cinq ans était encore aussi puceau qu’un rosier, n’avait jamais connu la moindre fille, jamais eu la moindre petite amie. Lui à qui j’avais dû tout apprendre au lit.
Il a blanchi et baissé la tête.
« Je suis tombé amoureux quand j’avais dix-sept ans, m’a-t-il avoué, d’un coup. Très amoureux. Mais elle a été mariée à un homme plus âgé. »
J’ai bégayé, honteuse : j’ignorais cela.
« Pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ? »
Il a relevé ses yeux noirs.
« Tu ne m’as jamais rien demandé. »
Ils avaient continué à fréquenter. En cachette. Le mari les avait découverts et avait tué la jeune fille. D’un coup de couteau en plein cœur. Ali avait fui. Mais le soir de son départ, il avait pris soin de désactiver le disjoncteur de la maison du meurtrier. Au premier court-circuit, celle-ci avait flambé et son propriétaire avec.

Je l’ai laissé partir, sans savoir quoi répondre.
Mais, une heure plus tard, je suis montée, mon oreiller sous le bras, à l’étage supérieur. Et j’ai frappé à sa porte. Il m’a ouvert. Ses yeux brillaient. Il était pâle et ne dormait pas lui non plus.
« Je t’ai dit que je ne voulais pas ce soir. »
J’avais préparé ma réponse, tout un argumentaire d'attachée de presse chevronnée mais je n’ai réussi qu’à murmurer la première phrase, la gorge serrée :
« Je ne sais peut-être pas aimer, mais je peux apprendre. »
Il n’a rien dit. Il s’est juste écarté pour me laisser entrer. Il m’a fait de la place dans son lit, s’est excusé de l’état de son logement, mais je n’y ai prêté aucune attention et me suis glissée sous les couvertures. Il m’a rejoint. Je me suis glissée contre lui.
Pour la première fois, nous n’avons pas fait l’amour. Pour la première fois, nous avons passé la nuit entière ensemble. Nous n’étions pas amoureux, non, mais pour la première fois, j’éprouvais un sentiment qui ressemblait à de la tendresse, je crois, pour ce jeune homme qui ronflait à mes côtés.
Je crois n’avoir jamais autant aimé ce bruit que cette nuit.
Durant ces heures nocturnes, incapable de trouver le sommeil, j’ai pensé à Bill. Je me suis promis de le venger. Je me suis promis d’appeler Matthew. Et j’ai regardé dormir mon amant, à peine plus âgé que le fils que je venais d’enterrer.
J’ai sombré à mon tour, au milieu de rêves érotiques étranges.
L’ordinateur m’a réveillée au petit matin avec son appel à la prière exotique.

J’ai vraiment froid. Je tremble sur la table.
Le rideau a été tiré : place au spectacle.
Comme tous les autres, ce colonel n’a pu détacher ses yeux de mes implants mammaires. Comme tous les autres, je l’ai séduit, emmené dans un lit, je l’ai baisé. Comme tous les autres, je l’ai regardé mourir.
Et comme pour tous les autres, je ne regrette rien.
Ali ne m’attendait pas à mon retour. La police était là.
Diego a été renvoyé dans son pays. Maria, chez qui ils ont trouvé la digitaline, a été exemptée de peine compte tenu de son âge. Laura a été sommée de payer ses impôts sur ses passes. Ali… ils n’ont jamais pu prouver son implication dans les meurtres. Ils auraient bien aimé le renvoyer dans son pays, lui aussi. Mais quel pays ? Personne ne voulait de lui. Alors, faute de mieux, ils se sont contentés de le poursuivre pour exercice illégal du métier d’électricien et fraude sur les compteurs. La compagnie d’électricité et la multinationale dont il piratait le réseau internet lui réclament quelques millions.
Ils ont démoli le bloc A.
Et moi, j’ai été condamnée à mort.
Le juge avait les yeux scotchés sur mes seins au moment de prononcer le verdict.
Je me souviens du regard d’Ali. Le même qu’il avait sans doute eu pour le meurtrier de son premier amour. Je ne serais pas surprise, qu’un jour, la villa du magistrat parte en fumée, victime d’un court-circuit malheureux...
Je lui ai interdit de venir assister à l’exécution. Ses yeux brillaient la dernière fois que nous nous sommes vus. J’ai plaisanté, mal à l’aise :
« On ne pleure pas pour quelqu’un qu’on n’aime pas. »
Ali n’a pas ri et j’ai compris devant ses larmes ce que nous nous n’étions jamais dit, ce que nous nous étions interdit. Pour tout adieu, je me suis contentée d’un baiser sur son front et d’un mot :
« Merci. »
Je suis sure qu’il a pleuré juste après, comme un petit garçon.
Je suis sure qu’en ce moment, il pleure. Au milieu de ses ordinateurs désossés, de ces câbles électriques mystérieux.
Une fois sorti de prison, il a repris son ancien métier : informaticien et programmateur. Il a trouvé le moyen de pirater Wall Street. Un jeu d’enfant, il paraît. Il rembourse la compagnie d'électricité et la multinationale comme cela, en trafiquant leur cote à la bourse...
J’ai toujours su que ce garçon disposait de ressources surprenantes.
Le programme circule sur Internet. Le jour où ils seront assez nombreux à l’utiliser… ils pourront faire sauter la banque, il dit.
Dans le bloc B, où il habite, il paraît que cela discute dans les couloirs crasseux. Il paraît que les locataires discutent avec ceux du bloc C, et même avec des gens venus d’autres quartiers, d’autres villes, d’autres pays. Il paraît que dans les salons du palais présidentiel, les cigares et les petites stagiaires sont toujours aussi appréciés…
Crazy horse avait raison :
« C’est un beau jour pour mourir ! C’est un beau jour pour combattre ! »

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